> Le livre : L’apothicaire de la rue de Grenelle
,de Jean-François Zimmermann, Éditions du Bord du Lot, 444 pages, 21 €, en vente sur le site de l’éditeur.
> Présentation : Nous sommes à Paris, au XVIIème siècle, quelques années avant la révocation de l’Édit de Nantes.
Alexandre Lasalle, médecin et apothicaire, est sans illusion sur l’efficacité de la médecine enseignée par la Faculté : « le bon remède est celui qui ne cause aucun tort au malade », dit-il. Son humanisme l’amènera à pratiquer l’alchimie – cet art qui commerce avec le diable – pour découvrir l’or potable, le remède universel. Il entraînera ses proches dans cette quête illusoire. Sur le canevas de ce Paris cruel et inquiétant, aux rues grouillantes où se croisent misère et opulence, et que l’auteur fait revivre d’une plume colorée, se tisse le destin de cette attachante famille, marqué par l’amour et la haine.
[Cette critique a été rédigée par Lydia, auteur du site Livres et manuscrits, que nous vous invitons à découvrir.]
> Alexandre Lasalle est un médecin-apothicaire peu conventionnel : il est à la recherche de l’or potable et, qui plus est, il est protestant. Autant de points négatifs dans ce siècle où les huguenots ne sont pas les bienvenus. Avec Gabrielle, sa femme, il aura deux fils : Martin, l’aîné et Paul, le petit dernier, qui souffrira toujours de ne pas être aimé comme son aîné. Inconsciemment ou non, Alexandre l’accuse d’être celui qui a provoqué la mort de sa Gabrielle chérie. Ceci dit, Alexandre avait beau aimer sa femme, il lui avait été tout de même infidèle avec la marquise Anne de La Peyrrière, belle en diable. Gabrielle l’avait deviné et, à la naissance de son dernier fils, s’était laissée mourir.