> Le livre: Villa Marguerite, de Hervé Mestron, éditions Symétrie, 62 pages.
> Présentation: « Je l’entends chanter sous la douche et mon sourire s’éteint brusquement tandis que mes oreilles se bouchent. Cristina chante faux. Au début, j’ai cru à une erreur de transmission du larynx, mais non, c’est comme ça jusqu’à la fin, c’est horrible, et elle continue de brailler en se gargarisant avec le shampooing. Je me suis toujours juré de ne jamais épouser une fille qui chante faux (…) En même temps, on ne largue pas la mère de ses futurs enfants pour une défaillance vocale. »
[Cette critique a été rédigée par Lystig, auteur du blog L'Oiseau-Lyre que nous vous invitons à découvrir]
Un musicien quitte son orchestre pour s’accorder une année sabbatique. Il part dans le Nord… dans les Flandres, à la frontière belge, à proximité de Bailleul, dans une maison destinée aux artistes et ce, pour quelques jours. S’ensuit une aventure rocambolesque qui débute avec la perte de Denise (sa contrebasse). Dès les premières pages, comme un leitmotiv, revient un combat entre une blatte et un camembert…
En bref : amusant !
Une remarque typographique : les « t » imprimés après un « s » ou un « c » sont accompagnés d’une tilde : cela surprend au début de la lecture, puis on s’y habitue.
Cette série s’intitule Le Musicos. Hervé Mestron a écrit trois autres ouvrages dans cette série, chez le même éditeur, Symétrie. Et, grâce à une table publiée après la table des matières, j’apprends que c’est un auteur prolixe aux titres plus amusants les uns que les autres : Eva te faire voir, Prise de bec au Québec, Crucifix et crustacés…
Un court roman, parfait pour être glissé dans le sac à main (ou dans la poche, du fait de son format), qui permet de passer un moment sympa.