> Le livre : Va t’en Papa, Maman, Maxou !, de Laurent Peytavy, auto-édition, 176 pages, 18 €, en vente sur le site O Té Ma Autisme.
> Présentation : Ce livre est un témoignage décrivant les comportements de mon enfant de sa naissance jusqu’au diagnostic d’autisme lorsqu’il avait quatre ans. Cette dernière étape est vécue bizarrement comme une délivrance.
[Cette critique a été rédigée par Hylyirio, auteure du blogue Lire sous la Lune que nous vous invitons à découvrir.]
Un témoignage émouvant, preuve de courage, d’un combat long et difficile. Ce livre m’a été proposé par Vincent, du site Les agents littéraires. Il a toujours la main pour me proposer des livres de qualité qui me plairont à coup sûr… Il a eu, une fois de plus, une bonne intuition.
Il n’y a pas à dire, LaurentPeytavy a su trouver les mots juste pour faire passer son histoire, celle de sa famille, celle de Matéo… Les mots du coeur, ceux qui touchent, ceux qui font mal, ceux qui mettent la larme à l’oeil et le coeur au bord des yeux. Il se livre à nous, il couche sur le papier les doutes qui l’ont parcouru, et il est clair que se livrer ainsi n’a pas dû être chose facile.
L’histoire, c’est celle de Matéo, mais aussi celle de Maxime, et de leurs parents. c’est aussi celle du monde qui l’entoure, car justement, c’est son plus gros problème, ce monde qui l’entoure… Un monde où il doit trouver sa place, un monde qui le dérange, qui ne le comprend pas, qui le brusque et lui fait peur également. Matéo a depuis toujours un comportement assez froid avec le monde qui l’entoure.Il vit dans son petit monde, et n’aime pas beaucoup qu’on le dérange pendant les activités qu’il pratique, et ce quelles qu’elles soient…
« C’est la gorge serrée que nous retrouvons Matéo. Nous avons envie de le serrer très fort, de lui dire que nous l’aimons, que c’est notre petit bébé pour toujours. Il dessine des ronds sur une feuille de papier, ses petites mains nous repoussent et sa petite voix nous dit, « Va t’en, papa, maman, Maxou ! »
Il faut reconnaître que j’admire ces parents : tout au long du récit, son père nous raconte les difficultés rencontrées, que ce soit au sein de la famille ou au sein de la société, toujours à montrer du doigt en stéréotypant l’enfant au rang d’hyperactif, d’enfant difficile, ou tout simplement enfant non discipliné à cause de l’éducation donnée par les parents.
Une des choses que j’ai du mal à comprendre, c’est comment les médecins ne se sont pas aperçu plus tôt que quelque chose n’allait pas, qu’il y avait un problème? Les visites chez le médecin sont pourtant nombreuses les premières années de l’enfant. Tout au long du livre, on ressent encore la détresse que ce père a pu ressentir, et sa femme aussi. Et je suis admirative du fait qu’ils ont tenu bon, qu’ils n’ont pas baissé les bras, qu’ils n’ont pas “abandonné” leur fils à ses troubles…
Elle a touché aussi Maxime, le fils ainé, qui a un moment pense même que ses parents n’ont pas assez d’amour pour deux enfants, parce qu’il est évident, à la lecture de ce livre, que Matéo a épuisé ses parents. Il y a une phrase du père qui me touche particulièrement:
« Mon regret est de ne pas avoir compris plus tôt mon enfant. En l’écrivant, je me suis demandé comment j’ai fait pour laisser empirer cette situation, comment ne pas avoir accepté plus tôt que Matéo avait de sérieux problèmes ? Est-ce refuser de considérer son enfant comme différent des autres ? Je pense que j’ai essayé de me protéger, j’ai considéré chaque conseil comme une intrusion capable de semer le trouble dans mon équilibre familial. Pendant ces années je me suis renfermé et j’en voulais au monde entier. J’ai vécu l’annonce du possible handicap de mon enfant comme une brutalité… »
J’avoue avoir été troublée par cette phrase, car je me suis mise à la place de ce père… Comment aurais-je réagi si j’avais fait face à de tels comportement chez mon enfant? Sans doute est-ce là la hantise de tous les parents ou presque, qu’on leur dise que leur enfant est “particulier”, qu’il a des difficultés, ou une maladie… L’acceptation passe toujours par le déni.
