> Présentation : Enlila Apkallu s’est réfugiée sur une île. Elle va courir un marathon. Elle aimerait devenir la championne du jour, mais, s’inspirant de récentes découvertes scientifiques, elle a surtout décidé d’exploiter les effets neurochimiques de la course à pied pour tenter d’abolir ses obsessions. Durant sa course folle le long de la mer, un homme vêtu de noir rôde, on parle d’un psychopathe évadé d’un asile, un certain Marco la suit obstinément… Elle va dialoguer avec une entité bizarre, l’Astrocyte 218. Il la guidera au cœur de son cerveau, aux sources de ses tourments, fantastique voyage qui la propulsera dans l’histoire, à Simiane, en 1545, à Paris, en 1310, puis, en un prodigieux tour de passe-passe, vers un autre espace-temps.
[Cette critique a été rédigée par Céline.V, auteure du blog Au café littéraire de Céline que nous vous invitons à découvrir;]
> Ce roman est divisé en 2 parties : la course de Enlila, dite Philippidine, puis la traque dont elle est l’objet. Il faut aussi savoir que ce qui caractérise ce roman, le 2e tome d’une trilogie pour le moins originale, c’est le mélange des genres : de l’aventure avec un soupçon de spéculation scientifique, qui cède peu à peu la place à de la science-fiction, du rêve et de la psychologie, l’intrigue policière (moins présente que dans le tome 1), apparait tout de même dans la 2e partie, un peu d’humour et une histoire d’amour aussi.
L’auteur a réalisé ce mélange audacieux des genres de manière intéressante, cependant quelques points m’ont tout de même peu convaincu. Par exemple, dans la 1ere partie du roman dédiée à la course, comme cela est dit dans le résumé, Enlila « décide d’exploiter les effets neurochimiques de la course à pied pour tenter d’abolir ses obsessions ». Je reconnais que son récit est très bien documenté, toutefois il m’a manqué cet ingrédient indispensable à la lecture pour vraiment adhérer à ce que nous raconte Enlila. Mais on sent qu’une intrigue plus profonde se trame, ce qui rend le tout plus intéressant au fond.
On entre véritablement dans la science-fiction, lorsqu’Enlila entre en contact pendant sa course avec Astrocyte n°218, une sorte d’entité qui veille sur elle et agit sur son cerveau. Une fois encore, la façon dont cette rencontre est amenée m’a gênée, mais la suite en revanche m’a beaucoup plu. Il joue le rôle d’un guide et la fait voyager dans ses vies antérieures. Encore une fois, je tiens à mettre en évidence que l’ensemble est très bien documenté. Il s’avère donc, que ses vies antérieurs impactent sur ce qu’elle est aujourd’hui, sur ses peurs, ses actes et même sa vocation d’écrivain. Ce n’est certes pas une idée neuve, mais elle fonctionne et je me suis laissé prendre par l’histoire. Grâce à ses voyages, elle trouve finalement la force de reprendre ses droits sur son roman volé (dans le tome 1).
Dans la seconde partie, un personnage apparu dans la 1ere partie, prend plus d’ampleur : il s’agit de Marco. Sa crédulité face au voyage improbable d’Enlila m’a laissée perplexe au début, mais cela s’est arrangé au fil des pages. Marco l’aide donc à échapper à un mystérieux homme en noir qui la poursuit. L’ampleur de la traque dont elle est victime nous est révélé et tout s’accélère quand ils décident de piéger son poursuivant. Tout s’accélère, et on comprend que ce qui compte ce n’est pas qu’elle recouvre les droits sur son roman, mais qu’elle évolue, ne commettent plus les erreurs du passé et qu’une nouvelle vie l’attend. C’est un dénouement inattendu, puisque ses démêlés avec les voleurs de manuscrits ne trouvent pas de réponse, mais cela ne m’a pas déplu. Au contraire, je trouve la fin plutôt positive, c’est un nouveau départ et elle laisse présager un 3e tome qu’il peut être intéressant de suivre pour les amateurs de Martiens.
Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié les touches d’humour, le style d’écriture de l’auteur, notamment dans la 1ere partie. On remarque une écriture hachée, faite de phrases très courtes, donnant un rythme rapide de lecture, qui peut faire penser au marathon qu’elle est en train de courir, en alternance avec des passages plus longs et descriptifs correspondant à son passé.
Enfin, au regard de tout ce que ce livre aborde, on peut dire que l’auteur a une grande imagination. L’histoire m’a plu, mais voilà, j’émets une petite critique. Je suis en train de me dire que ce sont peut-être les transitions, la façon d’amener par exemple la rencontre entre Enlila et Astrocyte, ou encore l’évolution soudaine de la relation entre Marco et Enlila, qui m’ont le plus génée dans cette histoire. C’est à mon sens le point faible de ce roman. Certains éléments ne sont peut-être pas assez creusés, si bien que j’ai eu l’impression en lisant qu’ils arrivent trop brusquement, sans annonce permettant de faire passer une idée plus naturellement, si je puis dire.
Bonjour Céline V.,
Merci d’avoir lu et commenté « Le roman Athlètique de Enlila Apkallu ». Cela me fait trés plaisir que vous ayez mis l’accent sur « le mélange des genres » et que vous ayez apprécié la documentation qui sous-tend le livre. J’y suis extrêmement attachée et je veille au maximum à ce que les informations scientifiques à partir desquelles s’installe la fiction soient sérieuses et précises.Je suis contente aussi que l’Astrocyte 218 vous ait plu et que vous vous soyez « laissée prendre par l’histoire ». Vous comprendrez mieux, dans le tome 3 lorsqu’il sera publié, pourquoi Marco est si crédule, en fait en adoration inconditionnelle devant Enlila depuis qu’il l’a aperçue. Je suis touchée que vous ayez aimé mon style et mon imagination. J’ai pris bonne note des points faibles que vous avez relevés. J’espère que mon « petit » 3° sera plus abouti et que vous aurez envie de le lire. Je vais explorer votre blog qui semble bien intéressant.
je suis à votre disposition pour répondre à des questions ou mieux faire connaissance,
Bien à vous,
Caroline Maillet
ps: j’ai des pages Facebook, un site perso http://carolinemaillet.perso.neuf.fr/romans/ si vous souhaitez des détails
Bonjour Céline V.,
Merci d’avoir lu et commenté « Le roman Athlètique de Enlila Apkallu ». Cela me fait trés plaisir que vous ayez mis l’accent sur « le mélange des genres » et que vous ayez apprécié la documentation qui sous-tend le livre. J’y suis extrêmement attachée et je veille au maximum à ce que les informations scientifiques à partir desquelles s’installe la fiction soient sérieuses et précises.Je suis contente aussi que l’Astrocyte 218 vous ait plu et que vous vous soyez « laissée prendre par l’histoire ». Vous comprendrez mieux, dans le tome 3 lorsqu’il sera publié, pourquoi Marco est si crédule, en fait en adoration inconditionnelle devant Enlila depuis qu’il l’a aperçue. Je suis touchée que vous ayez aimé mon style et mon imagination. J’ai pris bonne note des points faibles que vous avez relevés. J’espère que mon « petit » 3° sera plus abouti et que vous aurez envie de le lire. Je vais explorer votre blog qui semble bien intéressant.
je suis à votre disposition pour répondre à des questions ou mieux faire connaissance,
Bien à vous,
Caroline Maillet
ps: j’ai des pages Facebook, un site perso http://carolinemaillet.perso.neuf.fr/romans/ si vous souhaitez des détails