>Le livre :Close up, de Michel Quint, éditions La Branche, 207 pages, 15 €.
> Présentation : Miranda, la quarantaine et un regard lavande, exerce ses talents de voyante et ses numéros de close-up au Quolibet, un cabaret miteux de Lille. Un soir, elle reconnait dans le public Bruno Carteret, l’homme qui a brisé sa vie autrefois. Elle décide alors de se venger et lui prédit sa mort avant le vendredi 13. Quand Bruno est attaqué quelques jours plus tard, il décide de se réfugier auprès de Miranda afin d’échapper à cette sinistre prédiction.
[Cette critique a été rédigée par Zarline, auteur du blog Un moment pour lire que nous vous invitons à découvrir.]
> Close-up fait partie des trois premiers romans publiés de la nouvelle collection Vendredi 13 des éditions La Branche. Patrick Raynal, directeur de collection, a réuni 13 auteurs français autour du thème du vendredi 13, avec au final 13 romans noirs qui devraient, par la suite, être adaptés par Agora Films. Pour plus d’informations sur cette collection, je vous invite à lire le très appétissant dossier de presse à cette adresse.
Mais revenons au livre de Michel Quint. Tout d’abord, je dois préciser que je n’avais jusqu’ici jamais lu cet auteur malgré l’énorme succès rencontré par Effroyables jardins. C’est donc avec une grande curiosité que j’ai découvert Close-up.
Premier constat : Michel Quint, c’est un vrai style. Mélange de gouaille des bas-fonds et de métaphores recherchées, de phrases parfois courtes, parfois extrêmement travaillées. Dès les premières pages, j’ai été soufflée par ce style que j’ai trouvé original, intéressant, mais surtout si personnel. C’est une écriture qui, je pense, peut lasser sur la longueur, mais qui, sur 207 pages, m’a totalement enchantée. Petit extrait de la première page pour vous mettre dans l’ambiance:
« Le Quolibet, cabaret-bar, musique, attractions diverses, vedettes internationales de la télévision. Derrière le battant, on se tape le nez dans une sorte de grande muleta de velours cramoisi qui pend là, juste contre, pour museler le froid au bord d’un court couloir éclairé faible par les photos sous cadres luminescents des artistes présents ou passés dont le génie relève le magnétisme du lieu. Puis on donne encore du front dans un autre chiffon doux, comme ces bêtes taureaux des dimanches, et nous y voilà. »
Pour le reste, Michel Quint nous plonge dans une ambiance, mélange de cabaret et de grande finance. J’ai beaucoup aimé le côté mystérieux mais accueillant du Quolibet et l’intrigue prenante de Close-up. Le lecteur suit, impatient, les quelques jours précédant la mort annoncée de Bruno et ses tentatives pour empêcher ce funeste destin et découvrir son commanditaire. La petite troupe du Quolibet qui l’accompagne forme une galerie de personnages attachante et burlesque.
L’intrigue, sans être haletante et pleine de rebondissements, retient son lecteur jusqu’à la fin. L’ensemble est plutôt fin et j’ai pensé tout au long du roman que cette histoire ferait un bon film, intriguant sans avoir besoin d’en faire trop. C’est donc avec plaisir que j’ai découvert dans le dossier de presse que cette adaptation était prévue.
Au final, un très bon roman, avec une intrigue bien construite, une ambiance séduisante, des personnages attachants et un style vraiment intéressant. Je ne dis pas que ce livre restera une lecture inoubliable, mais c’est définitivement une réussite, qui me donne à la fois envie de découvrir l’œuvre de Michel Quint, et le reste de cette collection.
je l’ai acheté sur les conseils d’YV, bien connu des Agents littéraires, qui en parlait sur son propres blog http://lyvres.over-blog.com/
je ne l’ai pas terminé, aucune opinion sur l’intrigue. Mais j’aime beaucoup le style, très à-part, mélange de suite de mots à mâcher lentement et, comme le note justement zarline, de phrases soit courtes soit très ciselées.
Pour être parfaitement honnête, mon fils de presque 16 ans l’a lu avant moi et estime l’intrigue indigente, mais il faut dire qu’il aime bien les rebondissements…
Cet excellent bouquin fera-t-il un excellent film ? Pas sûr. Je n’en suis qu’à la moitié, donc je m’avance un peu, mais la trame semble un peu légère et les rebondissement rarissimes.
Ce livre, c’est avant tout une suite de phrases à mâcher,excellentes et créatrices d’ambiances bizarres et jouissives.
L’auteur s’est visiblement fait très plaisir à écrire son bouquin et, heureusement, on en profite à plein.
je l’ai acheté sur les conseils d’YV, bien connu des Agents littéraires, qui en parlait sur son propres blog http://lyvres.over-blog.com/
je ne l’ai pas terminé, aucune opinion sur l’intrigue. Mais j’aime beaucoup le style, très à-part, mélange de suite de mots à mâcher lentement et, comme le note justement zarline, de phrases soit courtes soit très ciselées.
Pour être parfaitement honnête, mon fils de presque 16 ans l’a lu avant moi et estime l’intrigue indigente, mais il faut dire qu’il aime bien les rebondissements…
Cette critique me donne très envie de lire ce livre. merci ! je sens que cette collection « vendredi 13″ va me plaire…
Cet excellent bouquin fera-t-il un excellent film ? Pas sûr. Je n’en suis qu’à la moitié, donc je m’avance un peu, mais la trame semble un peu légère et les rebondissement rarissimes.
Ce livre, c’est avant tout une suite de phrases à mâcher,excellentes et créatrices d’ambiances bizarres et jouissives.
L’auteur s’est visiblement fait très plaisir à écrire son bouquin et, heureusement, on en profite à plein.