> Le livre: Une bière à Firenzuola et autres nouvelles, de Maurice Le Rouzic, éditions de la rue nantaise , 158 pages, 14 €, en vente sur le site de l’éditeur.
> Présentation: Une bière à Firenzuola est le premier recueil du Maurice Le Rouzic. Les nouvelles qui le composent parlent du monde et des gens qui y vivent. On y croise un pianiste sans piano, un amoureux qui broie du noir sur une frontière verte, un peintre à la recherche de ses couleurs perdues, un trompettiste assassin qui a purgé sa peine, un très vieux violoniste qui n’a pas fini d’écluser la sienne.
[Cette critique a été réalisée par Rose, du blog Dans ma bibliothèque que nous vous invitons à découvrir]
> J’aime les recueils de nouvelles, pour leur faculté à nous transporter en quelques pages dans une histoire et la possibilité de lecture entrecoupée. Ce livre remplit bien cette mission. Il est constitué de 2 recueils de 9 nouvelles chacun : Une bière à Firenzuola, dont le thème principal est le voyage et Chiffres où les chiffres (comme on pourrait s’en douter) ont une place à part entière.
Une bière à Firenzuola est constitué de 9 nouvelles qui nous font voyager dans des pays différents, la plupart en Europe. Deux nouvelles sont à la première personne, les autres nous présentent des narrateurs différents à chaque histoire (Olivier, Esteban, Julien, Mike, Ivan, Vincent), mais on peut sentir le lien entre chaque, cette recherche d’une partie de sa vie, dans un pays étranger.
Certaines histoires sont reliées entre elle par des mots forts : brèche (3 et 4) ou par les arts (5, 6, 7, 8 et 9) notamment la musique et la peinture. On retrouve par ailleurs la relation père/fils et les relations de couple. La guerre a marqué la plupart des pays où nous voyageons (Cambodge, Printemps de Prague, Chypre ou séquelles de la 2nde guerre mondiale en Pologne) et son souvenir reste présent, même des années plus tard. L’histoire la plus touchante a été pour moi celle qui se passe à Chypre, contée à 2 voix avec le narrateur d’un coté et des lettres de l’autre. Le procédé est classique mais très bien maitrisé.
D’ailleurs, le recueil m’a semblé plus intense, plus fluide à partir de la 3e nouvelle, comme si l’auteur avait tâtonné lors des 2 premières, avec des sensations de déjà vu et des formulations qui m’ont un peu dérangé. Passée ces premières pages, j’ai vraiment apprécié l’écriture de Maurice Le Rouzic, sa manière de faire passer des émotions et des ressentis, de nous propulser dans des pays rarement évoqués dans les livres.
Quant au petit mot au début du livre : « En espérant que ces courts textes sauront vous donner des idées de voyages à accomplir et de frontières à (outre)-passer », je pense pouvoir dire que la mission est accomplie !
Chiffres est aussi constitué de 9 nouvelles, plus courtes, plus simples et qui prêtent plus au sourire, on y trouve des touches d’humour (notamment dans 4 ou 7) et des jeux de mots plutôt bien trouvés.
Au total : Un recueil de nouvelles sur le thème du voyage bien manié avec en bonus des touches d’humour. Une invitation à la découverte du monde,mais aussi d’artistes peintres.
> Extrait :
« La jalousie se nourrit d’elle-même. C’est un fleuve qui grossit sans cesse, avale tout sur son passage et ne rencontre jamais l’apaisement du delta ou de la mer »
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Une bière à Firenzuola et autres nouvelles est en vente directement sur le site de l’éditeur.
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir ce recueil de nouvelles ?
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