« Le vampire de Wall Street », de Pierre Charmoz

Le vampire de Wall Street

> Le Vampire de Wall Street, de Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou, Sous la Cape, 182 pages, 14 € en format papier, contribution libre en format numérique.

> Le pitch : La Yosemite Valley transformée en camp d’entraînement V. Mordu par le comte Madov – un vampire de la finance qui rêve d’asservir l’humanité tout entière –, le jeune Van Helse, un trader new-yorkais fou de grimpe, part semer la désolation dans la Yosemite Valley. Ninnah, la complice de toujours de Madov, séduit la petite amie de Lucy, une superbe grimpeuse, pour lui tendre un piège mortel. La Cellule citoyenne de veille de la Nouvelle-Babylone arrivera-t-elle à temps pour contrecarrer les sombres projets de Madov, de Ninnah et de leurs complices Awah’?

 

[Cette critique a été rédigée par Fildediane, auteur du blog Fildediane's weblog, que nous vous invitons à découvrir.  A noter que Le Vampire de Wall Street va prochainement être chroniqué par deux autres blogueurs partenaires des Agents litttéraires. Rendez-vous, donc, prochainement sur notre site  pour connaître leur avis]

> J’ai trouvé le récit captivant à tel point que je ne pouvais pas le lâcher. Attention, ce roman est réservé aux plus de seize ans. Le récit n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais s’adresse à un public averti. Plusieurs scènes sont franchement versées dans l’érotico-SM. Ces scènes décrivent d’ailleurs très bien le rapport vampires/vampirisées ou vampires/dévoués serviteurs ou encore maîtresses /esclaves !

Sur le coup, l’avant-propos m’a quelque peu refroidie… Je n’ai toujours pas réussi à déterminer si c’est de l’humour ou réellement de l’animosité que nourrit Pierre Charmoz contre Dan Brown (que j’aime beaucoup lire soit dit en passant…). Je ne vois pas vraiment en quoi il nous est nécessaire de savoir que Pierre Charmoz n’aime pas Dan Brown, je trouve cela un tantinet déplacé… Mais bon, passé ce petit moment de froid, je me suis mise à lire ce récit .

Ce roman est construit autour de trois genres littéraires (à mon humble avis…).

L’auteur nous plonge d’abord dans l’Histoire (tout commence par novembre 1666) pour nous présenter ses deux personnages principaux : Ninnah et Jonathan… Dans cet historique c’est d’abord Ninnah qui attrape Jonathan dans ses filets puis ils capturent Abraham… Ensemble, ces vampires sont diaboliques…

Ensuite, on plonge dans notre époque au sein d’une équipe de grimpeurs. C’est par Lucy, une grimpeuse, que commence le genre épistolaire. En effet, Lucy entretient une correspondance enflammée avec Lisbeth, son amante… Ainsi débutent ses échanges de courrier avec d’autres personnages (courriel également).

Le récit classique est entrecoupé  de lettres et de courriels. Un autre genre apparaît enfin, des comptes rendus de conférences qui, pour moi, n’apportent pas grand chose au récit. En fait, peut-être quand même… Ces conférences servent à replacer l’état d’esprit des personnages, leurs éventuelles croyances dans le contexte du récit.

La fin est prévisible, mais le cheminement est constant, d’où l’impression que l’étau se resserre très vite autour du fameux projet des vampires.

Ninnah et Jonathan sont des vieux vampires qui rêvent de mettre à genoux  le monde en paralysant les finances ou en créant une crise et surtout en mettant au point un projet mystérieux…

Leur projet se heurte à trois entités :

  • Une cellule de veille composé de vampirologues
  • Les Rangers aidés de deux grimpeurs (John et Lucy)
  • Le FBI, complètement tourné en ridicule sur le terrain par les Rangers …

Chaque personnage est intéressant, l’auteur en fait des maillons plus ou moins essentiels au dénouement de l’histoire. Chaque personnage ou presque et ce, malgré le contexte trouble, ressent des besoins pour le moins lubriques…

L’auteur a une plume qui sait retenir le lecteur quand celui-ci est susceptible de s’éloigner un peu… Il balance le récit d’un lieu à un autre selon les personnages. Ce balancement créé une dynamique efficace dans le récit, entrecoupé par le récit épistolaire qui renforce  cette dynamique et fait légèrement prendre du recul….

> Ce qui m’a plu :

- Le mélange des différents genres littéraires.

- Muriel, un des personnages secondaires, vouée au sacrifice qui décide malgré tout de survivre et de faire ami-ami avec les chauves souris géantes.

> En bref :

Un roman et une plume captivants. Une fin un peu rapide mais inéluctable dûe à l’enchaînement  des évènements.

> Extrait : « Le comte Madov n’en dira pas plus. Il se lève déjà. Intrigué, Abraham le suit, après avoir réglé les consommations – « de l’autre côté du monde », visiblement, ces vétilles sont de peu de considération. Le comte avance d’un pas vif. Sa cape se soulève à chaque enjambée, comme les ailes d’un chiroptère. D’ailleurs, il donne plus l’impression de voler que de marcher. Quand ils parviennent au domicile du comte, la nuit est tombée. Une ruelle sordide. Abraham hésite à suivre son compagnon mais « il ne faut pas se fier aux apparences », n’est-ce pas. D’ailleurs, il est intrigué : quel genre de proposition va lui faire ce comte d’opérette ? »

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :

> Le Vampire de Wall Street est en vente directement sur le site des éditions Sous la Cape

> Et vous, êtes-vous amateur d’histoires de vampires ? Que pensez-vous de la ligne éditoriale des éditions Sous la Cape ?

Print FriendlyImprimer

6 Responses to « Le vampire de Wall Street », de Pierre Charmoz

  1. fleurdusoleil dit :

    Ca m’a l’air pas mal du tout !

  2. Fildediane dit :

    C’est une très bonne lecture.
    L’écriture est fluide et l’histoire captivante;
    Que demander de plus ?

  3. BOMAN Patrick dit :

    Bonjour,
    J’ai apprécié votre critique du « Vampire de Wall Street ». Quand vous aurez le temps, je serais curieux d’avoir votre avis les « Innommables », des nouvelles de votre serviteur, toujours chez Sous la Cape.
    Cordialement vôtre,
    P. Boman

  4. Fildediane dit :

    Merci.

    Ce sera avec plaisir pour les « Innomables ».
    Je vais me renseigner sur ce récit.

    Bonne journée

  5. Vincent dit :

    @ patrick Boman et Fildemdiane : et c’est avec plaisir que nous publierons la critique de Fildediane sur ce blog ! :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

You can add images to your comment by clicking here.