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« Prisme », de Thierry Prat

Prisme

> Le livre : Prisme, de Thierry Prat, éditions du Panthéon, 69 pages, 11 €.

> Présentation : « Le temps déroule sa spirale à travers le prisme d’un univers décliné en teintes pastel. » Thierry Prat, en guise d’introduction, s’amuse à mettre en abyme l’acte d’écriture en décrivant le phénomène de « la page blanche ». Il choisit la liberté, la liberté d’aborder des sujets aussi variés que la jalousie, la passion, l’édition, les balades vivifiantes dans une nature aux trésors accessibles, l’absence de l’être aimé, les choses simples de l’existence. Par un style très visuel, il engage son lecteur à partager les morceaux choisis d’un carnet de confidences. Quinze moments de vie, quinze textes courts habités par des personnages parfois évanescents.

[Cette critique a été rédigée par Paola, auteure du blog Carnet de lecture que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Alors que beaucoup de recueils de nouvelles se résument à une accumulation d’histoires courtes, on sent qu’ici la présentation des textes a été réfléchie. Thierry Prat nous entraine dans son monde mais en y insérant des balises, une certaine structure. Par exemple, la première nouvelle, La page blanche, parle de la difficulté pour l’écrivain de trouver un sujet, de le développer et de trouver les mots justes. Il établit un parallèle entre l’écriture et le travail artistique où chaque coup de pinceau compte.

Dans le même ordre d’idée, dans la dernière nouvelle, Autobiographie, Thierry Prat s’adresse directement au lecteur et met un point final à ce recueil : « Tu en arrives à la dernière page. Tu crois me connaitre ou t’être reconnu. Nous nous sommes croisés. J’en suis sûr. Tu es une partie de moi. C’est pour toi que j’écris. »

Plusieurs nouvelles traitent de la nature. En suivant l’auteur, on sent l’odeur de l’herbe comme si on l’accompagnait dans ses promenades. Mais les histoires, comme la vie, ne sont pas toujours joyeuses. On y parle aussi de rencontres avortées ou de ruptures sentimentales. Et puis, certaines nouvelles étonnent ! Comme Derrière la porte verte, où il est question de pratiques sexuelles inavouables. Les textes de Thierry Prat, s’ils sont parfois très courts, arrivent néanmoins toujours à nous immerger dans un monde différent et plein de surprises.

Deux gros coups de cœur dans ce recueil de nouvelles. Le premier est purement sentimental et concerne le texte intitulé Pépite d’amour. C’est une véritable déclaration d’amour d’un père à sa fille atteinte de troubles du comportement. Alors que la société tente de normaliser l’enfant et de la faire entrer dans des cases, le père prend la différence de sa fille avec philosophie et cherche ce qui pourrait la rendre heureuse. Chaque geste d’amour, chaque éclat de rire est une victoire et un cheminement vers le bonheur.

Mon second coup de cœur concerne Lisez-moi ce soir. Ici, Thierry Prat dresse avec humour un portrait du monde de l’édition : livres mal distribués, pas disponibles, littérature business qui privilégie les auteurs bankables, textes prémâchés pour que le lecteur n’ait pas à réfléchir… Et un constat : « Aujourd’hui est écrivain celui dont les textes sont édités. Logique. La qualité de l’écriture, quelle importance ? ». Tout cela me donne encore plus envie de vous faire découvrir quelques-uns de ces auteurs bien cachés au fond des étagères et ces livres que l’on ne verra pas en tête de bancs des grandes librairies. Et de souligner le travail des Agents littéraires dont l’objectif est de faire la promotion des livres peu médiatisés. Merci à eux pour cette lecture ainsi qu’aux Editions du Panthéon.

 

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :


« La légende de Sealand », de Gregory Pichard

La légende de Sealand

> Le livre :La légende de Sealand – Clever, Capster et le notable, de Gregory Pichard, éditions du Pantheon , 143 pages, 14,00 €.

