« Un fric-frac peu catholik », de Susan Degeninville

Fric-frac

> Le livre: Un fric-frac peu catholik,  de Susan Degeninville, L’atelier des sens, 113 pages, 10 €, en vente auprès de l’auteur.

> Présentation: Pendant son stage à la préfecture d’ Auxerre, Charles Henri doit faire face à deux événements : un grave accident et le vol du Trésor de la cathédrale.

[Cette critique a été rédigée par Floly, du blog : pages-defilent que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Je remercie tout d’abord les agents littéraires ainsi que l’auteur, Susan Degeninville, pour ce partenariat. Avant de commencer ma lecture, j’ai eu déjà quelques impressions. J’ai d’abord été gênée par le manque de synopsis, j’aime avoir un résumé je m’y réfère souvent pendant mes lectures. Or, là, aucune indication. J’ai juste supposé que le personnage principal serait le commissaire Vetoldi (que nenni finalement!). J’ai aussi été intrigué par la couverture, il y a certes la cathédrale, mais à quoi correspond le blanc le rouge ?  Je n’ai pas compris, vu aucun lien dans ma lecture par la suite.

Je dois aussi préciser que ma crainte était le nombre de pages pour un polar… C’est vraiment court. Venant s’en à l’histoire maintenant. J’ai bien aimé cette lecture, l’auteur a un style simple, fluide, elle arrive très simplement à nous planter le décor avec ses quelques descriptions. C’est un livre qui se lit rapidement et sans difficulté.

J’ai toutefois quelques bémols à formuler. C’est court, trop court. La situation est vite plantée, je trouve, et manque un peu de complexité. On se dit qu’entre l’accident et le vol, il va y avoir un sacré bazar et, finalement, non… C’est même trop simple, il n’y a pas vraiment d’enquête, excepté dans les 30 dernières pages (et encore, elle se rapportz à un autre événement !) Je me suis doutée dès le milieu du roman de qui était à l’origine du vol par exemple.

Concernant les personnages, d’après le sous titre, je m’attendais à suivre le commissaire Vétoldi tout au long du roman. Absolument pas, il arrive 30 pages avant la fin quasiment ! Pour parler de lui rapidement, je ne l’ai pas vraiment apprécié, un peu trop hautain et susceptible à mon goût. Charles Henry d’Ost est le personnage principal et narrateur de l’histoire. Je ne l’ai pas trouvé assez creusé,  on a bien quelques détails sur son histoire, mais rien de bien conséquent.

Quant au préfet, je l’ai trouvé intriguant parfois, mais surtout bavard ! J’ai éprouvé de la compassion pour lui et sa femme Mathilde, une partie de leur histoire est racontée et c’est assez douloureux, finalement.

«  Cette eau qui luit sous les rayons du soleil d’hiver m’attire et si à cet instant de ma vie, je faisais ce que j’avais vraiment envie de faire, je descendrais vers le fleuve, je monterais dans le premier esquif rencontré, je le détacherais de la berge et je m’en irais loin, loin, vers l’océan de mes pensées, là où me conduirait le vent, seul maître de mon destin… »

Pour conclure, je dirais que ce livre aurait plus de potentiel s’il était plus long et par conséquent moins précipité. Cela reste toutefois une lecture agréable.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait: .

> Un fric-frac peu catholik est en vente directement auprès de l’auteur.

Print FriendlyImprimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

You can add images to your comment by clicking here.