> Le livre : La voix de l’absent
, de Nelly Savrot, éditions Potentiel d’Action, 136 pages, 15 €, en vente sur le site de l’éditeur.
> Présentation : Histoire tirée de la vie de Nelly Savrot, vécu d’une relation atypique et étrange, ce récit nous entraîne dans l’intimité d’un amour hors-norme. Ambiguïté des sentiments, découverte de l’autre dans un tourbillon de poésie et de musique, l’auteur nous fait partager des instants lumineux et lève le voile sur l’univers d’un poète français disparu trop tôt.
[Cette critique a été rédigée par L'Ombre du regard, auteur du blog L'ombre du regard que nous vous invitons à découvrir]
> Qu’y a-t-il derrière ce visage, qui se fait témoin de lui-même et se dérobe pourtant au moindre aveu ? De quelle souffrance, de quelle douleur tisse-t-il son humanité qu’une maladie chronique lui dénie un peu plus chaque jour ? Cet homme qui semble ancrer sur le monde qui l’entoure, son refus de s’y impliquer, veut pourtant y laisser l’empreinte ineffaçable de ses mots, de sa voix.
Une voix qui finit par remplir l’espace – passé et présent – de la narratrice dans une relation en apparence fusionnelle, mais dont le maître de musique reste toujours l’écrivain et le poète, intransigeant et fugace. La complicité intellectuelle s’y construit et s’y déconstruit, laissant le compagnonnage amoureux en marge d’une absence inéluctable, empreinte de l’obsession de vouloir laisser une trace, fut-elle au prix du complet l’effacement de la vie de l’autre, qui désormais vit par procuration, anticipant le moindre geste, le moindre souffle, la moindre confidence, avant que la disparition de l’être aimé ne lui laisse que le ressassement des souvenirs.
Il y a quelque chose d’étouffant dans tout cela, impression renforcée par les répétitions, descriptives ou émotionnelles, qui émaillent ce récit. L’immatérialité de cette rencontre la renvoie au fantasmatique qui, parfois, nous fait aimer des êtres à la folie, sans jamais être certain que dégrisé de leur talent, ils vaillent un tel sacrifice.
Il y a des rencontres qui nous déchirent, qui marquent un avant et un après, des rencontres qu’il faudrait savoir garder pour soi et ne pas dire. Il faudrait savoir en préserver la saveur particulière, tant elles nourrissent notre intimité, celle-là justement que l’on ne peut jamais partager, sans prendre le risque d’en pervertir ce qui, à nos yeux, en tissait la qualité.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> La voix de l’absent
est en vente directement sur le site de l’éditeur.
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Récit dense et poignant que j’ai lu d’une traite jusqu’à la dernière ligne. J’y ai vu pour ma part l’expression de ce qui est aimé et de ce qui est souffert entre deux belles personnes, Samuel écrivain et Lorraine enseignante. Le style de Nelly Savrot précis et sensible m’a entraînée dans l’exploration de leurs sentiments et questionnements si complexes. Beaucoup d’émotion ! A recommander !!!
Récit d’une grande sensibilité. Tout est raconté avec pudeur. Magnifique exploration de deux mondes intérieurs.
Bravo à l’auteur !
Très joli livre ! Style pur et simple, facile à lire et riche d’enseignements !!!