Category Archives: La Boîte à Bulles

« Mimi Stinguette au naturel », de Myriam Rak

Mimi Stinguette au naturel

> Le livre : Mimi Stinguette au naturel, par Myriam Rak, La boîte à Bulles, 158 pages, 16 € .

> Présentation : Mimi Stinguette, c’est une petite héroïne blondinette glamour, décalée et rock’n'roll, un peu looseuse sur les bords, qui affronte le quotidien avec féminité, quelques gros mots et beaucoup d’autodérision. Au fond, c’est un peu notre histoire à tou(te)s : nos ratés, tellement savoureux que l’on préfère en rire et nos subtiles retouches de la vérité, tellement séduisantes que l’on préfère y croire. Bref, toutes ces petites choses « qui n’arrivent qu’à elle » et qui finalement nous sont arrivés à tous.

[Cette critique a été rédigée par Caro, auteur du blog caro85 que nous vous invitons à découvrir}

 

> Voici une bande dessinée qui surfe sur la vague des albums girly qui sortent depuis quelques années, dans la lignée des Pénélope Bagieu et autres Margaux Motin. Là encore, il s’agit d’un album regroupant des dessins parus auparavant sur un blog (sur http://mimistinguette.canalblog.com/ et depuis septembre 2011, sur http://ks304050.kimsufi.com/~mimi/), rien de très original sur le principe donc.

« La Femme de l’Ogre », de Bernadette Appert & Etienne Appert

La Femme de l’Ogre

> Le livre : La Femme de l’Ogre, de Bernadette Appert & Etienne Appert, La Boîte à Bulles, 144 pages, 17 €.

> Présentation : Qui ne connait pas le conte du petit Poucet ? 7 frères abandonnés dans les bois qui trouvent refuge chez un ogre un peu trop affamé. Dupé par une ruse de Poucet, l’ogre égorge ses 7 filles… Depuis des siècles, les conteurs présentent cette histoire comme l’aventure glorieuse d’un enfant malin, mais personne ne s’intéresse à la douleur de la femme de l’ogre : elle qui, au petit matin, retrouve ses filles assassinées…

[Cette critique a été rédigée par Mo’, auteur du blogue Le Bar à BD que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Vous connaissez l’histoire du Petit Poucet dont La Femme de l’Ogre s’inspire. Vous savez donc que le Petit Poucet a usé d’un subterfuge pour échanger les six bonnets de ses frères et le sien contre les sept couronnes des fillettes avant de se coucher. La nuit venue, l’Ogre a confondu les fratries, emporté ses filles et qu’il a dévorées.

« Kaze, cadavres à la croisée des chemins », de Vincent Dutreuil

Kaze, cadavres à la croisée des chemins

> Le livre : Kaze, cadavres à la croisée des chemins de Vincent Dutreuil, La Boîte à Bulles, 17 €.

> Présentation : Japon, 1603. Jiro, un charbonnier, tombe par hasard sur un cadavre transpercé d’une flèche, gisant à la croisée des chemins. Témoin de cette découverte, Kaze, rônin de passage,  décide de mener sa propre enquête, dut-elle mettre à mal « l’ordre établi ».

[Cette critique a été rédigée par David, chroniqueur du blog IDDBD que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Pour une fois, je vais commencer par la fin, histoire de combler un petit sentiment d’absence qui subsiste une fois ce livre refermé…  Ce sont des points de suspension, un petit vide comme lorsqu’on sort d’un espace où les règles du jeu nous sont apparus à la fois précises et floues. Comment l’expliquer clairement ? Disons qu’au court de cette lecture,  l’impression de marcher sur une corde ne m’a jamais quitté. Car, plus qu’une histoire de samouraï détective, Kaze est un récit qui oscille constamment entre les cultures orientales et occidentales. Il suffit de voir le sous-titre pour comprendre cette double nature. L’enjeu ici est donc de savoir si cette corde imaginaire est un lien ou une limite.

« Conte de la rivière », de Sarah Masson

Conte de la rivière

> Le livre : Conte de la rivière, de Sarah Masson, La boîte à bulles, collection champ livre, 16 €.

> Présentation : Émile, grand chef, a choisi de prendre sa retraite pour s’adonner aux activités qui lui tiennent vraiment à cœur : culture potagère, parties de pêche entre amis et surtout recherches culinaires sans contraintes. A travers la (non-)histoire de pêche d’un « esox lucius », un fabuleux brochet d’au moins 1 mètre et pesant 15kg, Conte de la rivière révèle différentes manières d’envisager la création et le rapport au monde, au travers de ses trois principaux protagonistes, en mêlant ambiances délicates et personnages délicieusement ciselés.

[Cette critique a été rédigée par Tilly, auteur du blogue de tilly, dont vous pouvez découvrir le portrait, et plusieurs critiques sur ce site.]

 

> Ce que ne disent ni le titre, ni le pitch, c’est le principal : Conte de la rivière est un livre dessiné, enfin je ne sais pas si c’est comme cela que l’on dit car je n’ai pas l’habitude. Je n’ai pas lu beaucoup de bandes dessinées, mais je suis sûre que ce n’en est pas une. J’ai lu jadis des livres illustrés, mais ce n’en est pas un non plus.

C’est plutôt une fresque picturale poétique mise en pages et en chapitres :

« Un amour simple », de Bernard Grandjean

Un amour simple

> Le livre : Un Amour Simple de Bernard Grandjean, La Boîte à Bulles, 256 pages, 18 €.

> Le pitch : Au centre d’hébergement des Acacias, une poignée d’éducateurs accompagne chaque jour le quotidien d’une cinquantaine d’handicapés mentaux. C’est dans ce centre que Nono et Lucy ont découvert qu’ils s’aimaient. Et si leurs journées continuent d’être rythmées par les prises de médicaments et par un travail de manutentionnaire en CAT, désormais, ils sont deux. Un jour, Lucy vole un livre sur les océans et mers de France dans un hypermarché. Conquis à l’avance par des paysages comme ils n’en ont jamais vu, ils décident d’entreprendre le voyage de leur vie…

[Cette critique a été rédigée par Fée Bourbonnaise, auteur du blog Tout à fée… Bourbonnaise ! que nous vous invitions à découvrir. A lire également : le portrait que nous lui avons consacré récemment sur ce site]

 

> Rares sont les livres ou films qui traitent aussi bien de la « différence ». Parce qu’il est facile de pousser à l’exagération pour attirer la sympathie du lecteur et lui tirer quelques larmes ou pitié. Ici, l’auteur a su rester humble et avec une certaine neutralité.

Dans cette bande dessinée au cœur d’un foyer d’accueil pour personnes handicapées mentales, Bernard Grandjean nous montre qu’on peut être déficient et, comme n’importe qui, éprouver des sentiments amoureux.