Category Archives: Editions des Syrtes

« La Russie contre Napoléon, la bataille pour l’Europe (1807-1814) », de Dominic Lieven

La Russie contre Napoléon

> Le livre : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l’Europe (1807-1814), de Dominic Lieven, Editions des Syrtes, 612 pages, 28 €.

> Présentation : Le livre de l’historien anglais d’origine russe Dominic Lieven répond à un double objectif. L’auteur nous propose en effet une analyse thématique de haut vol du rôle éminent joué par la Russie comme « grande puissance » dans sa lutte contre Napoléon, mais il en profite pour nous offrir également un récit chronologique, épique et enlevé, des événements militaires et diplomatiques des années 1807 à 1814, c’est-à-dire de l’alliance franco-russe à Tilsit à la chute de l’Empire français, en s’attardant bien entendu plus longuement sur la dramatique campagne de Russie de 1812.

[Cette critique a été rédigée par Frédéric Bey, dont vous pouvez retrouver les notes de lectures sur le site Jours de gloire que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Partant du constat que les sources russes ont systématiquement été sous exploitées par les historiens aux profits des sources françaises, prussiennes ou autrichiennes, l’auteur se propose de nous en faire profiter.

« Aux sources de l’émigration russe blanche, Gallipoli, Lemnos, Bizerte (1920-1921) », de Nicolas Ross

Aux sources de l'émigration russe blanche

> Le livre : Aux sources de l’émigration russe blanche, Gallipoli, Lemnos, Bizerte (1920-1921), de Nicolas Ross, éditions des Syrtes, 190 pages, 25 €.

> Présentation: Au fil des pages de son livre, Nicolas Ross nous entraine des combats de la guerre civile, dans le sud de la Russie, à la vie difficile dans les camps de refugiés offerts par les Alliés aux blancs vaincus, pour nous conduire jusqu’au cimetière russe blanc de Sainte-Geneviève-des-Bois. Le propos de l’auteur est autant d’évoquer le destin singulier des soldats blancs que la nature et les fruits, en France notamment, de leur émigration.

[Cette critique a été rédigée par Frédéric Bey, dont vous pouvez retrouver les notes de lectures sur le site Jours de gloire que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Le point de départ de l’ouvrage de Nicolas Ross est la genèse de l’Armée des Volontaires, puis le récit des campagnes dans le sud de la Russie et en Crimée, entre 1918 et 1929, pour tenter de renverser le régime révolutionnaire soviétique désormais au pouvoir à Moscou. Ces troupes, conduites notamment par Alexeïev, Denikine, Koutiepov, Drozdovski ou Markov prennent en 1920, après leur défaite, les chemins de l’exil sous l’autorité suprême de Wrangel. Ce dernier n’a de cesse de préserver leur existence en tant qu’armée organisée, afin de pouvoir reprendre la lutte dès que les circonstances le permettront.

« Journal (1918-1920) », de Nelly Ptachkina

Ptachkina

> Le livre : Journal (1918-1920), de Nelly Ptachkina, éditions des Syrtes, 267 pages, 23 €.

> Présentation : 25 juillet 1920, Nelly Ptachkina tombait dans la cascade du Dard, au pied du Mont-Blanc. Elle avait dix-sept ans et laissait un journal, édité ensuite par sa mère, dans les années 1920. Joseph Kessel en publia des extraits dans ses Souvenirs d’un commissaire rouge. Le Journal (1918-1920) recouvre la chronologie de la guerre civile depuis son déclenchement jusqu’aux débuts des conflits russo-polonais, lesquels entraîneront la guerre soviéto-polonaise. Mue essentiellement par la nécessité d’une introspection liée à la construction de sa personne, Nelly utilise ses notes pour rédiger de véritables « rapports » sur son état intérieur face à ces complexes bouleversements historiques.

[Cette critique a été rédigée par Catherine, auteur du blog La culture se partage, que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Nelly Ptachkina est une jeune fille russe qui découvre ce que toute adolescente découvre : son corps, les premiers émois, la littérature (la vie intérieure), le théâtre et les premiers bals (la vie mondaine). Elle pense à l’amour, au mariage, à l’idéal féminin, elle a même des idées avant-gardistes sur l’éducation des enfants et le travail des femmes (est-ce dû à ses lectures ?). Elle ne manque pas de projets : elle souhaite étudier le Droit, les Lettres et l’Histoire à l’Université puis voyager dans le monde et enfin travailler pour « défendre les faibles et les opprimés » (page 107). Mais elle vit dans une Russie en plein bouleversement (fin des années 1910-début des années 1920, après-guerre, bolchevisme).