> Le livre : Des larmes au Paradis, d’Annie Kochert, Editions Qui Lit Vit, 262 pages, 19 €.
> Présentation : Découvertes dans une petite pièce obscure – tenue secrète durant près d’un siècle –, deux photographies intriguent les nouveaux propriétaires. Ils cherchent à connaître l’identité de la mystérieuse jeune femme représentée sur ces clichés, et se lancent dans une enquête qui révéle, au fil des pages, la vie et le destin tragique d’une petite servante. Humiliée et abusée par le maître de maison, celle-ci aura une revanche outre-tombe que rien pourtant ne laissait présager…
[Cette critique a été rédigée par Kincaid auteur du site l’ombre des voyageuses que nous vous invitons à découvrir]
> Une lecture inoubliable ! Une histoire poignante et envoutante qui nous raconte avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse le destin d’une jeune servante dans la France du début du XXe siècle.
Amandine Lautreuil n’arrive pas à cacher sa joie, depuis des jours qu’elle arpente les chemins de campagne au côté de sa mère, pour trouver du travail, la chance leur a enfin souri et c’est le maître de la maison « le Paradis », Charles Desclots qui les embauche pour les travaux domestiques de sa demeure. Alors que tout commençait le mieux du monde, la jeune fille se prend à espérer des jours meilleurs pour elle et sa mère, destin qu’elles méritent, mais la méchanceté de la maîtresse de maison, la mort de sa mère et les cruautés perverses du maître à son encontre ont tôt fait de transformer le paradis d’Amandine en enfer et elle ne doit son salut que de ses plus proches amis, aussi serviteurs de la maison, Cécilia et Régis.
J’ai été complètement envoutée par la plume d’Annie Kochert qui, avec une écriture riche emplie de tendresse et de passion, nous entraîne en toute simplicité dans l’univers d’Amandine et tient, par la richesse des émotions décrites, l’intérêt du lecteur tout au long du roman. Impossible de lâcher le livre tant l’ambiance qui se dégage de ces pages est obsédante. Annie Kochert joue avec une habile dextérité sur deux époques, mais que nous suivions les malheurs de la pauvre Amandine au XXème siècle ou l’enquête que mènent les Lemoine, nouveaux arrivants au « Paradis » au XXIe siècle, pour découvrir qui était Amandine, le lecteur est tenu en haleine du début à la fin. Cela fait quelques jours que j’ai fini de le lire et pourtant je suis toujours sous l’emprise de ce livre, il me suffit de fermer les yeux pour me replonger dans la maison du « Paradis », revoir les traits des personnages qui restent si vivaces à mon esprit, à tel point que j’ai encore l’impression d’être immergée dans cet univers !
Ce roman parle de l’amour d’une mère à sa fille, des relations maître/domestiques d’une période désormais révolue, de la folie d’un homme mais surtout et avant tout ce roman met en scène une jeune femme courageuse et sensible qui se battra, avec force et ténacité, jusqu’à son dernier souffle pour protéger ses amis.
Ce livre m’a vraiment touchée, émue : je ne pense pas que je pourrais oublier un jour les sensations qui m’ont envahi à la lecture de ce livre, un livre puissant, touchant et extrêmement humain.
Ce roman est un véritable coup de cœur !
> Extrait :
« Depuis un mois qu’elles avaient quitté leur dernier poste au Domaine des Oliviers, elles n’avaient rencontré personne acceptant de les embaucher. Une semaine auparavant, il y avait eu cette vigne, où le journalier conciliant les avait laissés ramasser quelques sarments coupés. Pendant près d’une heure, elles les avaient entassés correctement au bout du champ. Ce maigre travail contre une miche de pain, un demi-saucisson et une gorgée du bon vin du Minervois. Depuis, plus rien… Les portes des domaines se refermaient brutalement avant même qu’elles n’aient le temps de se présenter. Leurs tenues pauvres et usagées, froissées d’être portées depuis si longtemps, n’inspiraient pas confiance et leurs mines affamées rebutaient les maîtres parcimonieux, eux-mêmes relativement à court d’argent. La culture de la vigne était un dur labeur, mais hélas le piètre vin qu’elles donnaient ne suffisait pas à ses messieurs de la capitale. Du fait, les vignerons s’endettaient plus que de raison pour entretenir leur maisonnée et leurs divers serviteurs. Deux nécessiteuses de plus ne faisaient certes pas leur affaire ! Sophie Lautreuil, jeune veuve courageuse et volontaire, prenait toutefois la vie avec philosophie et optimisme. »
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait:
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir Des larmes au paradis ?
Le titre est très beau, l’illustration parfaite, la présentation allèchante et la critique enthousiaste… ca donne très envie de lire ce livre.
tres envie de lire ce livre! la critique est tres bien ecrite ,construite ,tres allechante.