> Présentation : Depuis Mythologies jusqu’aux Conquérants, en passant par Du bon usage des moyens de transport, Les Vagabonds ou Partir en mer, Marc Wiltz, éditeur de livres de voyage depuis quinze ans, a « classé » quatre-vingts livres dont il s’est nourri pour ses propres voyages. Pour en faire connaître certains ou mieux comprendre d’autres, et pour dire l’affection profonde qu’il ressent pour leurs auteurs, il se livre à un salutaire exercice d’admiration.
[Cette critique a été rédigée par Matilda, auteur du blogue Raison et sentiments que nous vous invitons à découvrir.]
> Je suis bien embêtée pour rédiger ce billet. Quand Les agents littéraires m’ont proposé ce titre je venais de finir, ou je lisais, Premier bilan après l’apocalypse et j’avais très envie de lire d’autres livres sur des livres. Sauf que une fois le bouquin en main je n’ai plus eu envie. Et pan. Je me suis donc dit, c’est bon cocotte, tu as un mois pour avoir de nouveau envie, pas de problème.
Sauf que… un mois plus tard, c’est à dire avant-hier je n’avais toujours pas envie. J’ai quand même pris le bouquin, même si d’autres me tentaient et je l’ai lu. Et je n’ai pas passé un bon moment ; enfin pas un excellent moment. Et à ce stade-là, je ne sais même plus si c’est le bouquin qui avait un problème ou moi qui n’était simplement pas dans les bonnes dispositions.
D’un certain point de vue, la mention du livre et son résumé pourraient, à eux seuls, donner à des gens envie de le lire, mais d’un autre, un billet si décousu ne doit pas jouer en sa faveur. Et c’est bête, parce qu’il y a des trucs bien dans le bouquin. Déjà, il parle de bouquins pas forcément connus du commun des mortelset donne envie de se plonger dedans. J’ai découvert Hergé sous un autre angle, eu encore plus envie de lire Swift, Marco Polo, Jules Verne, Stevenson, Alexandra David-Neel… De plus, l’auteur ne contente pas de parler de bouquins parus il y a douze mille ans ; des livres édités seulement l’année passée ou avant, sont présentés et de façon aussi… disons importante que les « classiques ».
Mais j’ai été agacée par les phrase inutilement longues de l’auteur, ses digressions parfois peu intéressantes parfois et surtout le manque de… d’âme je dirais, insufflées par ses petites présentations. Là où Beigbeder me faisait rire, et donnait envie, Marc Wiltz me semblait simplement présenter l’œuvre, son contexte, son histoire et ne pas lui apposer la teinte de ses émotions de lecture, ce qui aurait pu le retourner à ce moment-là et ce qu’il a ressenti. Tout cela m’a semblé un peu trop lisse, en définitif.
En deux mots : ce billet n’est certainement pas le plus apte à donner envie de lire ce livre ; ou plutôt si, plongez dans le bouquin vous-même, vous verrez ce que vous ressentez. Ce n’était pas le moment pour moi de le lire, mais il va bientôt se retrouver dans mes étagères, et attendre qu’une relecture l’en sorte et lui donne (ou pas) le relief qu’il mérite.