« Les Dolce – La route des magiciens », de Frédéric Petitjean

Les Dolce

> Le livre : Les Dolce, Tome 1 : La Route des magiciens de Frédéric Petitjean, Don Quichotte éditions, 536 pages, 19.90€.

> Le pitch : New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas-de-gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des
siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce. Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn.

[Cette critique a été rédigée par Arlavor, auteur du blogue de Arlavor le Rouge que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Les Dolce sont la dernière famille de magiciens existante et ils sont traqués par des sorciers, les obligeants à être discrets, à ne pas se faire vraiment des amis et à des déménager assez souvent. Mais ces contraintes pèsent sur Leamedia, la plus jeune de la famille qui se rebelle en ne voulant devenir une magicienne mais être une jeune fille normale, provoquant des événements désastreux.

Quand j’ai ouvert ce roman, je ne m’attendais pas être autant aspirée par cette histoire. On s’attache très vite aux nombreux personnages, notamment aux deux enfants de la famille Dolce et les pages filent sans qu’on s’en rende compte. Le roman est divisé en plusieurs parties qui correspondent aux jours pendant lesquels l’histoire se déroule. J’ai trouvé ce procédé plutôt ingénieux car il permet de découvrir ce qui arrive à tous les personnages à plusieurs moments de la journée sans pour autant être perdu et ne plus savoir où on en est. On peut dire qu’il se passe un nombre incroyables de choses en peu de jours.

Dans la famille Dolce, on a le grand-père, Melkaridion, un très vieux magicien qui a connut plusieurs époques de l’Histoire, un magicien vieillissant beaucoup moins vite qu’un être humain normal. Nous avons aussi Mélidiane et Rodolpherus, les parents, ainsi qu’Antonius et Leamedia, les enfants adolescents. L’anniversaire des onze ans (seize ans en vrai) arrive, et elle va devenir magicienne mais elle se rebelle tandis qu’au même moment, le Metropolitan (un musée de New York) expose un vieux livre qui intéresse beaucoup la famille Dolce, mais également les sorciers qui cherchent à les détruire. Comme les Dolce sont la dernière famille de magiciens, ils ne sont plus autant puissants qu’autrefois, mais ont quand-même de grandes capacités qu’ils doivent s’efforcer de cacher au monde.

On se rend vite compte que tous les personnages que l’on rencontre, hors la famille Dolce, leur sont liés où tentent de mieux les connaître. Par exemple, Debby, qui voudrait devenir amie avec Melidiane, Philippe Delondres, qui connait l’histoire de la famille Dolce et qui tente de les aider avec l’aide de sa fille journaliste, Virginie, ou encore les terribles ennemis des Dolce, La guilde noire.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est qu’il ne parle pas uniquement de magie mais de beaucoup d’autres choses, notamment de la famille à travers Les Dolce ou la petite famille que forment Philippe et Virginie. Il parle également d’amitié, d’amour, d’éducation, d’adolescence, de trahison et de complot. On comprend vraiment ce que peuvent ressentir les personnages dans les situations dans lesquelles ils ont amenés à être.

C’est un très bon roman, vraiment bien écrit et qui mérite d’être lu. Le seul problème, c’est peut-être la quatrième de couverture qui révèle trop de choses qui arrivent assez tard dans le roman et c’est assez dommage. Et puis, c’est une trilogie qui nous attend. Le deuxième tome Les Dolce, Les cinq secrets devrait paraître en octobre 2012. Vivement la suite !

 

> Extrait :

« Tu le fais exprès, ne me mens pas… En classe, tu coches les bonnes réponses en trois secondes, tu lis à peine les questions, quand le prof t’interroge, t’as déjà la solution alors qu’il n’a pas fini de poser son problème… Et tu t’arranges pour obtenir juste la moyenne. Et à l’instant, tu bloques sur un accord majeur, alors que tu viens de nous enchaîner quatre chromatiques. »

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :


 

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