Category Archives: Editions de la rue nantaise

« La Valse des Matadors », de Natalia Fintzel-Romanova

La Valse des Matadors

> Le livre : La Valse des Matadors, de Natalia Fintzel-Romanova, Editions de la rue nantaise, 74 pages, 12 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Au sein d’une troupe de bras cassés, il y la metteure en scène (un peu débordée), la jeune première (ambitieuse et sollicitée), une actrice comique (qui ne fait rire qu’elle), une diva (aux méthodes de travail pleines de panache), et un comédien (à cheval sur ses principes). Ensemble, ils préparent un spectacle. Mais à coup sûr, en comparaison de la pièce fadasse et réchauffée qu’ils comptent jouer devant le public, les trames qu’ils tissent dans l’intimité des coulisses sont indubitablement plus colorées.

[Cette critique a été rédigée par Miss Babooshka, auteure du blogue  You’re flesh & blood, but what’s underneath ? que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Pièce en trois actes, tous plus savoureux les uns que les autres. On découvre avec un plaisir non dissimulé l’envers du décor, ces coulisses habituées à l’obscurité, ici sous les feux des projecteurs : coup bas, rivalités, jalousie, tract, répétitions farfelues,  doutes existentiels, histoire de famille, histoire de cœur, secrets, confidences, disputes …

« Une bière à Firenzuola et autres nouvelles », de Maurice Le Rouzic

Une bière à Firenzuola et autres nouvelles

> Le livre: Une bière à Firenzuola et autres nouvelles,  de Maurice Le Rouzic, éditions de la rue nantaise , 158 pages, 14 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation: Une bière à Firenzuola est le premier recueil du Maurice Le Rouzic. Les nouvelles qui le composent parlent du monde et des gens qui y vivent. On y croise un pianiste sans piano, un amoureux qui broie du noir sur une frontière verte, un peintre à la recherche de ses couleurs perdues, un trompettiste assassin qui a purgé sa peine, un très vieux violoniste qui n’a pas fini d’écluser la sienne.

[Cette critique a été réalisée par Rose, du blog Dans ma bibliothèque que nous vous invitons à découvrir]

 

> J’aime les recueils de nouvelles, pour leur faculté à nous transporter en quelques pages dans une histoire et la possibilité de lecture entrecoupée. Ce livre remplit bien cette mission. Il est constitué de 2 recueils de 9 nouvelles chacun : Une bière à Firenzuola, dont le thème principal est le voyage et Chiffres où les chiffres (comme on pourrait s’en douter) ont une place à part entière.

« Léopold », de Michelle Brieuc

Léopold, Michelle Brieuc

> Le Livre : Léopold, de Michelle Brieuc, éditions  de la rue nantaise, 141 pages, 15 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Léopold vient de mourir. De se supprimer par abus de médicaments. Mais il espérait une mort paisible. Or, il débarque – ou plutôt son âme, son esprit – dans un espace ouateux dans lequel il est accueilli par une sorte d’ectoplasme barbu qui lui dit qu’il n’est pas encore prêt d’être libéré. Pour atteindre la vraie mort, il devra subir des épreuves.

[Cette critique a été réalisé par Yv du blog lyvres que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce livre qui débute sous les meilleurs auspices – pas hospices, bien que Léopold soit un enfant abandonné – tourne vite à l’exercice de style. Purement. Mais malheureusement, seulement. Quelle belle écriture ! Travaillée, riche. Du vocabulaire, des tournures de phrases rares et recherchées.  

« Air conditionné », de Paul Guimont et Serge Travers

air conditionné

> Le livre : Air conditionné, de Paul Guimont et Serge Travers, éditions de la rue nantaise, 90 pages, 12 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Air conditionné, la comédie des temps chauds, est une pièce de théâtre en 12 scènes. Dans un futur proche, nous suivons la journée d’une famille qui survit dans un monde appelé à disparaitre.

[Cette critique a été rédigée par Enthymeme, dont vous pouvez retrouver l'ensemble des critiques sur Libfly.com]

 

> Air conditionné est une œuvre au grand mérite, réjouissante sur bien des points. D’abord, il est remarquable de noter que la pièce est écrite pour être jouée avant tout. Ainsi, les auteurs ont eu l’habilité d’écrire un style de scène parlé, simple et immédiatement compréhensif, sans pour autant tomber dans la cacographie malheureusement privilégiée et très à la mode dans la littérature du spectacle ces derniers temps.

