> Le livre : L’affaire Julia, de Lionel Flueckiger, éditions La Tintaine, 512 pages, 22.90 €.
> Présentation : Neuchâtel, deux heures du matin. Sam se réveille aux côtés du cadavre de Julia. Qu’a-t-il fait au cours de cette nuit dont il ne garde aucun souvenir ? Et qu’est-il advenu de la statuette africaine qui trônait sur la table de chevet ? Entre Sam et le commissaire Lazure s’engage une course éperdue à la recherche de la vérité. Mais quelle vérité ?
[Cette critique a été rédigée par Latite06, auteure du blog livresdelatite. que nous vous invitons à découvrir]
> Il existe des livres qui démarrent au quart de tour, et ce, dès les premières pages. Et il existe des livres dont on sait, en lisant les premières lignes, si ce qui va suivre va nous plaire ou non. Une chose est sûre, L’affaire Julia appartient à ces deux catégories. Pour ma part, cela a été une très agréable découverte.
Tout commence par le réveil de Sam dans un appartement inconnu, et la découverte d’un corps dans la pièce d’à côté. Sam panique, s’enfuit et l’engrenage commence. Un début à la fois nerveux et intriguant, qui pose les bases du roman et qui happe le lecteur. Petit à petit, on découvre les principaux protagonistes de l’affaire : Sam, bien sûr, pauvre type qui se retrouve pris dans une affaire très sombre, malgré lui ; Lazure, le commissaire, aux antipodes de ce qu’on a l’habitude de voir : cynique, peu sympathique, il a un petit côté salaud qui agace mais qui apporte beaucoup au récit ; Miller, qui tempère un peu le personnage de Lazure par son côté naïf et tranquille ; Cima, intriguant et mystérieux.
Lionel Flueckiger sait surprendre, donc, avec des personnages hauts en couleurs et une intrigue qui tient très bien la route. Aucun souci de rythme dans l’ensemble du récit, tout est assez harmonieux pour ne pas perdre le lecteur et lui donner envie de lire jusqu’au bout, pour démêler l’imbroglio qui se crée sous ses yeux. On n’échappe pas à quelques rares longueurs, mais j’ai trouvé que les passages sur le passé des personnages permettaient de mieux nous en imprégner. Lazure, surtout, est fascinant dans sa complexité.
Pour un premier roman, Lionel Flueckiger s’en sort très bien, et nous offre une fin à la hauteur de l’enquête. Seul bémol : cette fin appelle une suite, et il faudra attendre la sortie du prochain roman pour suivre nos héros ! Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par ce roman.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir L’affaire Julia ?