Category Archives: Editions Symétrie

« Guide des DVD de musique classique », de Maxime Kaprielan et Pierre-Jean Tribot

Guide des DVD de musique classique

> Le livre : Guide des DVD de musique classique de Maxime Kaprielian et Pierre-Jean Tribot, éditions Symetrie, 236 pages, 19,50 €.

> Présentation : Le DVD est devenu un acteur incontournable du marché de la musique classique. Image, son, multilinguisme des sous-titres, bonus : les atouts sont nombreux pour faire de ce support un vecteur essentiel de diffusion de musique. Avec près de 3000 références disponibles à l’achat, enrichies chaque mois de nouvelles parutions, il était temps de proposer un choix des meilleurs titres dans les domaines de l’opéra, de la danse,du concert et du documentaire musical. En 200 notices, ce guide vous propose des enregistrements par les grands interprètes d’hier et d’aujourd’hui, des incontournables et des raretés à découvrir, sélectionnés pour leur qualité éditoriale et artistique.

[Cette critique a été rédigée par Ruben, auteur du blog Hotel MariaCarla que nous vous invitons à découvrir]

 

> Ce guide représente un très bon moyen pour se repérer dans l’univers des DVD de musique classique. La sélection choisie par les 2 auteurs est d’un goût indiscutable : je connais moi-même une grande partie des ces DVD et, quoi que vous choisissiez dans cette liste,il s’agit d’un chef d’oeuvre que ce soit pour l’interprétation, la mise en scène ou la qualité du tournage.

« La part du feu », de Michèle Bus-Caporali

La part du feu

> Le livre: La part du feu, de Michèle Bus-Caporali, éditions Symétrie, 145 pages, 11 €.

> Présentation : Ton départ fulgurant n’a été qu’un immense appel, un cri total vers la vie, d’une intensité qui l’a transposé hors de l’audible. Étourdissant, il se perpétue en infrasons pour demeurer ici. Par bonheur, la musique était entrée en moi assez tôt pour me faire vibrer d’une autre manière. Ces derniers temps, je n’ai été que la fille adoptive du silence. L’heure est venue de réintégrer le domaine impalpable des sons pour y trouver le soulagement. Finie l’inaction totale qui éteint. Heureusement, en musique, il s’agit d’abord de planer sur des étendues calmes, en attendant de redevenir capable de se laisser filer pour descendre des rapides, animé d’une autre sorte d’émotion.

[Cette critique a été rédigée par Anne, du blog Des mots et des notes que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce récit (oui, récit plus que roman) est porté par la voix d’une mère qui dit le deuil impossible de sa fille. Claire est morte à 22 ans, et le doute qui plane dans les premières pages du roman est levé après un certain temps : il semble que la jeune fille se soit jetée sous un train. Pourquoi cette fille, brillante et belle, à qui tout semblait sourire dans la vie, a-t-elle donné fin à ses jours ? La mère, dont nous ne connaîtrons jamais le prénom, exprime sa colère, son déni, son impuissance à trouver des réponses.

« La Marrakech du Nord », de Hervé Mestron

La Marrakech du Nord

> Le livre : La Marrakech du nord, de Hervé Mestron, éditions Symétrie, 59 pages, 9,80€.

> Présentation : Je suis olympien dans cette tenue. Les palmes claquent sur les rosaces de ciment. Le barman m’adresse un petit sourire, style : « C’est fun ton truc ». Une vaste discothèque en plein air, ponctuée de tables basses et de lanternes. Une extase. L’éclairage flottant, la caresse des bougies, le vent tiède de la nuit, Betty Boop assise seule à une table devant deux verres… Houlà, la soirée attendue depuis des lustres. Je commence à respirer très fort dans mon tuyau en plastique. Une vraie chaudière à fuel. Un rhinocéros, prêt à foncer tête en avant. Sur la salsa de Knokke-le-Zoute, je remue mon corps en latex dans tous les sens. Mine de rien, je me rapproche de Betty. Avec les bras, j’effectue quelques mouvements d’inspiration versaillaise, couleur Louis XIV.

