> Le livre : Commissaire Garon – Les cahiers du ministre
, de Saint-Luc, Éditions Beaurepaire, 201 pages, 17 €, en vente sur le site de la Fnac. Pour plus d’infos : le site de l’auteur.
> Présentation : La mort de Patrice Warth, ancien ministre, ex-trésorier de l’Union des conservateurs de progrès sème la panique dans le landerneau politique: sa veuve allègue détenir des cahiers compromettants et menace de les rendre publics si toute la lumière n’est pas faite sur la disparition de son mari. L’enquête de Garon le mènera de Lyon à Chantilly en passant par Cannes et Genève, sur fond de guerre impitoyable des « services », de mafieux sans états d’âme et d’hommes politiques aux abois.
[Cette critique a été rédigée par Lydia, auteur du site Livres et manuscrits, que nous vous invitons à découvrir.]
> Ah ! Commissaire Garon ! Tout un poème… A mi-chemin entre Philippe Jordan (Le Marginal) et San-Antonio pour leurs méthodes peu orthodoxes, voici un personnage qui décoiffe. On pouvait, à la limite, s’en douter par rapport au titre, « les cahiers du ministre » laissant présager de sombres affaires sulfureuses. Et si Albéric Garon ne fait pas dans la dentelle, on peut dire qu’il mène d’une main de maître son enquête.
L’originalité de ce roman policier réside dans le thème. Qui oserait s’aventurer dans les affaires de l’État ? Qui oserait faire des références aussi flagrantes à des dossiers dont notre gouvernement ne s’enorgueillit pas ? Saint-Luc le fait ici avec aisance et brio et son commissaire n’a rien à envier à ses collègues plus anciens.
Le style, qui plus est, est vif, incisif, donnant du mouvement, une certaine dynamique à l’histoire. La syntaxe s’impose naturellement, reflétant un certain réalisme. Ainsi, tout en lisant le texte, le lecteur peut déjà imaginer l’adaptation cinématographique qui pourrait en être faite très aisément. Le parler gouleyant des personnages est accrocheur et au service de l’histoire. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que la langue n’est pas soignée. Elle est finement étudiée. De ce fait, rien ne paraît choquant et explique en partie la fluidité de la lecture. En partie, car ce n’est pas le seul facteur. L’auteur nous transpose principalement à Lyon et, sans connaître cette ville, le lecteur peut aisément s’y retrouver. Saint-Luc a le souci du détail. Il rend compte de la géographie des villes dans lesquelles se déplace son personnage sans pour autant être ennuyeux. En virtuose de la plume, il prend soin de son public sans ne rien laisser paraître. Tous les éléments sont là pour faire rentrer ce roman policier dans les classiques du genre avec tous les honneurs qu’on leur attribue.
Je n’ai pas lu le tome 1 mais je vais m’empresser de l’acheter et je ne manquerai pas de suivre de très près ce commissaire qui, bien qu’un peu chafouin par moments, n’en reste pas moins attachant.
> Extrait :
- Connaissez-vous un certain César Rosazia ?
- Bien entendu, c’est mon chef direct à la S.J.N.M.
- Monsieur Antonina, je vous en prie… On est entre adultes, je n’ai aucun micro dans ma poche et je suis commissaire de police, pas inspecteur des impôts… Je répète ma question : connaissez-vous César Rosazia ?
- On ne vous la fait pas à vous, hein ? Tant mieux, j’aime les rapports francs.
- Alors, Rosazia ?
- Il travaille pour mon groupe, à la sécurité. Il en est même responsable d’ailleurs. Quand je dis qu’il travaille, j’espère que c’est toujours vrai, car il m’a annoncé la semaine dernière devoir prendre un long congé. Son père vient de mourir chez lui, là-bas, en Corse, il fallait qu’il règle ses affaires. Son absence m’ennuie, je vais devoir le remplacer. Ces successions corses peuvent demander beaucoup de temps, vous savez comme ils sont, là-bas, le déchirement de certaines familles… »
Ben voyons ! Comme par hasard, Rosazia était maintenant dans la nature. Si Garon avait eu besoin d’une confirmation du talent de physionomiste de Momo les trois doigts, il obtenait une validation.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Commissaire Garon – Les cahiers du ministre, de Saint-Luc est en vente sur le site de la Fnac.
> Pour un autre point de vue (également positif) sur ce livre : la critique de Yv
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Le tome 2 est nettement supérieur au premier : là; Garon prend de l’épaisseur et ce n’est pas fini
Très réjouissant comme lecture. Je pense acheter le tome 3
Le tome 3 est encore meilleur que les deux premiers que j’ai également appréciés.
Je l’ai commandé !!!! et suis impatiente de le recevoir au vu de la 4ème de couverture
Tu ne seras pas déçue !
Je le pense encore plus mordant et… j’aime ça !!!
C’est exactement ça.