« Des cons et consorts », de Emmanuel Glais

Des cons et consorts

> Le livre : Des cons et consorts, de Emmanuel Glais, éditions de la rue nantaise, 159 pages, 14 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Etudiant à Rennes, Jonathan est d’humeur boudeuse. Les cours l’ennuient. Les filles le trompent ou le snobent. Sa famille s’éloigne de lui, et lui ne fait rien pour s’en rapprocher… A quel saint se vouer ?

[Cette critique a été rédigée par Dan29000, auteur du blog Danactu-resistance que nous vous invitons à découvrir.]

 

>Il faut parfois être de parti pris. Les premiers romans d’auteurs inconnus sont parfois plus intéressants, en cette nouvelle rentrée littéraire, que les nouvelles productions souvent formatées des stars littéraires qui vont s’empiler sur les tables de nos librairies.

Certes, écrire régulièrement des articles sur des premiers romans est un risque. Une sorte de loterie pourrait-on dire. « Des cons et consorts » devrait plaire à un large public, si…

Oui, il y a un si…

« Le château de Montgueux ou le secret éventé », de Katia Verba – 2

Le château de Montgueux

> Le livre : Le château de Montgueux ou le secret éventé de  Katia Verba, éditions de la rue nantaise, 68 pages, 12 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Automne 1928, Champagne… Au château de Montgueux, vivent la comtesse Constance et son mari Louis, entourés de leur fidèle intendante, Réjane. Couple sans enfant, le comte est volage et la comtesse ne cesse de penser à leur petite fille adoptée, Fleur, qui a été assassinée le jour de ses neufs ans. Quand arrive un jour une lettre menaçant de révéler un secret sur les habitants du château…

[Cette critique a été rédigée par Lydia, et publiée le 21/07/2011 sur le site  Livres et manuscrits]

 

> Parce qu’il est des livres qui sont un véritable rayon de soleil… Un petit bijou dans ce monde littéraire où sévissent bon nombre d’écrivains « commerciaux » (non, je ne nommerai personne. De toutes façons, tous ceux qui me connaissent savent déjà de qui je veux parler)… Je tenais à vous parler de cette pépite qu’est la pièce de théâtre de Katia Verba, Le château de Montgueux ou le secret éventé.

« L’île des valeureux & autres nouvelles » de Barbara Busquet, Pierre-Olivier Caussarieu, Armandine Chasle, Cyrille Cléran, Arnaud Génois, Nicolas Maier et Michèle Souchet-Gavel

L’île des valeureux & autres nouvelles

> Le livre : L’île des valeureux & autres nouvelles de  Barbara Busquet, Pierre-Olivier Caussarieu, Armandine Chasle, Cyrille Cléran, Arnaud Génois, Nicolas Maier, et Michèle Souchet-Gavel,  éditions de la rue nantaise, 130 pages, 15 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation: Barbara Busquet, Pierre-Olivier Caussarieu, Armandine Chasle, Cyrille Cléran, Arnaud Génois, Nicolas Maier et Michèle Souchet-Gavel sont ici réunis dans une anthologie de nouvelles très éloignées des thématiques à la mode, telles que le taux de croissance, le prix des matières premières, l’insécurité des banlieues, la xénophobie rampante, les frontières de l’Europe ou l’élection d’une énième nouvelle star. Dans ce recueil, il sera plutôt question de la mort, du deuil, de l’espoir, des temps passés et à venir, de la tristesse et de le métaphysique des libellules.

[Cette critique a été rédigée par Verobleue, dont vous pouvez retrouver l'ensemble des critique sur Babelio]

 

> Je suis sur la plage, ciel couvert mais température estivale. Encore ce format cahier d’écolier que j’affectionne. Cette fois-ci, le livre est ouvert par hasard, lecture aléatoire.