[Cette critique a été rédigée par Alice, auteur du blog casentlebook que nous vous invitons à découvrir.]

 

>Le Musicos est contrebassiste. Un musicien un peu paumé qui aurait pu connaître la gloire s’il n’avait pas la mauvaise habitude de s’engager dans les pires plans. Cette fois, direction La Marrakech du Nord… un nom qui pourrait bien le faire rêver… s’il ne s’agissait pas d’un camping de la cote belge, bien calé sur les plages de Knokke-le-Zoute.

« Images d’Epinal », de Hervé Mestron

Images d’Epinal

> Le livre : Images d’Epinal, de Hervé Mestron, éditions Symétrie, 69 pages, 9,80 €.

> Présentation: Le pire pour un célibataire, c’est la bouffe. À une époque, je plaçais un miroir devant moi. Je me regardais manger, je me parlais, je me souriais, mais très vite, une sorte de ronron s’est installé. Je me curais les dents avec ma fourchette et la personne en face de moi faisait pareil. J’attrapais les spaghetti avec les doigts, hop, elle m’imitait. Je faisais la gueule, bing, kif-kif, elle me renvoyait une bouille de six pieds de long. Ça n’a pas été facile, mais j’ai fini par me demander le divorce. Puis pour ajouter une charge symbolique, j’ai brisé le miroir, posé ma contrebasse à l’autre bout de la table et, à partir de ce jour, mes problèmes de couple se sont tassés. Tout baigne.

[Cette critique a été rédigée par Fée-tish, auteur du blogue Le boudoir littéraire que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Un livre minuscule, une quatrième de couverture qui respire le burlesque et une couverture toute en simplicité mais vraiment très représentative de ce court roman.

« Villa Marguerite », de Hervé Mestron

Villa Marguerite

> Le livre: Villa Marguerite, de Hervé Mestron, éditions Symétrie, 62 pages.

> Présentation: « Je l’entends chanter sous la douche et mon sourire s’éteint brusquement tandis que mes oreilles se bouchent. Cristina chante faux. Au début, j’ai cru à une erreur de transmission du larynx, mais non, c’est comme ça jusqu’à la fin, c’est horrible, et elle continue de brailler en se gargarisant avec le shampooing. Je me suis toujours juré de ne jamais épouser une fille qui chante faux (…) En même temps, on ne largue pas la mère de ses futurs enfants pour une défaillance vocale. »

[Cette critique a été rédigée par Lystig, auteur du blog L'Oiseau-Lyre que nous vous invitons à découvrir]

 

> Un très court roman : 58 pages ! Déjanté ! (tiens, cela me fait penser à François Thomazeau et David G.F. Kapell).

« La décapoute », de Hervé Mestron

La Décapoute

> Le livre: La décapoute,de Hervé Mestron, Editions Symétrie, 65 pages, 9,80 €.

> Présentation: J’arrive de Tokyo. Retour dans le caveau familial. Je ne suis qu’amour et j’ai un petit mot gentil pour tout le monde. Le radiateur du couloir, le placard encastré, le clou auquel j’accroche mon trousseau de clefs. Je suis quelqu’un de très organisé. Un compliment, une caresse, pour moi ce n’est pas grand-chose, pour eux c’est tellement important. Je suis accueilli en héros. Je suis le seul dans cette maison à entrer et sortir avec une sorte d’autonomie parfaite, cela force le respect.

[Cette critique a été réalisée par Séverine des Chroniques assidues que nous vous invitons àdécouvrir]

 

>Le narrateur, un contrebassiste professionnel, voyage de Tokyo à Deauville au gré des contrats et concerts. Sa vie n’est pas de tout repos mais heureusement qu’il est entouré de ses « amis » : Marie-Sophie la cafetière, Francis le grille-pain et surtout,  Denise sa contrebasse, compagne fidèle avec laquelle il partage son lit. Un jour, son agent l’appelle pour un remplacement au casino de Deauville. Il y rencontre Mélanie, c’est le coup de foudre réciproque, du moins le croit-il…

« Les Grotesques de la musique » d’Hector Berlioz

Les grotesques de la musique

> Le livre :  Les Grotesques de la musique, de Hector Berlioz, éditions Symétrie, préface de Gérard Condé, 252 pages, 9,80 €.

