> Le livre :Les tilleuls mentent, de Muriel Batave-Matton, éditions Baudelaire, 90 pages, 12 €.
> Présentation : Jeune universitaire, Sébastien a tout pour réussir et croquer la vie à pleines dents. Quelle mouche le pique alors de vouloir s’installer seul, dans la campagne corrézienne avec son chien et sa chatte, insensible aux interrogations et aux remarques de ses amis ?
[Cette critique a été rédigée par Simaé, auteur du blog Le Bac à Livres que nous vous invitons à découvrir.]
> Une petite bulle de douceur et une étincelle de bonheur. Voici ce que je ressens à refermant ce livre. C’est un tout petit livre pour une heure d’évasion au coin du feu.
L’écriture de Muriel Batave-Matton est douce et simple. Elle nous introduit discrètement dans le vieille maison de Corrèze avec Sébastien. On s’attache vite à ce personnage que l’on sent meurtri par son passé, même si rien n’est vraiment dit. D’ailleurs, l’auteure va toujours droit à l’essentiel. Les ellipses temporelles prennent un peu au dépourvu au début, mais on comprend bien son but de nous emmener vite là où elle souhaite… Un peu comme Sébastien.
A la lecture de ce livre, on essaye de se faire tout petit pour ne surtout pas troubler le déroulement de l’histoire : le retrait de Sébastien dans son havre de paix, la rencontre avec Gaëlle et cette belle histoire d’amour. Là encore, rien d’extravagant, juste de la sincérité et des sentiments.
Et pour ne rien gâcher, quelques pointes d’humour avec les discussions entre le chien Ouaf et la chatte Socquette. Mais cette dernière est surtout la voix de la sagesse : « Tu es riche de ce passé, de ces racines… Les souvenirs peuvent, si tu le veux, t’aider à vivre… Laisse-les t’aider et tourne-toi vers l’avenir… »
Une jolie découverte, on est tellement bien installé qu’on aimerait rester un peu plus longtemps.