« Violette », de David G.F. Kapell

vIOLETTE

>Le Livre: Violette, de David G.F. Kapel, Société des écrivains, 100 pages, 14 €.

> Présentation: Dans une vieille ferme crasseuse de la campagne dijonnaise vit la détestable Violette Carton. Entre ses poules et ses lapins, quelle prend plaisir à supplicier, et son chien « La Truffe », à la vie intérieure tourmentée, elle mène une existence bien réglée. Qui pourrait alors se douter que notre fermière est en réalité la plus grosse fortune de la région ? Car la Violette a bien des secrets, à commencer par les heures quelle passe sur les sites boursiers. Avec ce roman burlesque sur fond de magouilles boursières, David G. F. Kapell nous ouvre les portes de son univers truculent,.

 

[Cette critique a été rédigée par Ramettes, auteure du blog   L’atelier de Ramettes que nous vous invitons à découvrir.]

> Premier rendez-vous avec la Société des écrivains format (21×14) et taille de la police de caractère agréable. On dit que la première phrase d’un roman est très importante, que dire du premier paragraphe de celui-ci ? « Schlang ! La feuille de boucher s’abattit sur le billot, dans un bruit d’os brisé, et dans un va-et-vient nerveux, le restant de peau rosit par le sang qui avait coulé, arraché par l’épaisse lame, les morceaux de chair sanguinolents s’amoncelaient dans la cuvette posée à même l’évier dans cette cuisine toute terne baignée de relents d’humidité mêlés à l’arôme persistant du feu de bois dans la cheminée. » Il laisse présager d’un roman « sanglant » mais ne nous laissons pas influencer.

 

« La Violette » : l’utilisation du « la » situe bien le roman dans le milieu rural. Violette tient un langage familier, voire vulgaire lorsqu’elle parle à son chien. Au  contraire, le récit en lui-même se situe plutôt dans un registre assez soutenu, quoique mâtiné d’expressions plus familières. On sent que l’auteur a pris plaisir à écrire ce roman « jubilatoire ». A travers l’utilisation de certains mots, ainsi que le choix des personnages et de leur nom. Certains tableaux sont désopilants. Les pensées du chien donnent un petit plus à l’intrigue.

Ne vous attendez pas à une  représentation de la campagne bucolique. Il y a un petit côté caricatural assez sympathique. Je ne connais pas Dijon mais cela semble assez réaliste comme description d’une ville de Province. Les flash-backs sont bien amenés. Il s’agit d’un roman bref pour un moment de détente.

J’ai vraiment passé un bon moment de lecture. Je trouve que la quatrième de couverture donne trop d’indices, même si certains rebondissements sont surprenants, d’autres sont attendus. La vengeance est un plat qui se mange froid ! Juste une petite déception au moment du dénouement, Violette est interrompue dans son élan c’est bien dommage. J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet auteur.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :


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