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« 121 curriculum vitae pour un tombeau » et « Portraits », de Pierre Lamalattie

121 curriculum vitae pour un tombeau

> Les livres : 121 curriculum vitae pour un tombeau et Portraits, de Pierre Lamalattie, L’Editeur, 448 et 144 pages, 22 € et 9 €.

> Présentation : Au cours d un trajet en voiture avec sa mère malade,  Pierre, un artiste râleur, a un déclic. Ce jour-là, il décide d’entreprendre enfin quelque chose de sérieux : peindre un cycle de 121 portraits de femmes et d’hommes de son temps, chacun représenté par une sorte de CV ; un « tombeau », au sens où l’entendent les musiciens, c’est-à-dire un hommage solennel à des personnes vivantes ou disparues. 121 curriculum vitae pour un tombeau est un roman, au style très corrosif, qui raconte l’aventure d’un peintre parti à la recherche de ses modèles. Dans Portraits, Pierre Lamalattie rassemble 121 portraits d’hommes et de femmes de notre temps : nombre d’entre eux correspondent et illlustrent les personnages imaginés dans le roman.

[Cette critique a été rédigée par Skritt, auteur du blog  Les Lectures de Skritt que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce roman, indissociable de Portraits du même auteur, nous raconte comment l’artiste monte son projet, une exposition de peinture intitulée 121 curriculum vitae pour un tombeau. Dans la vie de tous les jours, son travail, ses rencontres, ses méditations, nous parvient la construction d’une œuvre contemporaine, non pas vu par un visiteur dans une galerie, mais vu par l’artiste lui-même.

« Les successions », de Mikaël Hirsch

Les successions

> Le livre : Les Successions, de Mikaël Hirsch, L’Editeur, 288 pages.

> Présentation : Pascal Klein est un brillant marchand d’art, bien que conscient que certaines des œuvres qu’il expose sont parfois plus proches de l’escroquerie intellectuelle que de la véritable création artistique. Mais sa réussite matérielle ne suffit plus au héros qui s’interroge à la fois sur l’origine de la vocation picturale de son père et sur sa propre frustration de ne pouvoir peindre comme lui… Or, les réponses à ses questions se trouvent sans doute dans la toile de Marc Chagall qui ornait la chambre paternelle lorsqu’il était enfant, avant de disparaître au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pascal part donc à la recherche de ce tableau, comme à la découverte de ses propres racines, et l’enquête sur la spoliation des biens juifs devient pour lui quête existentielle.

[ Cette critique a été rédigée par Argali du blog d'Argali que nous vous invitons à découvrir]

 

>Les successions, ce sont des objets dont on hérite, qui passent de mains en mains ; ce sont des histoires, des sentiments, des influences… qui nous façonnent sans qu’on en ait toujours conscience. Bien avant de se mettre sur les traces d’un tableau de famille dont il ne sait rien, Pascal Klein le pressent déjà : « Dans les entrelacs brunis, les taches de Sienne, toutes ces sanguines délavées par le soleil, Pascal voyait un résumé sidérant de ce qui faisait pour lui la valeur d’une toile de maître, c’est-à-dire la transmission, ce voyage dans le temps. »