> Le livre : Guyane : La ruée vers l’or
, de Pascal Vianès, Editions Terriciaë, 128 pages, 10 €, en vente directement sur le site de l’éditeur.
> Présentation : La Guyane française ne vit plus. Gangrenée par la violence, la corruption, la criminalité, elle se meurt. Malade, elle subit les assauts de l’orpaillage clandestin qui la ronge peu à peu et confronte ses habitants à la misère, la corruption, la prostitution et la délinquance. Des hommes, heureusement, ont, au-delà de leurs fonctions,déclaré la guerre à l’orpaillage clandestin, lutté ou luttent encore contre un système mafieux tentaculaire bien organisé.
[Cette critique a été rédigée par Cln auteur du blog D'un Livre à l'Autre que nous vous invitons à découvrir.]
> Vu de la Métropole, le département de la Guyane ressemble plutôt à un écrin vert niché au coeur des méandres du fleuve Amazone. Avec une superficie de 83 846 km², la Guyane est le plus grand département français. C’est également le plus boisé, 96 % du territoire étant couvert d’une forêt équatoriale qui reste parmi les plus riches et les moins écologiquement fragmentées du monde.
Mais la Guyane, c’est aussi » La ruée vers l’or ». A travers cet essai, Pascal Vianès, qui a séjourné dans le département durant trois années nous peint un visage de la Guyane que, nous, métropolitains, nous ignorons ou que peut-être nous ne voulons pas voir. La Guyane « ne vit plus, grangrénée par l’orpaillage clandestin ». L’auteu, pose les bases historiques et nous rappelle que c’est à partir de la fin de l’esclavage, que l’exploitation de zones aurifères a commencé et s’est vite transformé en orpaillage clandestin.
En 1854, un site aurifère est découvert dans l’Est guyanais sur l’Arataye, un affluent de l’Approuague. Le début du XXe siècle est marqué par une ruée vers l’or, avec 10 000 chercheurs en activité, entraînant une croissance du commerce local souvent artificielle, et l’arrêt des dernières activités agricoles par manque de main d’oeuvre. Ainsi, entre 1894 et 1917, la production d’or en Guyane atteignait 2 à 4 tonnes par an.
Les faits historiques rappelés, l’auteur développe l’origine du problème : l’immigration clandestine. Il soulève le problème de la forêt amazonienne, qu’il appelle « l’enfer vert », car les frontières, le plus souvent dessinées par les fleuves et les nombreuses rivières, deviennent très floues et difficiles à controler.
L’auteur fait la lumière sur les différents modes d’extraction de l’or et son cadre légal mais insiste surtout sur les « situations marginales » c’est-à dire l’activité clandestine et ses conséquences désastreuses aussi bien sur la population que sur la faune et la flore : déforestation, pollution, conséquences judiciaires …
Enfin, Pascal Vianès s’est intéressé aux réponses fournies (et en projet) par les pouvoirs publics afin de lutter contre l’orpaillage clandestin.
Un essai qui dévoile la dure réalité de l’orpaillage clandestin et de toutes ses conséquences.Véritablement « malade », la Guyane, s’étouffe sur elle-même au milieu de « l’enfer vert ». Des hommes ont déclaré la guerre à cette activité clandestine et luttent contre un « système mafieux » très bien organisé, dans le seul but de deconstruire ce réseau et de rétablir une « douceur de vivre » dans ce département français de l’autre bout du monde.
En résumé, une lecture à recommander à tous les métropolitains…
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Guyane : La ruée vers l’or
est en vente directement sur le site de l’éditeur.
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? A-t-elle éveillé votre intérêt pour le problème de l’orpaillage clandestin en Guyane ?
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Très belle critique qui donne envie d’aller mettre son nez dans ce livre.