F3,5 de Philippe Briche

F3,5 – Philippe Briche

> Le livre : F3,5, de  Philippe Briche, Editions Kyklos, 264 pages, 19 €.

> Présentation : F3,5 fait référence à l’ouverture d’un diaphragme qu’on peut trouver sur certains objectifs. F3,5 raconte des histoires de photos ou des photos d’histoires. Des photos qui racontent des histoires. Des histoires qui se laissent prendre en photo. Mais qu’y a-t-il devant la photo ? Des rencontres, des sentiments, des souvenirs enterrés ? Et derrière ? Et à côté de la photo ? la mort, la vie, l’étrange, le vide… Des histoires de photos et de femmes. Des histoires qui photographient la beauté, la trahison, le charme, les corps, l’abandon, l’amour, la féminité…

[Cette critique a été rédigée par Cynthia auteur du blog contesdefaits que nous vous invitons à découvrir.]


> F3,5 dévoile 10 portraits d’hommes et de femmes qui vivent une rencontre avec d’autres mondes ou des cultures jusque là inconnues et expérimentent des sensations nouvelles. Le jeune Tim perd peu à peu la vue. Miki quitte Tokyo et s’envole pour Paris afin de reconquérir sa féminité ébranlée par le mauvais tour de son amant qui lui a préféré sa soeur. Jeune illégale, Carmen rêve d’un homme qui lui fera oublier sa condition et l’emmènera vers d’autres horizons. En attendant, elle engloutit des tranches de pastèque dans un bar pour faire consommer les clients.

Lana aspire elle aussi à des jours meilleurs, loin de sa famille et de cette route le long de laquelle elle attend ses clients. Actrice de passage sur la Croisette, Anna tombe sous le charme de Francesco, un paparazzi qui la suit dans tous ses déplacements. Albane est sur le point d’atteindre la gloire. Ou du moins le croit-elle…

Toutes ces femmes ont en commun une soif de liberté, de reconnaissance, d’amour. Elles voudraient pouvoir vivre pleinement leur rêve ou trouver un homme qu’elles auraient choisi. Mais la désillusion est souvent au rendez-vous chez Philippe Briche.

Je dois reconnaître avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans ce recueil. L’écriture visuelle de l’auteur fait la part belle aux détails qui concourent à initier chez le lecteur un sentiment d’évasion, mais peuvent aussi le perdre totalement, ce qui fut mon cas dans les quatre  nouvelles dont je n’ai pas parlé. Je me suis donc ennuyée dans un premier temps, agacée par des descriptions qui me faisaient perdre le fil de l’histoire et un style que j’ai parfois trouvé plat ou répétitif.

« Ses cheveux sombres s’emmêlaient à sa barbe sombre pour ne former, du visage rongé par le sombre, qu’une boule aux multiples épis sombres, percée de deux lasers blancs, aveuglants.
Nu et sombre sous la chasuble, il éructait tout un monde de croyances, de magie, de pouvoir. » p.102

«  Non, le cube avait été posé là parce que la route passait là, à côté du parking et sans rien autour.
Si ce n’est ce monde piment. Piquant et assoiffant. Piqué et assoiffé. Les roches étaient piment, les cactus, les roues, les verres et les bouches étaient piment parce que la poussière était piment. » p.170

A l’instar d’un album photos qu’on feuillette, je me suis attardée sur certains clichés – les portraits de femmes de la seconde partie sont selon moi les plus réussis -, prenant le temps d’assimiler chaque image convoquée par l’auteur, tandis que d’autres défilaient pour me laisser dans une indifférence et une incompréhension totales.

Ce recueil m’a donc laissé une impression mitigée, principalement à cause d’une surabondance de détails et d’un style maladroit ici et là.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait


 
> Vidéo de présentation :


 

> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? A-t-elle éveillé votre intérêt pour F3,5 ?
 

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