« Léviathan – La chute », de Lionel Davoust

Léviathan - La chute

> Le livre : Léviathan, tome 1 – La chute, de Lionel Davoust, éditions Don Quichotte, 396 pages, 19.90 €.

> Présentation: 1984, au large des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître dans la tourmente. 2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d’un petit garçon, nourrit à l’égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l’appréhension et la culpabilité d’abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l’Antarctique. Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l’inquiétude au sein d’une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs supérieurs aux capacités humaines. U

[Cette critique a été rédigée par Astyala sur le livre ouvert que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Je dois dire que lorsque j’ai reçu le livre, sa couverture m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de le commencer sur le champ.

L’ouvrage commence par un prologue bien énigmatique, alléchant. Il est évident que la première page tournée, on ne peut que tourner la suivante. Puis, le premier chapitre commence. On assiste à la fin d’un homme, en quelques pages, avant d’être plongés sans transition dans le monde de Michael Petersen. Scientifique doué, mari aimant, père de famille, on sent rapidement transparaitre la gentillesse du personnage. Mais pas uniquement. C’est aussi un homme empli de peurs, un homme qui doute, marqué par son passé douloureux. Michael s’est porté volontaire pour un projet scientifique de 3 mois en Antarctique. Le zoologiste a aussi peur de partir qu’il en ressent le besoin. Peur, car il va devoir affronter sa phobie : la mer. Cet être indomptable qui lui a jadis tout pris. Peur de ne pas y arriver.

Malgré tout, il fête son départ entouré de sa famille et de ses collègues de boulot. On découvre ainsi le reste de l’équipe scientifique, ainsi que son fils, son père et sa sœur adoptifs. C’est un chapitre long, sans action, mais qui pose le décor. On fait ensuite connaissance avec Masha, cette combattante un peu rouillée par son inaction et les années passées. Pièce maîtresse d’un vaste projet promulgué par un organisme secret, elle veut comprendre. On perçoit alors un nouvel aspect du monde créé par Davoust, où certaines personnes sont capables de choses incroyables. Subtilement incorporés à la société, les membres de la Main Gauche sont différents. Ce sont des mages, au caractère tout aussi étrange que leurs prouesses.

L’auteur nous fait ainsi passer de Michael à Masha tout au long des chapitres, arrivant à susciter notre intérêt pour l’un et pour l’autre. On découvre au fur et à mesure ce que sont la Main Gauche, la Main Droite, le comité et le Jeu Supérieur. Cette nouvelle approche de la magie est certes moins féérique mais vraisemblable. Parallèlement à cela, on suit Michael dans son voyage. Arrivera-t-il à dépasser ses peurs ? De nombreuses questions se posent dont la principale est : quel rôle joue-t-il ? On se demande clairement quel est le lien entre la Main Gauche et lui.

Léviathan démarre doucement. Pendant des dizaines de pages, on a l’impression que l’intrigue ne bouge pas. On attend la suite, on s’impatiente. Les chapitres sont trop longs à mon goût, on n’en voit pas le bout, ce qui rajoute à cette impression de longueur.

Pourtant, malgré ce manque d’action, on a envie de savoir la suite. Que va-t-il arriver au scientifique ? Que se passera-t-il pour Masha ? Il est important de considérer l’ouvrage dans son ensemble. C’est le premier tome d’une trilogie. Il pose des bases solides, nécessaires à l’intrigue. L’auteur semble avoir créé un monde proche du notre et pourtant plus riche, prometteur. C’est un thriller, peut-être, mais c’est également un livre sur l’introspection, la découverte du soi. Il est très intéressant de se plonger en Michael, et même Masha. On vit à leur côté sans difficulté. On ressent leurs peurs, leurs douleurs…

Un autre point positif de ce livre est l’écriture. Mis à part deux fautes relevées, je lui trouve une richesse de vocabulaire franchement agréable, comparativement à beaucoup d’autres œuvres. Notons enfin que le rythme de l’histoire s’accélère au fil des pages, pour prendre une cadence effrénée sur la fin. Fin qui est tout bonnement abominable tant elle donne envie de savoir la suite.

J’ai lu récemment que la qualité d’un thriller ne tenait pas au nombre d’actions qui se déroulaient, ni au rythme accéléré. Léviathan en est une belle démonstration. Il a su suscité mon intérêt sans peine. Un début lent – sans être difficile à lire – qui s’accélère peu à peu pour finir en apothéose sur une nouvelle question : à quand la suite ?

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait:


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One Response to « Léviathan – La chute », de Lionel Davoust

  1. Catherine dit :

    Bonjour Astyala,
    J’ai aussi bien apprécié ce thriller et j’attends la suite avec impatience !
    Je l’ai reçu avec un autre partenariat mais comme c’est chez un « petit » éditeur, il est dans le challenge des Agents littéraires.
    Voici mon lien si ça t’intéresse : http://laculturesepartage.over-blog.com/article-leviathan-la-chute-de-lionel-davoust-84118100.html
    De mon côté, je vais découvrir ton blog !
    Bonne semaine.

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