« L’oiseau du paradis », d’Eric Mansfield

L'oiseau du paradis

> Le livre : L’Oiseau du Paradis d’Eric Mansfield, éditions Persée, 32 pages, 7 €.

> Le pitch : L’auteur nous propose de le suivre au fil de pensées poétiques. Des textes emplis d’émotions qui nous emmènent sur le vol d’un oiseau de paradis.

[Cette critique a été rédigée par Clélia, auteur du blog Métamorphoses de Psyché que nous vous invitons à découvrir.]

> Ce recueil poétique est léger et aérien ; léger comme l’oiseau vert de la couverture, aérien comme la sensation d’envol qui nous envahit à la lecture de chaque texte. J’ai vraiment été bluffée et transportée par cette écriture poétique : très belle découverte !  L’auteur nous offre ses pensées, comme déposées dans l’instant et nous entraîne dans le tourbillon du sentiment, de l’émotion, de l’amour et de la vie.

Ces poèmes, qui nous parlent d’amour, sont empreints de sensualité, à l’image, par exemple, du premier :

« […]

Belle de nuit

Mon amour

Mon bel amour

[…]

Je bois dans ton calice une verveine bien tiède

Et tu me revigores

En me demandant la racine de vie. »

Ils nous font également voyager à l’autre bout du monde, notamment en Martinique, où vit l’auteur : la mer, l’eau, le navire sont des éléments centraux au sein de la plupart des poèmes.

Tous les sens sont convoqués : on sent les fleurs et les fruits, on les goute, on entend la musicalité du poème et celle des sons évoqués et on se représente chaque élément dépeint comme un tableau fauviste.

Eric Mansfield aime également jouer de références littéraires, jouer avec les mots et la langue :

« […]

Qui ressemblerait à Lu

Lu comme ludique

Ou alors comme lubrique

Lune qui caresse le ventre des femmes

Les soirs de pleine lune »

Toutefois, comme pour tout texte poétique, on accroche ou on n’accroche pas. Pour donner une petite idée du style, on pourrait, dans une certaine mesure, rapprocher ces poèmes de ceux d’Aragon ou encore de Prévert : une poésie simple de l’amour et d’un certain merveilleux dans le quotidien ; un amour et un éloge de la beauté de la vie. Les textes sont tantôt en vers, tantôt en prose ; certains sont très courts (2 vers), d’autres légèrement plus longs (une petite page maximum), chacun occupe une page seule et n’a pas de titre.

Le seul point négatif, en ce qui me concerne, est la brièveté du recueil : j’aurais aimé lire plus de textes.

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :

> Cette critique vous a-t-elle donné envie de découvrir L’Oiseau du Paradis ? Vous est-il déjà arrivé d’être comme Clélia transportée par un recueil de poésie ? Si oui, lequel ?


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