« L’architecture des mémoires — Géométrie métaphysique et temporalité », de Gérard et Julie Conton

L’architecture des mémoires

> Le livre : L’architecture des mémoires — Géométrie métaphysique et temporalité, de Gérard et Julie Conton, éditions Mémoires du Monde, 208 pages, 21 €.

> Présentation : Que nul n’entre s’il n’est géomètre ! Telle était, selon certains écrivains de l’Antiquité, l’inscription qui figurait sur le fronton de certains temples grecs de l’Antiquité. La Géométrie, les nombres ouvraient les portes du sacré et de la spiritualité chez les disciples de Plotin  de la période hellénistique et les néo-pythagoriciens de l’Empire romain. Est-il encore possible d’adhérer à cette perspective ? Affirmatif ! C’est du moins ce que se proposent de démontrer les époux Conton, chercheurs en cosmobiologie, vivant dans une bastide haut perchée du Tarn, dans un deuxième livre consacré à ce sujet.

[Cette revue de livre a été effectuée par Lemich Drakkar, dont les critiques peuvent être consultées sur Amazon.fr]

 

> Le Soleil se déplace apparemment autour de la Terre (bien sûr, grâce à Galilée, nous savons que c’est la Terre qui se meut autour du Soleil) et boucle sa trajectoire sur l’écliptique, le cercle zodiacal divisé en douze signes. Se pourrait-il que des événements clés d’un  individu, d’un groupe de quelques personnes, d’un phénomène de société ne soient pas déclenchés au hasard, mais tracent des figures géométriques régulières, symétriques dans le Ciel ? Si oui, alors il existe une relation mystérieuse entre l’espace, sa géométrie et la temporalité, relation qui dépasse l’entendement actuel, mais aussi le corpus scientifique accumulé patiemment jusqu’à notre XXIème siècle.

Les auteurs font référence à plusieurs exemples, notamment des dates clés des vies de Rimbaud et Verlaine, des ‘deux Jeannes’ (Jeanne d’Arc et Renée Jeanne Falconetti), des Shelley, mais aussi d’événements comme la prise de la Bastille, la coopération franco-allemande, la guerre du Golfe. Certes, le cumul de ces exemples montrant des figures géométriques particulières n’est pas sans surprendre, mais… se pourrait-il que ces agencements relèvent du hasard, car il est parfois difficile de comprendre pourquoi les auteurs ont choisi plutôt une date qu’une autre pour construire leur modèle et valider leur propos.

Sujet intéressant et adroitement traité, gageons que nos deux cosmobiologistes ont encore du chemin à faire avant de proposer un modèle conceptuel plus abouti. De quoi occuper de longues soirées d’hiver sur les hauts du Tarn…

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :


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