> Le livre : Ali Amour
, Michèle Bayar, éditions Orizons, 193 pages, 17 €.
> Présentation : Une femme, Andrée Amour – quel nom ! – écrivaine pour le jeunesse, est en pleine rupture amoureuse. Enfant d’un couple mixte, fille de l’absence et du silence – ceux du père – elle a construit seule sa vie et ses rêves jusqu’au jour où… Le fantôme du père, décédé depuis dix ans, revient. Que vient-il faire ? Si longtemps après ?
[Cette critique a été rédigée par Malaura, dont vous pouvez retrouver l'ensemble des critiques sur Babelio]
> Ses parents étant morts depuis de nombreuses années, Andrée sait que le dialogue avec son père à la fois admiré et craint est désormais impossible, elle a donc enseveli sa blessure sous un imaginaire des plus fertiles.
C’est ainsi qu’elle a crée Simone, sorte de double d’elle-même, reflet amélioré de sa propre personne, sensée la représenter dans un roman où elle aurait évoqué sa jeunesse en Algérie et dont elle espérait, à travers la rédaction de ses souvenirs, interroger l’être inaccessible qu’avait été Ali Amour, son père.