> Le livre :Viandes et légumes, de Guillaume Gonzalès, Editions Kyklos, 284 pages, 19 €.
> Présentation: Et si Brou, bourgade d’Eure-et-Loir portée par son fleuron, Viandes et légumes, constituait le must des soirées ? Va savoir… Et tu sauras. Côté viandes, tu t’apercevras que passées certaines heures, d’accortes jouvencelles exhibent leurs chairs sans vergogne. Les légumes, tu les trouveras dans le public, où l’élite vient s’encanailler à moindre frais. Et comme tout le monde ne vit pas la nuit, tu t’apercevras qu’il s’en passe aussi de belles le jour, lorsqu’un concurrent viscéralement méchant a juré ta perte…
[Cette critique a été rédigée par Emeralda du blog Espace Temps Libre que nous invitons à découvrir.]
> Pourquoi ce livre : Un partenariat, c’est une histoire de confiance, mais aussi une promesse de découverte. C’est aussi une possibilité d’aller vers des livres, des auteurs, des maisons d’édition que l’on ne connait pas ou peu, d’étoffer son champ de lecture et donc de découvrir de nouvelles sources de plaisir. Voilà donc avec Viandes et légumes une nouvelle aventure littéraire qui s’est offerte à moi grâce aux Agents Littéraires et comme toujours, je m’y lance avec beaucoup de curiosité.
Un titre décalé et pourtant bien en rapport avec son sujet, surtout si on extrapole un peu en prime. « viandes et légumes » pour un bar à hôtesses, fallait oser quand même. Et rassurez-vous (ou pas), il n’y a pas que le titre qui est loufoque. Toute l’affaire racontée ici dans cet ouvrage est un peu folle. Entre les cadavres, les victimes, les voyous de province et un village reculé, on n’est pas sorti de l’auberge, comme on dit.
Si on rajoute un style non dénué d’humour à cet ensemble, on obtient donc un roman de type polar peu ordinaire. L’écriture est un peu particulière. J’ai eu l’impression de voir les personnages et les décors comme issus d’un dessin animé du style Les triplettes de Belleville. C’est assez difficile de décrire ce ressenti qui reste très visuel.
J’ai assez vite saturé en revanche au niveau de l’humour. Il n’était pas déplaisant au départ, mais au bout de 50 pages, j’en avais fait le tour ou presque et donc 280 pages ainsi, c’est l’indigestion ou peu s’en faut. Dommage, il y avait du potentiel. Il y avait de l’inventivité. En bref, il y avait pas mal de qualités dans cet ouvrage qui aurait pu me plaire, seulement voilà, la « mayonnaise » n’a pas prise cette fois. Mauvais timing entre mon humeur, mes attentes et le récit en lui-même ? Possible.
Le prénom du narrateur par exemple, Galaad, est beau, peu courant. J’apprécie ce sens de la recherche, de la volonté de se démarquer un peu, de vouloir créer un véritable univers pour un récit. Et il y a de nombreux détails de l’intrigue en ce sens, mais cela n’a pas été suffisant hélas pour véritablement me captiver sur la durée. Je n’ai pas pu me sentir proche d’un seul personnage, ils ont tous un grain ou alors sont trop éloignés de ma propre personnalité. Il faut bien dire aussi que rien n’est complètement banal dans cette aventure. Ce serait même plutôt le contraire.
Ce qui fut pour moi peu attractif, en fin de compte, peut en revanche l’être pour un autre lecteur. Ce roman n’est pas mauvais du tout, je ne suis certainement pas la bonne lectrice pour lui, c’est tout. Cela arrive et n’enlève rien aux qualités de l’oeuvre écrite.
Galaad étant celui qui a pu accéder au Graal, pensez-vous qu’il y a là une métaphore ou est-ce juste un prénom donnant une note décalée ?