> Présentation : RAVAGES est une revue d’époque, elle baigne dans les ravages. Qu’ils soient sournois ou brutaux, planétaires ou dans les cerveaux, elle les traque par tous les moyens, artistiques, théoriques, littéraires, pamphlétaires, photographiques, avec une joie ravageuse. RAVAGES est une revue internationale, éclectique, multiculturelle, contradictoire, car les ravages menacent la Terre entière, mais aussi parce que les femmes et les hommes les pensent et les affrontent de cent manières tout autour du monde. Seule la diversité des intelligences, des mauvais esprits et des cœurs battant en viendra à bout.
> Au sommaire du n°5 : Dans notre monde où le sexe envahit les linéaires, la mode, le cinéma, les écrans, le Net, se virtualise, se répand, englue tout… RAVAGES s’interroge : C’est quoi le sexe ? Comment le sexe définit-il la personne, son identité, son corps, sa sexualité ? Que penser des hommes battus par les femmes, 100 000 en France ? La jupe fait-elle la femme ? Le mouvement Queer nous apprend que chacun d’entre nous bricole avec les sexes et les genres pour devenir un individu. Le cerveau des femmes est-il vraiment différent des hommes ? La violence extrême faite aux actrices du X, au nom de la liberté sexuelle, est-elle justifiée ? La bisexualité psychique existe, nous l’avons rencontré. Les intersexués sont de quel sexe ? Un numéro dérangeant, interpellant, sur notre identité sexuelle.
[Cette critique a été rédigée par Achille 49, auteur du blog Passion de lecteur que nous vous invitons à découvrir]
> Difficile de donner un résumé à une revue d’une telle richesse, un fil conducteur en tout cas ; l’identité sexuelle au sein de l’espèce humaine. Revue où alternent textes de fonds, illustrations photographiques, dessins, interviews, entretiens à deux voix, compte rendus sociologiques et scientifiques mais aussi de courtes histoires. Une volonté : la vulgarisation et le débat.
Les rédacteurs de chaque article sont issus du journalisme d’investigation, des scientifiques, des sociologues ou de chercheurs. Trois parties bien dissociées mais toute en corrélation, actualités sociales, sociologiques, article de fond sur la thématique du trimestre et en final des textes, petits récits et des invités connus comme Edward Norton et Jonathan Littell
Revue bien nécessaire par ces temps où l’affaire DSK, les oppositions femmes et hommes, l’homoparentalité, les excès des joutes des extrémismes de tout bord sont lâchés sans précaution ni préparation sur la place publique sans perspective ni accompagnement.
Dans le détail, on trouve d’abord une succession de brèves claires et concises sur les grands débats du moment, où RAVGES apporte sa petite lumière ; le nucléaire français après le drame de Fukushima, l’arrêt du subventions indispensables à l’aide sociale française, le fichage de chacun d’entre nous, la situation désastreuse des établissements pénitentiaires pour mineurs…. Tout cela en introduction.
Le premier gros dossier « Mauvais Genre » apporte des éclaircissements et un éclairage particulier autour de l’affaire DSK et des réactions féministes, catholiques et des craintes du genre masculin, mais aussi des articles de fond sur l’apparition de l’étude du genre à l’Université, la démonstration des connexions entre le refus du mariage homosexuel et une politique anti-immigrés. Préjugés sur les différences biologiques entre les femmes et les hommes toujours d’actualité au XXI ème siècle, informations sur l’hermaphrodisme et intersexualité, approches sur un genre à part le genderqueer (ni masculin, ni féminin) et enfin encore des articles très érudits et intelligents sur un thématique qui paraît grivoise : la pornographie en général et féminime.
Une dernière partie réunit des textes et petites histoires avec un entretien décalé avec Edward Norton.
Variété, érudition, outil de vulgarisation et instrument bien utile permettant le recul nécessaire à une information ou à une thématique d’actualité ; ce qu’implique le débat sur l’identité sexuelle.