> Le livre :Le dernier des corbeaux, de Thierry Moral et Sébastien Naert, Editions, éditions Le Téétras Magic, 34 pages, 12 €, en vente directement sur le site de l’éditeur. Tirage limité à 110 exemplaires, dépêchez-vous !
> Le pitch : Imaginez un ciel noir
Dans lequel vole un drôle d’oiseau bizarre
En voilà une bien triste histoire
Détrompez vous
Le dernier des corbeaux
N’en est pas moins un rigolo
[Cette critique a été rédigée par Alice, auteur du blog ça sent le book que nous vous invitons à découvrir]
> Dans un ciel noir, vole un oiseau noir. Cet oiseau n’y voit pas grand-chose, et pour cause, dans ses déambulations, les embûches se succèdent. Se cogner dans un poteau électrique, certes, ça peut arriver, après tout. Oiseau noir s’y cogne, s’électrocute, mais il reprend son vol, vaillant et l’air serein. Puis il connaît de nouveaux démêlés, avec une bouteille de soda, une flaque noire collante et gluante, un fatras de déchetterie, des égouts peu ragoûtants… ça fait un moment déjà que le corbeau ne vole plus. Il marche, la mine renfrognée, il se laisse aller au cours de l’eau, résigné. Mais l’histoire n’est pas encore terminée. Et si c’était le dernier des corbeaux ? Dans ce noir, comment pourrait-on y voir ?
On pourrait croire que cet oiseau est bien malchanceux, que nous avons affaire à une sorte de mal dégourdi qui devrait lever la tête et regarder où il va. Dans cet album, il est pourtant surtout question d’une certaine espèce humaine, et de sa façon bien à elle de transformer la terre en décharge publique.
N’allez pas croire que cet album est triste. Bien au contraire, tout ça est traité avec humour. A la manière du rire malicieux mais tout aussi compatissant et solidaire lorsque l’on voit quelqu’un tomber dans la rue parce qu’il a loupé une marche. Cette aventure lucide et pleine de verve pourrait être le reflet d’une histoire vécue. D’ailleurs Thierry Moral est conteur, peut être l’a-t-il vraiment rencontré cet oiseau noir… L’écriture est à la fois moderne, urbaine, mais tout aussi fine. Les mots sont pensés, choisis, pour nous porter dans cette chronique de la vie ordinaire. De son côté, Sébastien Naert a dessiné pour l’occasion un oiseau expressif, sympathique, qui enchaîne les bévues et a du ressenti. Ces grands dessins mis en forme à l’italienne nous transportent dans l’histoire, où l’on suit cet oiseau noir, qui évolue, dans le noir.
Nous avons là un livre proche du fait maison comme ça fait plaisir à voir, nous pourrions même parler de création plastique. Le papier est de très bonne qualité, l’impression est excellente, et le sens du détail est vraiment appréciable.
Cet album s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Aux enfants qui aiment les histoires, à ceux qui préfèrent les écouter, aux ados et adultes qui lisent de la bande dessinée, qui sont sensibles aux illustrations que peut proposer un livre. A tous ceux qui apprécient les livres engagés.
A lire, mais surtout, à raconter.
Extrait :
Dans un ciel noirVole un oiseau noirFichu poteau électriqueCorbeau n’a pas de sonarNi de pouvoir magiquePour se diriger dans le noirCorbeau s’électrocuteEn se posant sur le câbleDécidément on le persécuteSa vie devient insupportableDans un ciel noirVole un oiseau noir…
> Vidéo de présentation :
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Le dernier des corbeaux est en vente directement sur le site des éditions Le Téètras Magic.
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir Le dernier des corbeaux et l’univers décalé des éditions Le Téètras Magic ?
Graphisme très très très beau.
Histoire simple mais efficace le message passe très bien et progressivement au fur et à mesure qu’on lit.
j’avais un peu peur de la rime au début et puis finalement on s’y fait et elle a du sens dans ce type de live qui est en effet très poétique.
Très beau format.
Très bel objet à avoir.
Plus qu’un livre c’est une petite oeuvre d’art.
Attention très fragile.
Merci pour vos encouragements.
L’écriture en rime n’est pas toujours chose aisée je le reconnais, mais elle s’est imposée par elle-même.
J’ai d’abord raconté cette histoire sur scène avant qu’elle devienne un livre.
Sébastien a amené par l’illustration un humour et une tendresse dans le personnage qui permettent de faire passer beaucoup de choses. Et puis les onomatopées sont très belles je trouve.
Alors voilà le résultat : un livre entre bd et conte illustré, entre humour et poésie, entre amusement et engagement…
Merci pour votre soutien !
À bientôt !
Ce livre me tente assez. L’humour me plaît. Merci pour votre chronique.
Graphisme très très très beau.
Histoire simple mais efficace le message passe très bien et progressivement au fur et à mesure qu’on lit.
j’avais un peu peur de la rime au début et puis finalement on s’y fait et elle a du sens dans ce type de live qui est en effet très poétique.
Très beau format.
Très bel objet à avoir.
Plus qu’un livre c’est une petite oeuvre d’art.
Attention très fragile.
Merci pour vos encouragements.
L’écriture en rime n’est pas toujours chose aisée je le reconnais, mais elle s’est imposée par elle-même.
J’ai d’abord raconté cette histoire sur scène avant qu’elle devienne un livre.
Sébastien a amené par l’illustration un humour et une tendresse dans le personnage qui permettent de faire passer beaucoup de choses. Et puis les onomatopées sont très belles je trouve.
Alors voilà le résultat : un livre entre bd et conte illustré, entre humour et poésie, entre amusement et engagement…
Merci pour votre soutien !
À bientôt !