> Le livre : L’Etoile de Natan de Sophie Séronie-Vivien, Lulu.com, 338 pages, 16 €.
> Le pitch : Antoine a treize ans, deux petites sœurs, des parents cools, une passion pour le foot, une copine qui le mène en bateau… Et brusquement, Antoine se retrouve enfermé dans une chambre d’hôpital, perdant tous ses cheveux : leucémie… Confronté à cette épreuve, Antoine découvre une aide inattendue : ses rêves. Ils le conduisent dans un monde inconnu et familier en même temps : l’Etoile de Natan.
[Cette critique a été rédigée par Enna, auteur du blog Enna lit, Enna vit que nous vous invitons à découvrir]
> Roman jeunesse dont le jeune héros Antoine apprend qu’il a une leucémie. On suit sa vie de famille, sa vie avec ses amis et, surtout, ce qui concerne la maladie et les soins.
En parallèle du quotidien d’Antoine, on découvre avec lui ses rêves. Des rêves très « réels » auxquels il assiste tel un spectateur, en compagnie d’un guide plus ou moins extraterrestre. Dans un monde « fantasy », un jeune prince, Natan, sorte d’alter ego d’Antoine, subit une guerre qui peut le détruire ainsi que son étoile.
L’intérêt de ce roman réside dans le fait que les rêves d’Antoine lui permettent de comprendre et d’accepter sa maladie et les soins qu’il reçoit.
Ce livre est édité à compte d’auteur. Ce qui veut dire qu’il n’est sans doute pas passé entre les mains d’un éditeur. Or, l’éditeur a bien un rôle : celui de conseiller et d’apporter des modifications avant l’impression. Même si c’est l’auteur qui m’a envoyé son livre, je vais me permettre de faire des remarques de lectrice sur ce qui m’a gênée dans ma lecture. Des choses qu’il me semble qu’un éditeur n’aurait pas laissé « passer ».
Sur la forme, il y a une multitude d’astérisques pour expliquer des mots de vocabulaire. Si cela se conçoit pour des termes médicaux, je ne vois pas l’intérêt de « traduire » certains mots de la langue française choisis par l’auteur : à mon avis, soit on choisit directement des termes plus simples, soit on prend le parti de garder un vocabulaire plus soutenu. D’autant que les choix ne sont pas toujours évidents : pourquoi traduire « améthyste » et pas « ambre » dans la même page ? Et pourquoi expliquer le mot « CPE » à des collégiens ou leurs parents qui savent très bien ce que c’est ?
Par ailleurs, j’ai trouvé que le langage employé par les jeunes de 13 ans n’était pas adapté. Je comprends que la narration puisse être plus soutenue mais à mon avis, si un roman s’adresse à des adolescents, il faut qu’ils puissent s’identifier dans les dialogues qui doivent être plus proches de la réalité. J’avoue que j’ai même ri quand Camille 13 ans parle à Antoine, page 175 : « Ton amour est mon seul réconfort, lui seul parvient à soulager le désespoir qui parfois me submerge. Je te promets de gérer la situation… »
Enfin, un autre détail qui sonnait faux : la lettre de Camille qui s’excuse de toutes ses fautes d’orthographe qui sont en réalité à peine perceptibles… Fréquentant beaucoup d’adolescents, je peux vous dire qu’ils sont capables de plus de « fantaisies orthographiques » sans même se forcer!
Sur le fond, je dirai aussi que l’auteur a parfois voulu être trop exacte dans les parallèles entre le monde du rêve et le monde médical (peut-être une déformation professionnelle, l’auteur étant pharmacienne spécialiste du cancer), mais cela alourdi parfois le récit.
Bref, je dirais que ce roman a du potentiel mais qu’il n’est pas tout à fait abouti.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Pensez-vous que l’Etoile de Natan pourrait intéresser votre/ vos enfant(s) ?
et merci pour votre petit mot à propos de l’Etoile de Natan sur le site des agents littéraires.
