> Le livre: Le dernier contrat
, de Olivier Maulin, éditions La Branche, 191 pages, 15 €.
> Présentation : « Mes livres explorent chacun à leur manière la difficulté de vivre dans un monde rationalisé à outrance, et proposent de renouer avec le rêve et, pourquoi pas, avec une forme d’héroïsme. Mes personnages, des inadaptés de la modernité, entreprennent ainsi un sabotage méthodique de certaines valeurs que notre époque considère comme définitivement acquises, et réenchantent joyeusement le monde pour le rendre plus supportable. » (Olivier Maulin)
[Cette critique a été rédigée par Lecteur en colère, auteur du blog Lecteurs en colère que nous vous invitons à découvrir]
> Sympathique roman de gare, qui nous fait suivre les aventures d’un homme, que l’on découvre tueur à gage, et qui est impliqué dans une histoire louche.
Les hommes qui ont assassiné son commanditaire le poursuive également. Cette chasse à l’homme le force à vivre son quotidien de personnage discret, prudent, toujours sur le qui-vive. L’assassin se transforme dès lors en enquêteur, intrigué par le meurtre de son commanditaire. S’ensuit une succession de découvertes le menant vers son destin.
La narration, toute linéaire, emmène gentiment le lecteur pas à pas vers sa conclusion intéressante et quelque peu inattendue. J’ai qualifié ce livre de roman de gare, car ce fut pour moi une lecture distrayante, mais il ne restera pas dans ma bibliothèque, un autre navetteur en profitera probablement le temps d’un trajet.
Toutefois, je reproche la quatrième de couverture qui mène d’avance le lecteur à la moitié du livre. Durant toute la première partie, on est à se demander : « mais il est où ce Frère-la-Colère ». Je conseillerais donc vivement de modifier ce résumé trop explicite.
> Si vous voulez découvrir ce roman, ne lisez pas ce qui suit : « Laminée par une crise économique et politique sans précédent, la France est plongée dans le chaos. Frère-la-Colère, un moine charismatique et exalté, émerge de la confusion, fédérant bientôt les rebelles de tout le pays pour renverser le pouvoir en place et hâter l’effondrement général. Prêt à tout, Frère-la-Colère engage un tueur à gages, un pro sur le retour, dépressif et alcoolique. Son contrat : assassiner le président de la République le samedi 14 juillet, pendant le défilé. L’avenir de la rébellion ne dépend plus désormais que d’un seul homme… »
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 



