> Le livre : Des blessures au pardon de Claire Pascalin, auto-édition, 116 pages, 15 €, en vente sur le site de l’auteur.
> Le pitch : Irène, martiniquaise, est une adolescente blessée par la rigidité d’une éducation stricte. De sa relation avec sa mère naît un mélange de haine, d’incompréhension, de compassion et d’amour.
[Cette critique a été rédigée par Hylyirio, auteur du blog Peace, love and books que nous vous invitons à découvrir]
> J’ai franchement adoré la lecture de ce livre.
Le début du roman nous emmène dans les souvenirs de l’auteure, chez son grand-père… D’habitude, les descriptions et moi, cela fait deux, mais ici, j’en aurais redemandé avec grand plaisir. Quel bonheur ! Ces descriptions, vouées à « planter le décor », m’ont fait voyager au travers de ces quelques pages… L’authenticité était telle qu’il ne pouvait en être autrement, d’ailleurs.
Le style de l’auteure est frais, simple, agréable et dépaysant. Claire Pascalin arrive sans peine à faire passer le message voulu, et à nous faire partir à la découverte de son pays, ses croyances, son éducation… Les émotions sont, dans ce livre, à la limite du palpable…
« Pour lui, quelle que soit la tâche qui nous confiait, en aucun cas nous ne devions refuser, pas question que ses enfants soient des fainéants. Nous devions être prêts à toute épreuve, car la vie ne fait pas cadeau. » (p. 18)
Belle leçon donnée. Je pense que cette éducation se perd malheureusement…
L’œuvre est ponctuée de poèmes écris de la main de l’auteure, tout au long de sa vie… ce qui rend ce livre encore plus authentique, encore plus touchant.
De plus, cela amène une touche de fraîcheur, très agréable à la lecture.
Les dialogues comportent des répliques des parents en langue maternelle (traduites, bien entendu), c’est très dépaysant, et pour être honnête, personnellement, cela m’a donné encore plus l’occasion de m’y voir, de me plonger davantage dans l’univers privé, intime, de la narration… C’est se sentir davantage concerné par le récit que l’on est en train de lire.
Je n’ai pu m’empêcher d’être triste pour cette fillette. Quand on est enfant, on a le droit au rêve, à sa vie d’enfant. J’ai eu un sentiment de dégoût pour cette prétendue mère qui l’en a privée.
Un autre extrait m’a fortement touchée:
« Je compris que je symboliserais à tout jamais la voix de l’échec. Elle ne croyait pas en moi, à ses yeux, je n’étais qu’une bonne à rien. Rien de ce que je pouvais faire ne pouvait réjouir son cœur, je ne serais jamais sa fierté. » (page 62)
Ce sentiment de ne jamais être à la hauteur aux yeux de sa mère est une douleur morale des plus profondes qui marque toute une vie… Même après coup, elle continue de poursuivre et de torturer l’esprit.
Le point négatif, en revanche, ce sont les trop nombreuses fautes d’orthographe, de grammaire, et de ponctuation. Car, certes, les personnes auto-éditées ne bénéficient pas nécessairement de relecteurs dans leur entourage, mais ici, les fautes sont malgré tout très nombreuses… C’est vraiment très dommage (car il est question ici de plus de 100 fautes sur un livre de 113 pages, ce qui n’est pas négligeable).
D’ailleurs, cela a tellement perturbé ma première lecture de ce livre que je me suis obligée à le relire une seconde fois en essayant d’en faire totalement abstraction, pour me concentrer sur l’histoire uniquement.
Je garde cependant un excellent souvenir de ma lecture, au travers d’un récit troublant, émouvant, bouleversant. Il me laisse dans le cœur un sentiment de tristesse et d’injustice, car personne ne devrait vivre pareilles douleurs venant de sa mère. Une histoire profonde, émouvante, qui touche là où cela fait mal : en plein coeur.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Des blessures au pardon est en vente directement sur le site de l’auteur.
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné envie de découvrir Des blessures au pardon ?
Imprimer