Je suis très heureuse que le roman vous ait plu. Vous rejoignez environ trois cents lecteurs (ados et adultes) qui ont beaucoup aimé. Ce qui m’a rassuré après la chronique d’Enna sur le site, qui était assez sévère et m’avait fait sérieusement douter.
Meilleurs voeux pour cette nouvelles année et bonnes lectures
On m’a offert ce livre pour Noël et franchement, il mérite d’être mieux connu. En effet, j’ai eu du mal à m’interrompre dans la lecture du parcours d’Antoine et des aventures de Natan et de ses alliés.
L’auteur nous fait découvrir la réalité du cancer tout en nous épargnant les détails grâce à la métaphore de la guerre de Natan. C’est parfois émouvant mais jamais mélo et tire-larmes
En plus, je trouve que les relations entre les personnages, en particulier les enfants, sont très bien décrites. On s’attache très vite à eux et on a un peu de peine à les quitter à la fin. Perso, les notes ne m’ont pas gêné, au contraire je trouve que c’est bien de ne pas renoncer à un style soutenu sous pretexte qu’on écrit pour des jeunes ! En résumé, je conseille vivement mais pas seulement aux ados. A 28 ans, je me suis régalée !
bonjour,
je n’ai pas encore lu le livre, ça ne va pas tarder…
j’ai lu l’article qui est parût sur la depêche.fr,
dont le titre me fait froid dans le dos « leucémie : 90% des enfants en guérissent ».
C’est faux, seulement 3 enfants sur 4 guérissent
c’est à dire 75% !
On entend parler de la leucémie qui touche les enfants que pour dire qu’elle se soigne bien… c’est faux.
1 enfant sur 4 en meurt et c’est énorme….
Il y a de + en + de rechute ….
les soins sont douloureux ….
Ces quelques mots pour crier la douleur d’une maman dont le fils, Antonin, s’est battu couragement pendant 2 ans contre la leucémie et qui s’est envolé, sans doute vers l’étoile de Natan.
J’adore ce livre,il est super,bravo!!!
Bonjour Maureen,
et merci pour votre petit mot à propos de l’Etoile de Natan sur le site des agents littéraires.
Je suis très heureuse que le roman vous ait plu. Vous rejoignez environ trois cents lecteurs (ados et adultes) qui ont beaucoup aimé. Ce qui m’a rassuré après la chronique d’Enna sur le site, qui était assez sévère et m’avait fait sérieusement douter.
Meilleurs voeux pour cette nouvelles année et bonnes lectures
On m’a offert ce livre pour Noël et franchement, il mérite d’être mieux connu. En effet, j’ai eu du mal à m’interrompre dans la lecture du parcours d’Antoine et des aventures de Natan et de ses alliés.
L’auteur nous fait découvrir la réalité du cancer tout en nous épargnant les détails grâce à la métaphore de la guerre de Natan. C’est parfois émouvant mais jamais mélo et tire-larmes
En plus, je trouve que les relations entre les personnages, en particulier les enfants, sont très bien décrites. On s’attache très vite à eux et on a un peu de peine à les quitter à la fin. Perso, les notes ne m’ont pas gêné, au contraire je trouve que c’est bien de ne pas renoncer à un style soutenu sous pretexte qu’on écrit pour des jeunes ! En résumé, je conseille vivement mais pas seulement aux ados. A 28 ans, je me suis régalée !
bonjour,
je n’ai pas encore lu le livre, ça ne va pas tarder…
j’ai lu l’article qui est parût sur la depêche.fr,
dont le titre me fait froid dans le dos « leucémie : 90% des enfants en guérissent ».
C’est faux, seulement 3 enfants sur 4 guérissent
c’est à dire 75% !
On entend parler de la leucémie qui touche les enfants que pour dire qu’elle se soigne bien… c’est faux.
1 enfant sur 4 en meurt et c’est énorme….
Il y a de + en + de rechute ….
les soins sont douloureux ….
Ces quelques mots pour crier la douleur d’une maman dont le fils, Antonin, s’est battu couragement pendant 2 ans contre la leucémie et qui s’est envolé, sans doute vers l’étoile de Natan.