> Le livre : Protos et l’Aventure de la Terre, de Danielle Decrouez et Alain Gassener, éditions du Tricorne, 48pages, 15 €, en vente sur le site de l’éditeur.
> Présentation : Protos fait avec Lucie, une petite fille du 21ème siècle, un extraordinaire voyage dans le temps. Il lui raconte la vie tumultueuse depuis sa naissance jusqu’à sa rencontre avec Lucy, un australopithèque qui vivait en Afrique il y a 3,5 millions d’années. Protos dévoile ainsi la fabuleuse aventure de la Terre et de la vie avec des animaux sympathiques, des monstres, des changements de paysage, des catastrophes.
[Cette critique a été rédigée par milou auteur du blog les lectures de Milou que nous vous invitons à découvrir.]
> L’idée me paraît intéressante : raconter sous forme de planche la naissance de la vie sur Terre de ses origines jusqu’au 21ème siècle. La forme de la narration m’a semblé amusante : une petite peluche de 3.5 milliards d’années ! Une sacrée petite bestiole ! Mes intentions de lecture étaient donc pour le moins assez positives.
Mais c’était avant d’ouvrir l’ouvrage… Car la déception est au rendez-vous. Les illustrations des premières planches sont décevantes : les couleurs sont ternes et le personnage humain n’est vraiment pas une réussite. Heureusement que Protos est arrivé assez vite dans l’histoire, il a une tête assez sympathique, son visage est expressif et ses mimiques amusantes.
J’ai trouvé le scénario assez lourd et peu attractif. L’auteur a voulu faire passer trop de connaissances très précises au détriment de la narration. Certes, il s’agit d’un véritable travail de recherche, la documentation est sérieuse, mais le message est pesant et pas suffisamment didactique.
Il est vrai que mes connaissances en BD sont minces. Pour moi une BD, c’est le mouvement, le dialogue et une histoire bien ficelée. Ici, Protos raconte, monologue et ne dialogue que très peu. Ses bonds dans le temps sont presque toujours causés par une rencontre avec une créature sanguinaire, le scénario se répète et m’a lassé.
A chacun de ses voyages, Protos nous décrit ce qu’il croise à renfort de mots très compliqués et pointus. Alors, d’accord, le but de la BD est avant tout pédagogique, mais trop c’est trop ! Chaque planche amène son flot de vocabulaire nouveau (des noms d’animaux, de dinosaures, de plantes…) et entraîne une petite note de bas page. Si bien qu’à la fin, je n’ai même plus pris la peine de les lire…
La volonté de vulgariser cette période était une idée intéressante, dommage, que la BD se transforme trop vite en un livre d’histoire illustré.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Protos et l’Aventure de la Terre est en vente directement sur le site de l’éditeur.
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Il est vrai que l’histoire et la couverture paraissaient attrayantes.