> Le livre: Les Amitiés silencieuses – Le Fou (tome 1), de Claude Lustier, The Book Edition, 529 pages , 6,16 € en téléchargement, 16,20 € en format papier.
> Présentation: Les Amitiés silencieuses un café-théâtre situé à Montmartre. Signes particuliers: il est interdit aux consommateurs, au public de communiquer oralement. Mais quand Laura pousse les portes pour y rejoindre un ami, elle est loin d’imaginer que sa vie va basculer dans l’horreur. Des personnages ambigus, truculents, souvent complexes, victimes ou acteurs plus ou moins consentants du projet « Atlantide », une redoutable machine de guerre développée au cœur de la Guadeloupe par les nazis peu de temps avant leur déroute et destinée à maîtriser les phénomènes météorologiques. Le premier tome, intitulé Le fou, débute comme une saga familiale à l’aube du 20ème siècle, dans un village du Devonshire et s’achève à Paris au début du nouveau millénaire.
[Cette critique a été rédigée par Diana Toumi, auteur du blog Dianatoumi que nous vous invitons à découvrir.]
> Ce qui interpelle au départ dans ce roman, c’est l’évocation du titre en quatrième de couverture : « Les Amitiés silencieuses est un café-théâtre situé à Montmartre. Signes particuliers : il est interdit aux consommateurs, au public de communiquer oralement.»
L’idée d’empêcher délibérément les gens de s’exprimer à voix haute a de quoi séduire, elle suppose en effet un je-ne-sais-quoi d’absurde, d’ubuesque ; en réalité, si les clients ne parlent pas aux tables des Amitiés silencieuses, c’est parce que c’est un café-théâtre fréquenté par des personnes souffrant de surdité. Et, d’ailleurs faisant fi de cette « interdiction » promise au lecteur, certains des personnages principaux s’y expriment oralement… sans scrupule !