« Travailler une heure par jour », du collectif bizi !

Travailler une heure par jour

> Le livre: Travailler une heure par jour, du collectif bizi !,  Editions Asphodèle, 64 pages, 8 €.

> Présentation: Dans un monde en crise où s’entrecroisent l’urgence climatique et la justice sociale, vivre de façon responsable dans l’espace et dans le temps présuppose un constat : l’impossibilité d’une croissance matérielle infinie. Mais l’impératif respect des limites de la planète dans la justice et l’équité implique de comprendre le système qui nous régit pour pouvoir efficacement le changer. C’est à cela que répond le livre Travailler une heure par jour du mouvement altermondialiste « Bizi » – qui signifie Vivre ! en langue basque.

[Cette critique a été rédigée par Jean-Pierre Bocquet du blog jpbocquet que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Sous un titre un peu provocateur qui résonne comme un écho d’un certain Droit à la paresse, se cache en réalité une étude claire et rigoureusement structurée, très argumentée, des faux-semblants du capitalisme effréné qui nous enlise et nous mène inexorablement à la catastrophe pour satisfaire la seule loi du profit, alors qu’en consommant et qu’en travaillant autrement, selon des principes, des critères et des finalités différents de ceux qui nous aliènent à la marchandisation généralisée, un modèle de vie plus harmonieux est possible.

Chiffres et données, tableaux et graphiques, références ciblées et annexes s’intègrent à l’argumentaire de ce fascicule très pédagogique. On apprécie le souci constant de prévenir en cours d’analyse les objections qu’elle pourrait soulever, de même que la façon de renverser l’accusation d’utopie dont les tenants de l’idéologie en place pourraient la taxer.

L’analyse a de quoi séduire. Reste à supposer des états et des individus assez vertueux pour la mettre en pratique. Comment susciter l’adhésion à son projet ? C’est peut-être ce que Bizi ! ne nous dit pas suffisamment.

Il n’est pas question de trancher ici. À chaque lecteur de voir s’il s’agit bien de choisir entre « équité ou oppression, liberté ou aliénation, civilisation ou barbarie ». Ce qui est sûr, c’est qu’à l’heure de la mystique des agences de notation et des solutions qu’on nous serine comme autant d’inexorables fatalités, cet ouvrage contribue utilement aux débats qui nous agitent et nous donne à penser. À lire absolument.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait:



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