> Le livre : Namasté Dadda !, d’Anne Darbousset, Editions Bénévent, 160 pages, 14 € > Présentation: Le personnage principal de ce roman, Marianne Escandieu, nous entraîne dans le rythme de ses voyages et des entre-voyages, son quotidien. Les rencontres choc, les inattendus des voyages, interrogent, perturbent, surprennent, ne laissent pas indifférente l’héroïne qui retrouve sa réalité, celle de tous les jours, et en conséquence elle aborde son devenir, le remodèle dans les profondeurs de l’Être, et cela, depuis le premier « namasté » inoubliable de Dadda, le guide hindi lors d’un voyage en Inde.
[Cette critique a été rédigée par Floly, du blog : pages-defilent que nous vous invitons à découvrir.]
> Ce livre a été une belle découverte, qui m’a fait beaucoup voyager. C’est d’ailleurs selon moi, un gros gros point positif de ce roman ! On part en Inde, au Népal, à Venise, au Portugal, à Prague mais aussi à Paris, en Savoie, à Aix les Bains… Vous vous imaginez partir en de si nombreux endroits en une seule lecture ? Avec un roman qui fait seulement 160 p ? Ca peut paraitre risqué à première vue, autant de destinations, les voyages seront-ils assez développés, décrits ? La réponse est oui. Bien sûr, certaines destinations sont plus longues que d’autres, mais chaque dépaysement est là ! De plus l’auteur a une écriture très visuelle. Tout au long de ma lecture je voyais les scenes décrites : la couleur des saris, la quiétude du temple bouddhique, la foule, la misère, les parcours de golf…
Alors, ce roman est riche en voyage, mais aussi en relations humaines. Parce que Marianne ne part pas seule, mais avec des amies, sa famille, son amant. Et chaque voyage nous entraine dans une nouvelle relation : celle de l’amie de longue date que l’on voit peu et qui finalement ne correspond pas à l’idée qu’on s’en faisait. C’est aussi la relation entre une grand-mère et son petit fils que j’ai beaucoup appréciée. Marianne n’essaie pas de « prendre » la place des parents, mais elle apporte la transmission des savoirs, la médiation, l’écoute et la compréhension. Il y a aussi la relation amoureuse avec Jean qui est compliquée, qui ne correspond pas à ce qu’elle attend : faut-il perséverer ?
J’aurais toutefois quelques bémol à souligner. J’ai regretté m’apercevoir « trop tard » que ce roman faisait suite à ses deux romans précédents où l’on suit Marianne depuis sa jeunesse. J’ai peut-être loupé quelques détails du coup. Je regrette aussi l’absence de chapitre, de structure. On change de destination, de personne d’un paragraphe à l’autre et cela m’a dérangé. Et j’ai aussi eu du mal parfois avec l’écriture, j’avais du mal à saisir le sens de la phrase, où l’auteure voulait m’emmener.
Pour finir cela a été une lecture intéressante que j’ai bien aimée. Je remercie une nouvelle fois les agents littéraires ainsi que l’auteure pour l’envoi de ce livre.