> Présentation : « L’art musical est sans contredit celui de tous les arts qui fait naître les passions les plus étranges, les ambitions les plus saugrenues, je dirai même les monomanies les plus caractérisées. Je m’abstiendrai de parler à ce sujet des hommes de lettres, qui m’écrivent, soit en vers, soit en prose, sur des questions de théorie musicale dont ils n’ont pas la connaissance la plus élémentaire, en employant des mots dont ils ne comprennent pas le sens ; qui se passionnent de sang-froid pour d’anciens maîtres dont ils n’ont jamais entendu une note ; qui admirent en bloc et avec la même effusion de cœur, deux morceaux signés du même nom, dont l’un est beau en effet, quand l’autre est absurde ; qui disent et écrivent enfin ces étonnantes bouffonneries que pas un musicien ne peut entendre citer sans rire. Il est bien évident que les gens qui s’attribuent le droit de divaguer à propos de musique sans la savoir, et qui se garderaient pourtant d’émettre leur opinion sur l’architecture, sur la statuaire, ou tout autre art à eux étranger, sont dans le cas de monomanie. » [Hector Berlioz]

[Cette critique a été rédigée par Jul, auteure du blog Le Parfum Des Livres que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Curieux titre mais tellement approprié que celui de « grotesques de la musique » que Berlioz attribue à ces imposteurs croyant connaître suffisamment la musique pour la critiquer. Pour la petite histoire, les choristes de l’Opéra de Paris, fort ennuyés de voir leur maître décerner un livre (Les soirées de l’orchestre) à des choristes allemands, ont réclamé dans une lettre à Berlioz « un volume de contes véritables, d’histoires fabuleuses, de farces même ». Les Grotesques de la musique en sont le résultat. C’est une compilation de textes plus ou moins longs que nous offre le compositeur, qui se révèle au fil du texte un fin critique doté d’une plume aiguisée, et qui sont le plus souvent à caractère caricatural. On peut d’ailleurs retrouver une bonne partie de ses textes dans La Gazette Musicale de Paris, qui y sont parus lorsque Berlioz y avait une place de critique.

« Alain Fondary, la voix du souffleur », de Patrick Alliotte

Alain Fondary La vois du souffleur

>Le livre : Alain Fondary, la voix du souffleur de Patrick Alliotte, Éditions Symétrie  168 pages,  19 €.

>Le pitch : « S’il vous plaît ! Permettez ! Mesdames et Messieurs !… Je suis le Prologue. L’auteur a cherché à peindre une tranche de vie. Il a pour seule maxime que l’artiste est un homme, et que c’est pour les hommes qu’il doit écrire et s’inspirer de la vérité. Plutôt que nos pauvres défroques de bouffons, considérez nos âmes, car nous sommes des hommes de chair et d’os… Allons ! Commencez ! » C’est par ces mots chantés par le Prologue dans Pagliacci, l’opéra de Leoncavallo, que j’entendis pour la première fois Alain Fondary. Je n’imaginais pas qu’ils me conduiraient à devenir l’auteur qui vous conte ici l’histoire de ce gosse destiné à devenir athlète de haut niveau et souffleur de verre, mais qui a rencontré son destin d’artiste lyrique tardivement et a débuté sa carrière à l’âge où d’autres achèvent la leur.

[Cette critique a été rédigée par Lydia, auteur du site Livres et manuscrits, que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Voici une très belle biographie de quelqu’un que l’on connait peu, à part, peut-être, le mélomane averti. Si j’aime énormément la musique classique et l’opéra, j’avoue ne pas vraiment connaître mes contemporains qui s’y intéressent aussi et qui font en sorte de contribuer à la pérennité de ce patrimoine culturel.

Patrick Alliotte, élève d’Alain Fondary, rend hommage ici (si je puis employer cette formule employée, habituellement, de façon posthume) à son baryton de maître. Il le fait avec brio, s’effaçant complètement pour laisser place à son imposant mentor et à sa vie.