Je commence par « Voilà la maison que j’ai trouvé pour toi » de Michèle Souchet-Gavel. Triste, mais j’ai adoré ! A peine une page et demie, une vraie nouvelle, courte, qui exprime en si peu de mots tant de sentiments. J’ai été scotchée par la justesse des termes et  par la véracité des perceptions.

« Le château de Montgueux ou le secret éventé », de Katia Verba

Le château de Montgueux

> Le livre : Le château de Montgueux ou le secret éventé de  Katia Verba, éditions de la rue nantaise, 68 pages, 12 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Automne 1928, Champagne… Au château de Montgueux, vivent la comtesse Constance et son mari Louis, entourés de leur fidèle intendante, Réjane. Couple sans enfant, le comte est volage et la comtesse ne cesse de penser à leur petite fille adoptée, Fleur, qui a été assassinée le jour de ses neufs ans. Quand arrive un jour une lettre menaçant de révéler un secret sur les habitants du château…

[Cette critique a été rédigée par Séverine du blog Les Chroniques assidues que nous vous invitons à découvrir]

 

> Le château de Montgueux ou le secret éventé se présente comme une comédie dramatique en deux actes . Totalement en huis-clos, l’action se situe intégralement dans les salles du château, dont on sait qu’il est entouré de vignes appartenant à la comtesse. Cinq personnages se donnent la réplique : Constance la comtesse, Louis le comte, Réjane l’intendante, Agathe, baronne et amie du couple et Blanche, la bonne. Ces personnages, hauts en couleur, sont tous intéressants, en particulier l’intelligente et humble Réjane, qui conduit véritablement la pièce.

« Manoir sous haute tension sur l’île de Man », de Katia Verba

Manoir sous haute tension sur l'île de Man

> Le livre : Manoir sous haute tension sur l’île de Man, de Katia Verba, Éditions de la rue nantaise, 80 pages, 12 €, en vente directement sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Revenir sur les lieux du crime est un jeu risqué, mais encore faut-il prouver que crime il y eut. Kathleen et Marnie sont sœurs. En revenant là où Paul, l’époux de Kathleen, a disparu mystérieusement un an plus tôt, ne risquent-elles pas de tenter le diable ? Car les deux sœurs, sous leurs airs respectables, cachent des secrets qui le sont peut-être un peu moins.

[Cette critique a été rédigée par Lydia, auteur du site  Livres et manuscrits, dont vous pouvez découvrir le portrait sur ce site.]

 

> Cette pièce de théâtre annonce de sérieuses références : le clin-d’œil au maître incontesté du cinéma à suspens, Alfred Hitchcock est facilement décelable. Le titre rappelle le film muet  L’Homme de l’île de Man, dans lequel on retrouve, par ailleurs, le prénom de l’un des personnages, Kate. Quant à sa sœur, Marnie, elle évoque bien sûr le célèbre Pas de printemps pour Marnie. Psychose est également évoqué dès le début de la pièce. Quant à l’objet du décor indispensable, la cage à oiseaux, vous voyez de suite à quoi il est fait mention. Ces allusions sont tout à fait pertinentes dans une pièce policière. Et la comparaison avec le célèbre réalisateur et scénariste ne s’arrête pas là car cette pièce est digne de lui.

« La face cachée du soleil », de François Aussanaire

La face cachée du soleil

> Le livre: La face cachée du soleil, de François Aussanaire,  éditions de la rue nantaise, 82 pages, 12 €, en vente directement sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Recueil de nouvelles noires. Avec un goût sûr pour la psychologie, François Aussenaire nous embarque à sa suite dans des drames tragiques ou ridicules. La cruauté des uns y côtoie la crétinerie des autres. Assassinats, suicides, accidents idiots, vengeances, noyades, chutes, La face cachée du soleil répertorie quelques façons de quitter la scène. Chacun élira sa préférée…

[Cette critique a été rédigée par Eric, auteur du blog Ecriture et Lecture que nous vous invitons à découvrir]

 

> Le genre de la nouvelle demeure, par nature, propice à une narration directe, sans fioritures, et François Aussanaire s’y adonne avec joie – on le ressent à la lecture de ses récits.Le style est concis, direct, avec un style variant en fonction des personnages (« je n’ai peut-être que 5 ans, mais je ne suis pas complètement idiote ») .