« La vie sans portable », de Gep et Edith Chambon

La vie sans portable

> Le livre : La vie sans portable de Gép et Edith Chambon, éditions Mouck, collection Graines d’Ados, 40 pages, 9 €.

> Le pitch : La vie sans portable, c’est comme une nuit sans rêves, un hamburger sans ketchup. Demandez à Sonia ! La petite Sonia envoie des messages, prend des photos, écoute de la musique… Et puis un jour tout s’écroule ! La prof de français lui confisque son portable…

[Cette critique a été rédigée par Enna, auteur du blog Enna lit, Enna vit que nous vous invitons à découvrir]

 

>Sonia est une toute jeune fille de 6ème qui vit une vie plutôt normale. Ses parents sont malheureusement divorcés et ne se parlent plus beaucoup, elle a de bonnes copines –même si certaines sont un peu « langues de vipère », elle est amoureuse, elle a un animal de compagnie, un rat blanc qui s’appelle Mosquito… et surtout elle a un téléphone portable dont elle ne se sépare jamais –même pas pour dormir.

Un jour, son professeur de français le confisque et sa vie lui semble invivable : comment faire pour communiquer avec Salomé, le garçon qu’elle aime, qui est dans un autre collège et qui lui aussi est « greffé » à son portable ? Et ses photos ? Et sa musique ?

En se confiant à sa grand-mère, elle prend conscience qu’il y a une autre façon de vivre… Sans portable… Et que cela ne veut pas dire qu’on perd tous ses amis.

C’est une jolie histoire, une sorte de fable très actuelle qui s’adresse à mon avis à des jeunes entre 10 et 12  ans. C’est frais, moderne et très agréable à lire. C’est un mélange d’album illustré et de bande dessinée.

Les dessins ont un joli graphisme en rondeurs, aux couleurs chaudes assorties d’un fond d’effet « papier kraft ». Là aussi, c’est moderne, urbain et doux à la fois.

Au niveau de « l’objet livre », c’est un très beau livre aux pages épaisses et douces très bien mises en page, ce qui ne gâche rien !

J’ai beaucoup aimé et ma collègue documentaliste aussi.

 

> Extrait :

« Les gens sont là quelques part. Impossible de les joindre. Elle se dit que les indiens s’en sortaient mieux avec les signaux de fumée. Il y a aussi le morse, le tam-tam africain, la bouteille à la mer… »

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :

> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir La vie sans portable et l’univers des éditions Mouck ?




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One Response to « La vie sans portable », de Gep et Edith Chambon

  1. paconeko dit :

    Enna a très bien présenté le livre donc je ne rajouterai rien la dessus.
    En revanche j’ai quelques petites critiques à faire.
    1- La thématique s’adresse effectivement à des enfants entre 10 et 11 ans, le problème est que le ton adopté dans les livre est beaucoup trop enfantin même pour des gamins de cette age la. Nous les grands on trouve ça joli, poétique tout ce que vous voulez parce que on le lit de manière critique et détaché, mais je crois qu’il n’y a rien de plus énervant pour un enfant que d’être traité d’enfant surtout entre 10 , 11 et 12 ans, à cette age la ils lisent déjà beaucoup de BD et mangas qui sont loin d’être innocents et niais.
    2- Le propos du livre est faire comprendre aux lecteurs que le portable n’est pas forcement indispensable pour communiquer , Ok, mais par quel moyen Sonia reçoit le message de salomé à la fin de l’histoire? Eh beh par SMS sur le PORTABLE de son père.Alors, oui ce pas le sien c’est celui de son père mais l’auteur aurait pu trouver une manière différente de faire parvenir le message de Salomé à Sonia, quelque chose de moins probable et logique mais de plus surprenant ( je ne sais pas, par pigeon voyageur? Ou sinon la sourie de Sonia aurait pu avoir un rôle plus influant, vu que Sonia a dit qu’elle aurait voulu être dresseuse de souries ( il me semble) elle aurait vraiment pu dresser la sienne pour apporter des messages à ses copines et même à son amoureux ….d’ailleurs c’est une fable moderne tout peut arriver.
    3 Justement tout peut arriver dans une histoire et je trouve que ici il me manque un peu de surprise, de rêve; c’est d’ailleurs le défaut qu’ont souvent beaucoup de livres ou dessins animés un peu engagé ou un peu de gauche pour l’enfance.

    Stop aux critiques!

    J’ai tout de même pris du plaisir en lisant ce livre et j’ai trouvés les graphismes vraiment très réussi.
    En peu de traits le dessinateur arrive à rendre super bien les différentes ethnies des et les différents tempéraments des personnages.
    Il y a un coté nostalgique dans les dessins sans perdre pour autant en modernité et fraîcheur.

    Très intéressant le personnage de Memé …. petite requête….Je veux une histoire sur elle. :-)

    Allez une dernière petite critique pour la route ….Faites quelque chose pour Salomé! Il ressemble un peu à Grace Jones ( chanteuse des années 80)

    En tout cas le message a l’air de bien passer car ce matin j’ai pris le bouquin et j’ai oublié mon portable…comme quoi….

    Merci Gép et Edith Chambon et les agents littéraires !

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