> Le livre:Kaléido, d’Antoine Jannin, Mon petit éditeur, 97 pages, 10 €.
> Présentation: Ce livre parle d’amour, celui qu’on cherche et qu’on ne trouve pas, celui qu’on trouve et qu’on ne garde pas. Chaque nouvelle se transforme pour laisser place à la suivante, sans être ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, à la manière des images vues au travers d’un kaléidoscope.
[Cette critique a été rédigée par Syl69, du blog les citajours de Syldia que nous vous invitons à découvrir.]
> Quelquefois, on se demande quel lien existe entre un livre et le titre qui lui a été donné. Pour Kaléido, la question ne se pose pas. On se promène de nouvelle en nouvelle, retrouvant au fil de des pages les personnages récurrents que sont Joachim, Xavier Alice et Jennifer… Plus un cinquième très étonnant.
Tel un kaléidoscope qui, par le jeu de ses miroirs nous offre une vision nouvelle d’une même image à chaque rotation, ce livre nous transporte dans un univers proche du réel mais si loin de la réalité. Les caractères évoluent, nous offrant des facettes multiples ; on passe du rouge amour au rouge sang en quelques pages.
Joachim, le héros (ou anti-héros… J’hésite encore) de ce recueil, vit dans un monde hors du temps, à la recherche de l’amour. Rien n’est impossible : que ce soit faire sa vie avec un top model sortant d’un poster ou rencontrer Dieu.
Ce livre étonnant ne pouvait sortir que d’une plume masculine, car sous des abords innocents et sans qu’on n’y prenne garde, il explore les fantasmes de l’homme : posséder la femme parfaite, frayer avec l’amante diabolique, être une bête de sexe, tutoyer les Dieux et l’éternité, et enfin celui d’être le maitre du temps. Beau programme !
Si je devais résumer ma lecture en un mot : étonnant !