Category Archives: Presque Lune Editions

« Conchito », de Pascal Juan

conchito

> Le livre : Conchito Pascal Juan, Presque Lune éditions, 235 pages, 17 €.

> Présentation : Patrick est un jeune homme qui ne trouve pas de travail. Pas d’ambition ni de volonté particulière, il crée sa propre activité : faire le ménage nu. Il devient, dans le travail, Conchito. Mais, Conchito phagocyte Patrick, et celui-ci file un mauvais coton. Plus son entreprise se développe, plus Patrick doit faire face à une « régression pénienne » (p.162). En d’autres mots, « son sexe rétrécit, aspiré de l’intérieur ».

[Cette critique a été réalisé par Yv auteur du blog Lyvres, dont vous pouvez découvrir le portrait sur ce site.]

 

> Sur une idée de départ originale, un homme qui décide de se lancer dans le ménage nu, Pascal Juan écrit un livre non dénué de longueurs – si je puis m’exprimer ainsi eu égard aux malheureux déboires de Conchito -, mais doté de belles qualités – bon, c’est pareil, évitons toute allusion.

Les longueurs sont au milieu du bouquin où l’on sent que Patrick/Conchito tourne un peu en rond et que le livre n’avance plus. Mésaventures et malheurs s’amoncellent sans que l’on ait vraiment d’empathie pour lui. Mais la fin redonne un peu de couleurs au personnage et d’intérêt à la lecture.

« Les travaillants », de Grégoire Courtois

Les travaillants

> Le livre : Les travaillants de Grégoire Courtois, Presque Lune Editions, 248 pages, 18.5 €.

> Le pitch : Ici, nous sommes dans le royaume du travailler plus, mais à une époque située dans un futur post apocalyptique où les êtres humains en sont réduits à vivre dans des bureaux cloisonnés dans de grandes tours de verre d’un autre siècle. Ce ne sont plus des êtres humains mais des travaillants. Dans leur box, prostrés sur leur écran, ces travaillants ne peuvent se défaire de la paranoïa qui les tenaille à longueur de journée. Enfermés dehors, ce ne sont plus des travaillants mais des chats.

[Cette critique a été rédigée par Colimasson, auteur du blog Colimasson perd son temps que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Aux premières pages, le roman déstabilise le lecteur. Prose poétique, les trois pages d’ouverture nous parlent d’un monde qui approche de l’apocalypse et nous interrogent sur des problématiques que le livre semble vouloir résoudre avec nous plus tard…