> Présentation : Sealand, le plus puissant de tous les empires, subit les persécutions d’un terrifiant Mage noir, surnommé Le Notable. Il tient sous ses ordres une armée de Subordonnés. Tout aussi sanguinaires et avides de pouvoir, ils ne connaissent cependant pas la véritable identité de leur maître. Quiconque découvre son secret disparaît entre ses mains. C est ainsi qu un Mage journaliste respecté, le père de Thomas Sipeu, s est éteint alors qu il était en mission d’infiltration parmi les Subordonnés. Quinze ans plus tard, Thomas apprend la vérité sur la mort de son père et décide de poursuivre sa quête. Pour sa première mission, il se dirige au nord de l empire, vers la ville de Litote. Heureusement, le jeune homme est assisté dans sa recherche de quatre de ses amis, d un prestigieux comte et d un vieillard mystérieux.

[Cette critique a été rédigée par Danielle, auteur du blog de Delcyfaro que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Une 4 ème de couverture alléchante, une histoire mêlant fantastique, vengeance, amitié, il n’en faut pas davantage pour être intrigué et avoir envie de découvrir un nouvel auteur.

« Luc et sa drôle de guerre », de Marc Drouot

Luc et sa drôle de guerre

> Le livre: Luc et sa drôle de guerre, de  Marc Drouot, Editions du Panthéon, 157 pages, 14 €.

> Présentation: Luc et sa drôle de guerre » réunit les souvenirs d’un jeune garçon dont l’adolescence a été marquée par la guerre de 1939-1945 : les rumeurs et les fausses « bonnes » nouvelles qui fleurissent jusqu’en juin 1940, le bombardement de la ville, le désarroi des soldats, l’entrée des Allemands, les appels du maréchal Pétain et du général de Gaulle, la chasse aux Juifs, les difficultés de ravitaillement et les contacts entre citadins et villageois, l’évasion du cousin de Luc, Stalingrad et l’érosion de l’armée allemande, le débarquement des alliés et la vie dans les abris avant la libération de la ville, l’action de la résistance et enfin, le 8 mai 1945, l’heure de la victoire.

[Cette critique a été rédigée par Dahlia, du blog Les lectures de Dahlia que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Encore un nouveau livre qui m’a gentiment été offert par le site des Agents littéraires, et comme toujours, c’est une très bonne découverte. Vous n’êtes pas sans savoir que je suis passionnée par la Seconde Guerre mondiale, j’ai donc sauté sur l’occasion quand Vincent me l’a proposé !

« Lucien », de Bernard Saint-Paul

Lucien

> Le livre : Lucien, de Bernard Saint-Paul, éditions du Panthéon, 289 pages, 18,50 €.

> Présentation : Grégoire Sauvagnac a bientôt 40 ans. Il est compositeur de musique de pub et vit avec sa fille en banlieue parisienne. La crise économique a tronqué les budgets, sa carrière musicale est en phase finale, son moral est en berne et sa vie compliquée. Un psychiatre improbable va l’aider à survivre. Une femme exceptionnelle va croiser son chemin, dont le parfum subtil sera son obsession. Saura-t-elle apaiser son ego maladif ? A quel prix pourra-t-elle lui redonner envie ?

[Cette critique a été rédigée par vhs auteur du blog Dans le monde de vhs que nous vous invitons à découvrir.]

 

> J’ai été sollicitée par les agents littéraires pour recevoir, lire et commenter ce livre. Ayant bénéficié de leur intermédiaire pour mon propre livre (Le mouroir aux alouettes), j’ai répondu évidemment favorablement à leur demande. D’autant plus favorablement que le thème m’intéressait : étant dans la quarantaine comme le personnage principal, je pensais trouver des problématiques similaires aux miennes, même si la comparaison s’arrête là… L’annonce d’un psychiatre et d’une femme exceptionnelle à ses côtés me paraissait également alléchante.