> Le livre : le silence des oliviers, de Monique Le Dantec, Morrigane Editions, 289 pages, 18 €.
> Le pitch : Quelle vie meilleure souhaite donc Artus ? Celle qu’il mène depuis vingt ans est déjà si riche ! Ecrivain au faîte de sa carrière, propriétaire prospère d’un vaste domaine au cœur des oliviers qu’il exploite aux côtés de Claire, maîtresse enflammée autant qu’assistante de haut vol. Rien à priori. Sauf l’appel ancestral de la mer. Et Claire, que désire-t-elle de plus qu’être la compagne aimée d’un homme de lettres célèbres ? Rien non plus. Sauf que…
[Cette critique a été rédigé par Lizouzou, auteur du blog Les petits livres de Lizouzou que nous vous invitons à découvrir.]
> Ce roman est construit en deux parties : la première partie concerne Artus, tandis que la deuxième se focalise sur le personnage de Claire.De plus, les chapitres aux pages blanches sont réservés aux narrateurs (tantôt Artus, tantôt Claire), alors que les chapitres aux pages grises qui concernent un des personnages (je laisse un peu de suspense en vous disant pas de qui il s’agit…). J’ai beaucoup aimé ce principe de pages colorées, au début on se pose des questions et petit à petit, tout cela prend sens !
Concernant les personnages, j’ai tout de suite pris en grippe Artus. Il s’agit d’un homme de lettres qui, pourtant, n’a pas écrit lui même ses romans, qui croit que tout lui est dû, que ce soit sa célébrité, son domaine, sa fortune et bien sûr l’amour de Claire. J’ai beaucoup plus apprécié Claire, qui dès le début paraît calme, soumise bien qu’un peu mystérieuse. J’ai aimé voir l’évolution de ce personnage qui passe du calme à la tempête. On la comprend, même si vers la fin, quelques unes de ses décisions sont poussées à l’extrême, menant au fur et à mesure vers la folie…
L’histoire en elle même est bien trouvée. J’aime les histoires qui parlent du milieu littéraire et, là, j’ai été servie : le prix Goncourt, les maisons d’éditions, le premier manuscrit, l’Académie française… On nage dedans ! L’autre décor, qui donne sens au titre du livre, c’est le domaine que possède Artus : une oliveraie. Les personnages s’y promènent, participent à la gestion du domaine, et le lecteur s’y balade au fil des pages !
La 4e de couverture nous promet du suspense, de la vengeance et des secrets ! Pour moi, le pari est tenu, même si certains lecteurs pourront y trouver quelques longeurs…
Enfin, la couverture est vraiment magnifique et correspond bien à l’histoire en général.
> Extrait : « Elle savait qu’elle devrait affronter le passé pour définitivement l’exorciser, que le simple fait de l’écrire ne suffirait plus maintenant. »
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir Le silence des oliviers ?
Un grand merci à la blogueuse qui a pris le temps de lire ce roman, et aux Agents Littéraires qui s’intéressent aux « petits » auteurs et éditeurs.