> Le livre : Les cendres froides de Valentin Musso, Editions Les Nouveaux Auteurs, 250 pages, 19,90 €.
> Le pitch : 1999. À la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène, mais ils sont loin de se douter que cette retraité est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l’entreprise eugéniste nazie.
[Cette critique a été rédigée par Lystig, auteur du blog L'Oiseau-Lyre que nous vous invitons à découvrir]
> Quelle maîtrise de la langue française ! Ce n’est que le second roman de Valentin Musso et, même si l’agrégé de lettres et l’enseignant en littérature et lettres anciennes pointent sous l’auteur, la langue est joliment maniée et parsemée de mots étrangers… Allemands, dont lebensborn ou « fontaine de vie », italiens et latins (aperto libro, à livre ouvert), voire grecs (tukê). Mais je précise, rien de pédant dans le style. J’apprends ainsi que la patrie est là où l’on se sent bien : Ubi bene, ibi patria.
Seul point incompréhensible pour moi : le père d’Héloïse est viticulteur dans le Mâconnais et il envoie à sa filles une bouteille de Pauillac, un Médoc : sacrilège ! Pourquoi ne lui expédie-t-il pas une bouteille de sa production ?
Intrigue, suspense, sauts dans le temps, l’histoire dans l’Histoire, une page sombre et peu connue de la Seconde Guerre mondiale… Un régal ! Je ne suis pas la seule à avoir apprécié : le libraire à la houpette, Gérard Collard, écrit à son sujet : « la révélation ! « .
J’ai trouvé un petit lien avec Franck Thilliez, entre autres avec Le Syndrôme [E]. J’ai d’ailleurs lu ensuite dans le dossier de presse que c’est un auteur dont Valentin Musso apprécie l’originalité.
« C’était le jeudi 8 avril 1999, mon grand-père avait eu 90 ans le mois précédent. J’eus les messages vers dix-huit heures, après les cours. A l’époque, ni Anna ni moi n’avions de portable » (page 23)
On peut constater, à plusieurs reprises, les progrès technologiques effectués en une douzaine d’années… Ce décalage permet de laisser l’histoire se décanter (comme un bon vin), les recherches n’étant pas faites dans l’immédiat, comme un frein qui laisse plus de temps à Aurélien Cochet, héros de ce livre, de se poser des questions, de chercher, de trouver…
Oui, cet auteur mérite d’être connu et reconnu, d’exister aux côtés de son frère Guillaume !
Ce polar m’a beaucoup plu, un coup de coeur. Même la couverture est, comment dire… angoissante (cet enfant, qui regarde l’incendie ou le lecteur, légèrement penché, une épaule plus basse que l’autre, et ce drapeau, opressant et vindicatif). N’hésitez pas à lire ce thriller !
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir Les cendres froides ?
D’ailleurs, en matière d’académicien, ll semblerait que le célèbre libraire Gérard Collard, qui dirige la librairie Griffe Noire, envisage de se présenter pour être académicien !. Je pense que ça offrirait un nouvelle élan à l’Académie, foi de Saint Maurien. Vous ne trouvez pas
Quel bel enthousiasma! Je vais me laisser tenter.
D’ailleurs, en matière d’académicien, ll semblerait que le célèbre libraire Gérard Collard, qui dirige la librairie Griffe Noire, envisage de se présenter pour être académicien !. Je pense que ça offrirait un nouvelle élan à l’Académie, foi de Saint Maurien. Vous ne trouvez pas