Category Archives: Editions Jigal

« Le chasseur de lucioles », de Janis Otsiemi

Le chasseur de lucioles

> Le livre : Le chasseur de lucioles, de Janis Otsiemi, Jigal éditions, 16 €.

> Présentation: A Libreville au Gabon, des crimes sont commis contre des prostituées qu’on appelle les lucioles. Autour de ces crimes sauvages, les agents de la PJ enquêtent. D’autres affaires en parallèle viennent se greffer dont le gros braquage d’un fourgon. Plusieurs millions de francs CFA courent toujours avec à ses basques de nombreux amateurs. Janis Otsiemi, auteur déjà de nombreux ouvrages avec sa langue riche en verve, nous décrit un pays gangréné par la corruption. Qui dit mieux ? Polar social et urbain à tout va !

[Cette critique a été rédigée par Franck dit Bart alias la Singette, chroniqueur au Mague : http://www.lemague.net et auteur d’un second roman Dagmar aux éditions Kirographaires : http://www.syblio.com/dagmar ]

 

> Rien que le titre très accrocheur : Le chasseur de lucioles, quand on parle la langue de son auteur, on entre dans une autre dimension de l’expression sertie et imagée qui me fait foncièrement penser à la langue verte que j’affectionne particulièrement. C’est d’autant plus jubilatoire que chaque chapitre s’ouvre sur une maxime qui colle au sujet du livre. C’est aussi tout un pan de la richesse de la francophonie qui s’exprime à travers la voix de Janis Otsiemi, auteur prolixe de déjà 8 ouvrages.

« Sur nos cadavres, ils dansent le tango », de Maurice Gouiran

Sur nos cadavres, ils dansent le tango

> Le livre : Sur nos cadavres, ils dansent le tango, de Maurice Gouiran, éditions Jigal,  272 pages, 18€.

> Présentation : Le colonel Vincent de Moulerin vient d’être assassiné sur un parking de Marseille. Pour le commissaire Arnal, il est évident qu’il s’agit d’un meurtre fortuit et il demande bien vite au lieutenant Emma Govgaline de boucler l’affaire dans ce sens. C’est que des règlements de compte à répétition dans le milieu mafieux marseillais agitent la ville et qu’il serait de bon ton d’y mettre de l’ordre. Emma se charge donc de l’enquête et, troublée par le propre passé de son père, commence à s’intéresser à celui de l’ancien militaire. Elle soupçonne un profil de facho derrière le conseiller municipal droit et sans taches, et un meurtre de vengeance. Mais la vérité est bien compliquée que ça…

[Cette critique a été rédigée par Choco, auteur du blog Le grenier à Livres que nous vous invitons à découvrir]

 

> Aidée de Clovis Narigou, un ancien amant, et de ses contacts, Emma va enquêter sur le passé trouble de Vincent de Moulerin. Grâce aux informations de Mario Crescensi, un ancien journaliste, elle apprend que ce dernier est un ancien para qui a fait la guerre d’Indochine avant de rejoindre l’Algérie et les rangs de l’OAS. Quelques années plus tard, c’est en Argentine que l’on retrouve le colonel. Son itinéraire n’est pas totalement clair et des zones d’ombres subsistent.

« Un été grec », d’André Fortin

POCHE 2

> Le livre: Un été grec, d’André Fortin, éditions Jigal, 288 pages, 9 €.

> Présentation : Ce matin-là, cela devait être un paisible départ en vacances, avec femme et enfants, vers le soleil de la Grèce. Mais quand le juge ouvre le dossier de ce gamin retrouvé noyé dans les calanques, il a la terrible intuition que cela ne va pas être simple. 40 ans plus tôt à Athènes, à l’aube du 21 avril 1967, Marina et Apostolos, jeunes étudiants révoltés, s’aiment fougueusement alors que les chars investissent la ville et la junte, le pouvoir ! L’engrenage des années a fait son œuvre, les bourreaux sont morts, les illusions perdues, mais pour le juge le doute subsiste encore…

[Cette critique a été rédigée par Olivia, auteur du blog Désir d’histoires que nous vous invitons à découvrir]

 

> Le roman se présente en chapitres alternés : d‘une part, le témoignage d’un juge d’instruction marseillais en route pour la Grèce et d’autre part, l’histoire d’amour de deux jeunes grecs sur fond de révolte, bien des années plus tôt. J’avoue avoir eu du mal à y entrer. Tout d’abord, à cause d’une surabondance de points d’exclamation. Ensuite, et surtout, le ton : l’auteur a pris l’option du ‘je’ narratif et dès le départ, on lit une description du héros, de sa femme, plutôt fastidieuses (et quelques peu caricaturales, surtout concernant les enfants) et qui m’ont gardée à distance.

« Le paradoxe du cerf-volant », de Philippe Georget

Le paradoxe du cerf-volant

> Le livre : Le paradoxe du cerf-volant, de Philippe Georget,  éditions Jigal,  317 pages, 18 €.

> Présentation : Pierre, boxeur de 27 ans, vient de perdre le combat de trop. Critiqué, déprimé, les doutes l’assaillent et la retraite se profile, contrainte et forcée. Afin de préparer sa reconversion, il accepte de jouer les « gros bras » pour Lazlo, prêteur sur gage croate réfugié à Paris… bientôt torturé et assassiné. Soupçonné par la police, Pierre se retrouve embarqué dans une histoire embrouillée qui semble prendre sa source dans les terribles massacres de civils des années 90 en ex-Yougoslavie.

[Cette critique a été rédigée par Amélie, auteur du blog  Les lectures d'Amélie que nous vous invitons à découvrir]

 

> Le roman est construit en trois parties, trois « rencontres » de 12 rounds chacune. Pierre se démène pour prouver son innocence et pour comprendre ce qui se trame dans sa propre vie. J’ai beaucoup aimé ce roman, alliant l’intrigue d’un bon polar et l’action d’un bon roman d’espionnage… avec le suspense. Sans que cela fasse artificiel, les rebondissements s’enchaînent et perdent le lecteur dans diverses fausses pistes… qui n’en sont pas tout à fait, cependant.

« Le Cramé », de Jacques-Olivier Bosco

Le Cramé

> Le livre : Le cramé de Jacques-Olivier Bosco, éditions Jigal, 284 pages, 17 €.

> Le pitch  : Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents. Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés ! Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis.

[Cette critique a été rédigée par Daniel Fattore, auteur du blog Fattorius que nous vous invitons à découvrir]

 

> Il fallait s’y attendre : un roman qui fait intervenir les forces de la BAC ne peut qu’être généreux en scènes choc, on le sait depuis Mako, roman de Laurent Guillaume. Paru il y a peu aux éditions Jigal, Le Cramé de Jacques-Olivier Bosco ne fait pas exception. Dans ce dernier roman, tout commence par un casse foireux qui met en scène la bande de Gosta Murneau, dit « Le Cramé » – foireux parce que quelqu’un, parmi les casseurs, a averti la police au préalable.  Dès lors, Gosta va infiltrer la police pour savoir qui est le traître. Accessoirement, il va se retrouver avec une enquête sur les bras, portant sur la disparition d’un enfant.