« Le feu sous la peau », de Nicole Barromé

Le feu sous la peau

> Le livre : Le feu sous la peau, Nicole Barromé, illustrations de Helena Tabbita, Les éditions Arte Facto, 134 pages, 15 €, en vente directement auprès de l’éditeur.

> Le pitch : Une centaine de tercets à la manière de haïkus racontent un amour avec ses va-et-vient d’émotions : tendresse, passion, jalousie.

[Cette critique a été rédigée par Milou, auteur du blog Les Lectures de Milou que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Voici une lecture qui me laisse perplexe. J’ai eu un vrai plaisir de trouver dans ma boîte aux lettres ce petit ouvrage. La couverture est assez jolie et agréable, le petit mot de l’auteur très sympa. Le premier feuilletage laissait présager une lecture plaisante : la forme courte des poèmes (5 vers maximum) que l’on peut picorer, des illustrations colorées et vives.

Pourtant, la déception a vite remplacé l’enthousiasme de la découverte. On comprend dès les premiers textes où l’auteur veut nous emmener. Elle va nous raconter une histoire d’amour de ses premiers balbutiements, à sa fin tragique, en passant très longuement par l’élan amoureux de la chair.

J’ai trouvé dans l’ensemble les textes grouillant de préjugés, de déjà vus et de clichés.

Il y a la flèche de Cupidon qui transperce le cœur (1er poème du recueil), l’héroïne qui « roucoule comme une tourterelle » sous les caresses de son homme, le lit en forme de « tapis volant », « le désir comme un feu d’artifice » et bien sûr la jalousie qui fait « verser des ruisseaux de larmes »…

Le thème de l’amour est déjà tellement abordé et de manière si géniale par certains grands poètes que l’exercice est un des plus périlleux. Et la poésie libertine l’est dotant plus, il ne faut ni glisser vers le vulgaire, ni dans le ridicule. Hélas, si le texte n’est jamais trivial, il est très souvent grotesque. (« Ses yeux émeraude/Sa verge satinée/ Son râle, un délice. »)

Pourtant, la forme choisie par l’auteur est originale. L’art du haïku est complexe. Il s’agit d’un texte court dans lequel on dit des choses simples dans un style simple. Il faut être précis. Le haïku doit être intuitif, à l’état brut, sans artifice intellectuel qui en compliquerait la compréhension.  Nicole Barromé en réussit quelques uns. ( « Doigts entrelacés/ Le grand frisson /Bourdon aux oreilles » ).

Bien que cette lecture ne soit pour pas une réussite pour moi, reste à chacun de faire son opinion. Peut-être que les textes feront mouche auprès d’autres lecteurs.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :

> Le feu sous la peau est en vente directement auprès de l’éditeur.

 

> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Pourriez-vous être séduit par les haïkus du Feu sous la peau ?

 

 

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One Response to « Le feu sous la peau », de Nicole Barromé

  1. Asphodèle dit :

    Le peu d’extraits que j’ai lus m’ont suffit, je passe ! ;)

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