> Le livre :Succube, Tome 2 de Renart, éditions Manolosanctis, 100 pages, 14,50 €.
> Présentation : Que signifient ces cauchemars qui hantent les nuits de Lorenzo ? Qui se cache derrière la mystérieuse Diane, la femme fatale ? Après l’annonce du suicide de son ami et plusieurs découvertes l’ayant plongé dans l’horreur, Lorenzo s’obstine dans son enquête. En proie à des délires de plus en plus violents, il n’a de cesse de découvrir la vérité sur Diane, la femme de ses cauchemars, et de reconstituer cette terrible nuit de 1986 où le docteur Raymond tenta l’expérience interdite…
[Cette critique a été rédigée par Caro, auteur du blog de Caro que nous vous invitons à découvrir.]
> Voici un album au titre fantastique. Les succubes sont des personnages légendaires, des démons sous la forme de femmes qui n’ont de cesse de séduire et dévorer les hommes qui n’arrivent à refréner leur désir pour elles. Cet album est la suite d’un autre du même nom paru en décembre 2010, mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier tome pour comprendre le récit. Le résumé permet de se mettre tout de même dans l’ambiance…
J’ai bien accroché à l’histoire, car on suit au départ les questionnements de Lorenzo, homme d’âge moyen, entre rêves et réalité. Ensuite, le récit vire véritablement au fantastique, avec la naissance de Diane, issue des expérimentations diaboliques d’un professeur fou, assisté par un jeune chirurgien. Là, j’ai relevé une incohérence de temps : Diane serait née au bout de 2 semaines + 10 jours de gestation (selon la page 46), puis page 48, elle serait finalement née au bout de 12 jours de gestation. C’est bête, mais cette différence de chronologie m’a perturbée dans ma lecture, étant à deux pages d’écart, et je trouve étrange que personne ne l’ait remarquée avant. A part ce détail, il est intéressant de connaître le parcours de la jeune succube avant que Lorenzo ne soit confronté à elle, cela répond aux questions que je pouvais me poser lors de la lecture. De même, j’ai trouvé que l’histoire de la conception de Diane était bien trouvée et qu’elle correspondait bien au caractère étrange de la jeune femme. J’ai bien adhéré à l’esprit fantastique de l’histoire, même si au départ, je ne suis pas une adepte de ce genre.
Le dessin est agréable : les visages sont bien reconnaissables, les décors ne sont pas toujours présents, mais cela permet d’alléger les cases lorsqu’il le faut. Les couleurs ne sont pas vives, elles sont bien travaillées et mettent bien dans l’ambiance parfois glauque de l’album (quelques cases sont même particulièrement sanglantes). Enfin, le découpage n’est jamais le même (de 4 à 9 cases le plus souvent), avec même une fois un découpage en forme de fleur que j’ai trouvé vraiment original. Cela donne un réel dynamisme à l’album.
Pour finir, l’album en lui-même est un bel objet, avec une couverture rigide et douce, ainsi que des pages épaisses et d’une bonne qualité (comme d’autres éditeurs le font dans certaines de leurs collections). Très agréable à prendre en main, cet album est plaisant à lire. Une bonne découverte pour moi, que je compte compléter avec le premier tome de ce diptyque.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Le tome 1 de Succube a déjà fait l’objet d’une critique sur ce site, que vous pouvez découvrir ici.