> Le livre : La parenthèse des anges, de Mireille Rossi, éditions Elan Sud, 118 pages, 13 €.
> Présentation : Il paraît que l’oubli des souffrances est une parenthèse accordée par les anges. De leurs deux ailes qui battent régulières la cadence et la vie, ils recouvrent un instant les mémoires blessées, les chagrins et les brumes qui naviguent en silence. Pour s’échapper de son écriture journalistique quotidienne, Mireille Rossi trempe son âme dans l’encrier, pour mieux nous la restituer.
[Cette critique a été rédigée par Catherine, auteur du blog La culture se partage, que nous vous invitons à découvrir.]
> Mireille Rossi est née le 16 mars 1969 dans la Drôme et part étudier à Montpellier. Les Beaux-Arts bof… L’enseignement bof… Le journalisme oui ! Elle travaille depuis 1997 pour des agences de la Drôme, de l’Ardèche et du Vaucluse. Du même auteur : Les centiments (2009) et L’envol (2010).
L’histoire est toute simple : la narratrice passe un mois, seule, dans un chalet prêté par son amie Camille. Elle veut faire le point et se retrouver après un événement douloureux. Un jour, elle rencontre Amédée, un vieux monsieur, veuf, qui vit dans la ferme à côté avec son vieux chien Hector. Amédée a une passion : la photographie.
Déjà, pourquoi ce titre, La parenthèse des anges ? Parce que « il paraît que l’oubli des souffrances est une parenthèse accordée par les anges. » (page 7). Évidemment, au début, le lecteur ne sait rien de la narratrice et de ce qui l’emmène dans ce chalet. Elle se livre peu à peu ; par exemple elle venait enfant dans ce chalet et y a rencontré l’homme qu’elle aime. Mais c’est vraiment par petites touches : ce dont elle se souvient, ce qu’elle veut bien écrire et donc partager avec le lecteur.
J’ai l’impression que cela se fait quand même dans la souffrance : la souffrance de l’événement, du souvenir et la souffrance de l’accouchement, non pas la naissance d’un enfant mais le fait de se retrouver seule face à soi-même, de faire le point et de coucher sur le papier cet événement et cette souffrance.
Attention, rien de rédhibitoire ! La narratrice raconte bien sûr dans la douleur mais aussi dans la douceur, la douce chaleur du chalet réchauffé par une présence humaine et par les souvenirs heureux. « Je l’ai voulu ainsi. Ce chalet, la solitude, la poussière, l’humidité et mes souvenirs pour seuls compagnons. » (page 11).
Comment faire quand on a perdu l’être cher et qu’on était « inséparables. Comme deux amants fous, comme deux enfants perdus. » (page 44) ? S’isoler, faire face, se confronter à soi-même et aux événements, se souvenir donc, et écrire. Pour soi ? Pour un éventuel lecteur ? Les deux ?
Et puis, en ce mois de mars, l’hiver s’accroche, mais le printemps est signe de renouveau, riche de promesses comme ces quatre chatons qu’elle surprend en train de téter dans les broussailles. « Le printemps m’a saluée en déversant un peu plus de lumière au matin sur le chalet. » (page 110). Et puis il y a la délicatesse des photos d’Amédée. « Il y a toujours la vie à aimer », dit le vieil homme.
30 jours, un tout petit mois, pour écrire une vie, pour comprendre et apprécier la valeur de la vie, des souvenirs et de ces petits riens importants qui font les moments de bonheur.
Au début, je ne savais pas comment aborder le sujet car La parenthèse des anges ne fait pas partie de mes lectures habituelles. Mais ce récit de femme m’a intéressée et émue à tel point que je vous conseille de le lire aussi. D’autant plus que ça soutient une « petite » maison d’éditions peu connue et désireuse de publier de façon soignée des auteurs différents. D’ailleurs, en allant sur le site de l’éditeur, vous pouvez lire une vingtaine de pages en ligne.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir La parenthèse des anges ?
Bonjour,
Tout d’abord merci de m’avoir envoyé ce livre et ensuite merci d’avoir publié ma note de lecture.
J’espère qu’elle donnera envie de lire ce joli livre.
Une anecdote : j’ai offert ce livre à une amie car je me doutais bien qu’elle apprécierait, eh bien elle connaissait cet auteur et m’a prêté Les centiments !
Catherine, ta critique donne envie de lire ce livre. Il m’a l’air d’être vraiment bien écrit et empreint de poésie, ce qui est peu évident par rapport au thème. Je me laisserais bien tenter moi !
Merci, Lydia, de t’être arrêtée sur cet article. Ce « petit » roman vaut vraiment le coup. Si l’on me demandait de dire un mot, plutôt que désespoir, je dirais délicatesse ! J’espère que tu le trouveras facilement et qu’il te plaira aussi. Et je vais faire un tour sur ton blog.
Mireille Rossi a aussi écrit « Les Centiments » (oui, avec un C)
Une prose poétique qui vous embarque dans son univers toujours et encore féminin. Un livre que toute femme dvrait déposer… négligemment… sur la table de nuit de son mari!
C’est un homme qui écrit ça! http://www.elansud.fr/rossi
Bonjour,
Tout d’abord merci de m’avoir envoyé ce livre et ensuite merci d’avoir publié ma note de lecture.
J’espère qu’elle donnera envie de lire ce joli livre.
Une anecdote : j’ai offert ce livre à une amie car je me doutais bien qu’elle apprécierait, eh bien elle connaissait cet auteur et m’a prêté Les centiments !
Catherine, ta critique donne envie de lire ce livre. Il m’a l’air d’être vraiment bien écrit et empreint de poésie, ce qui est peu évident par rapport au thème. Je me laisserais bien tenter moi !
Merci, Lydia, de t’être arrêtée sur cet article. Ce « petit » roman vaut vraiment le coup. Si l’on me demandait de dire un mot, plutôt que désespoir, je dirais délicatesse ! J’espère que tu le trouveras facilement et qu’il te plaira aussi. Et je vais faire un tour sur ton blog.
J’ai d’ailleurs fait un tour sur le tien, très riche. Pour le livre, je l’ai vu sur Amazon. Encore merci.
Mireille Rossi a aussi écrit « Les Centiments » (oui, avec un C)
Une prose poétique qui vous embarque dans son univers toujours et encore féminin. Un livre que toute femme dvrait déposer… négligemment… sur la table de nuit de son mari!
C’est un homme qui écrit ça!
http://www.elansud.fr/rossi