> Présentation: Le verbe et la langue, la poésie et la promesse du salut… Aïcha Ait Berri questionne son art, l’écriture qui « invite l’esprit à la question quand le cœur se prête à la confession ». Puis élargit le champ des possibles, se faisant, au fil des poèmes à la simplicité étudiée, l’observatrice des passions humaines, du souvenir, des blessures et du temps, révélant le sens caché et les beautés oubliées du passage des saisons et de la force du vent.
[Cette critique a été rédigée par Manon, auteur du blog manon-au-pays-des-livres que nous vous invitons à découvrir.]
> La poésie est un genre toujours très difficile à résumer. Pour un roman, l’histoire peut plaire ou non, le style également. Mais lorsqu’il s’agit de poésie, je trouve que la sensibilité du lecteur est encore plus importante.
Les premiers poèmes m’ont semblé abstraits. Je lisais des mots qui s’accordaient très bien, mais aucune émotion ne passait. Pourtant, peu à peu, je suis rentrée dans son monde. Dans ce monde qu’elle voit à travers un regard embrumé. Sans prétention, juste avec émotion, Aïcha Ait Berri nous offre ses sentiments face au monde qu’elle voit, que nous voyons. Elle nous parle de l’indifférence, de la place de la femme, de sa mère, de la musique… De toutes ces choses qui la touchent.
Ces poèmes pleins de pudeur font ressentir des émotions diverses au lecteur. Le pays, la culture ne sont pas les mêmes et pourtant, je me retrouve dans ces textes, dans ces mots. Ce sont des sentiments universels, de ceux que l’on ressent quand nous aussi, nous nous retrouvons face au monde.
Les thèmes sont divers. Chaque chose de la vie semble l’inspirer. Un événement, un détail la touche et elle prend sa plume pour coucher sur le papier ce qu’elle ressent. Le but premier n’étant pas, je pense, de nous toucher mais plutôt de nous faire partager ce qui l’a touché, elle. Et cette notion de partage se ressent dans ses textes, juste donner. Sans retour.
Des poèmes touchants remplis de délicatesse que j’ai été heureuse de découvrir. Des morceaux de vie, de monde qui feront forcément écho à votre histoire. En tout cas, je vous le souhaite car c’est la meilleure façon d’être emporté par ces poèmes.