« Heureusement j’ai été adopté », de Alexandre Trad

Heureusement j'ai été adopté

> Le LivreHeureusement j’ai été adopté, de Alexandre Trad, Société des écrivains, 189 pages, 17 €.

> Présentation: De la France au Liban, Pierre-Olivier retient son souffle: la découverte de nouvelles pièces administratives va sûrement lever un voile sur un passé jusque-là mystérieux. Voilà qu’en un éclair des noms surgissent, des frères ou des sœurs existent, une histoire se crée. Tout un pan de son passé resurgit, fait de liens familiaux nouveaux, d’une fratrie, d’un abandon, de précisions sur une origine peut-être plus banale et moins romanesque que celle qui lui avait longtemps été contée… Toucherait-il au but cette fois? Va-t-il découvrir un monde plutôt hostile, ou à l’orientale avec des bras grands ouverts? Ses frères et sœurs sont-ils au courant de cette histoire? Vont-ils accepter l’arrivée d’un petit nouveau dans leurs vies?

[Cette critique a été réalisée par Ayma du blog peregrinationslitteraires que nous vous invitons à découvrir]

 

> L’histoire nous plonge vite dans la complexité de la recherche de parents après une adoption : un vrai parcours du combattant ! Pourtant, Pierre-Olivier parvient à retrouver son père et ses frères et sœurs. Il programme un voyage pour les rencontrer. 

Ce livre est une ode à l’amitié, à la famille. L’auteur y traite de l’importance d’une bonne éducation parentale, de la complexité de l’amour entre un homme et une femme, mais aussi entre des membres d’une même famille, qu’elle soit unie ou séparée et de la vieilleisse.

Toutefois, sans cesser de parler de sujets importants voire graves, l’auteur n’est pas avare de références toutes plus actuelles les unes que les autres. En effet, il use de « lol » « mdr » dans son langage ce qui confère à donner une impression – réelle d’ailleurs – que ce livre est très contemporain. Je suis amoureuse des références, aussi dois-je faire le parallèle entre ce style et celui de Guillaume Musso qui trempe un peu dans la même veine. La ressemblence s’arrête là. Il persiste et signe lorsqu’il parle de films récents, de livres, de lieux, de réseaux sociaux…

J’ai beaucoup apprécié la fluidité de l’écriture. Ce livre se lit très facilement, même si son vocabulaire est plutôt pointu et toujours bien trouvé. Il y a un réel style, et je tenais à le faire remarquer.

Le seul point dommageable, c’est peut-être le manque de continuité. Hormis le fil conducteur de la famille libanaise et du départ pour Beyrouth, les autres sujets (vieillesse, amours, famille…) sont traités un peu dans le désordre. Par exemple, à peu près au milieu du livre, Pierre-Olivier renoue avec un de ses meilleurs amis. Nait une correspondance par mail à propos de leur solitude. C’est très intéressant, ma remarque n’invalide pas ce fait, c’est juste que le contenu est parfois mal structuré, dans le sens où les sujets sont amenés à brûle pour point.

La découverte du Liban est le point culminant du récit et je dois bien avouer que les descriptions m’ont agréablement donné envie de visiter ce pays si cosmopolite et si européen. Encore une fois, la famille est mise à son avantage.

Pour finir, je dirai qu’il faut lire ce livre comme un témoignage poignant d’une époque contemporaine et tout à la fois d’une époque révolue. La réalité des thèmes abordés rend la lecture sensible, touchante. Je vous conseille ce livre.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait:

 


Print FriendlyImprimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.

You can add images to your comment by clicking here.