Et puis, il y a la « délivrance », le diagnostic. 4 ans après la naissance de Matéo, il est enfin possible pour cette famille de relâcher un peu de pression, d’arrêter de se sentir coupable de quoi que ce soit, de mettre des mots, un mot, sur ce qui rend leur petite merveille, Matéo, si particulier : l’autisme. Alors que beaucoup se seraient effondrés, cette annonce est au contraire une seconde renaissance pour cette famille, le début d’une ère nouvelle : un nouveau bonheur bien mérité, même si la vie ne sera pas plus facile « physiquement » au quotidien, dans un premier temps, elle le sera moralement.
Je pense qu’au delà du témoignage du père, qui pourrait être utile et encourager d’autres familles, ce livre fait aussi son travail vis-à-vis des personnes “extérieures”. En effet, il m’a entre autres fait réaliser à quel point parfois, en voulant bien faire, on peut faire le pire. En effet, il est quasi “normal” pour tout un chacun de donner des conseils, on se dit que cela pourrait aider les parents, par exemple. Je dois avouer qu’à aucun moment, je ne me serais imaginée les dégâts dans le moral et dans l’estime de soi des parents que cela peut engendrer. Et pourtant, ce livre nous le montre bien.
Il y a malgré tout encore une chose qui me dérange fortement : au début du livre, l’auteur parle de la notion de “deuil de l’enfant parfait”. Je n’aime pas cette notion de deuil, car l’enfant est là, il est vivant, certes dans son monde, mais il est là. Je trouve donc cette appellation terriblement déplacée de la part du milieu médical.
Je conseillerais ce livre à tous : aux parents d’enfants dits “difficiles”, car ils pourraient avoir des pistes expliquant les troubles de leur enfant ; aux parents d’enfants autistes, car ils s’y retrouveront, se sentiront moins seuls ; aux personnes qui ont, dans leur entourage, un enfant autiste, car cela pourra leur ouvrir les yeux sur pas mal de choses, depuis la compréhension de l’enfant à celle des parents ; et enfin à tous les autres, parce que ce livre est juste merveilleux et mérite d’être lu de tous. Pour Matéo, pour son frère, pour leurs parents, et pour tous les petits Matéo du monde et leur famille.
c’est avec plaisir et surtout une grande émotion que j’ai lu ce très beau récit, témoignage d’une grande dignité mais aussi univers merveilleux sur fond d’amour. il s’agit d’une très belle leçon de vie. Ce récit est palpitant et on ne peut pas s’en détacher tellement ce père en plein désarroi arrive à nous captiver et nous sensibiliser par la teneur et la justesse de ses propos. Son impuissance face à la situation, sa souffrance, son combat face à l’adversité ne peuvent pas nous laisser indifférents et méritent respect et admiration. Je voudrais remercier Laurent de m’avoir ainsi fait partager dignement quelques années de sa vie. Après lecture de ce récit que je qualifierai d’intimiste et pourquoi pas romantique aussi je me suis senti transformé et ma vision du monde qui m’entoure a pris une autre dimension humaine.de ce livre où son auteur se dévoile pour nous livrer un véritable hymne à la vie et à l’enfance j’ai décelé une hypersensibilité mais aussi une infinie tendresse et un amour sans faille. A vous toutes et à vous tous qui lirez ce message, je ne dirai qu’une seule chose : N’hésitez surtout pas à vous procurer cet ouvrage et à le faire partager. Vous ne le regretterez pas car il est de toute beauté. bonnes fêtes à tous et bonne lecture.
c’est avec plaisir et surtout une grande émotion que j’ai lu ce très beau récit, témoignage d’une grande dignité mais aussi univers merveilleux sur fond d’amour. il s’agit d’une très belle leçon de vie. Ce récit est palpitant et on ne peut pas s’en détacher tellement ce père en plein désarroi arrive à nous captiver et nous sensibiliser par la teneur et la justesse de ses propos. Son impuissance face à la situation, sa souffrance, son combat face à l’adversité ne peuvent pas nous laisser indifférents et méritent respect et admiration. Je voudrais remercier Laurent de m’avoir ainsi fait partager dignement quelques années de sa vie. Après lecture de ce récit que je qualifierai d’intimiste et pourquoi pas romantique aussi je me suis senti transformé et ma vision du monde qui m’entoure a pris une autre dimension humaine.de ce livre où son auteur se dévoile pour nous livrer un véritable hymne à la vie et à l’enfance j’ai décelé une hypersensibilité mais aussi une infinie tendresse et un amour sans faille. A vous toutes et à vous tous qui lirez ce message, je ne dirai qu’une seule chose : N’hésitez surtout pas à vous procurer cet ouvrage et à le faire partager. Vous ne le regretterez pas car il est de toute beauté. bonnes fêtes à tous et bonne lecture.
gilbert