Category Archives: Don Quichotte éditions

« Drogues store », de Arnaud Aubron

Drogues store

> Le livre : Drogues Store : Dictionnaire rock, historique et politique des drogues, de Arnaud Aubron, Editions Don Quichotte, 400 pages, 19.90 €.

> Présentation : Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’État français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ? Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… Les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés. Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.

[Cette critique a été rédigée par Petite Fleur, auteur du blogue Nourritures terrestres et nourritures spirituelles que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Classées par ordre alphabétique, chaque entrée propose un focus sur des plantes, des procédés, des lieux ou des personnes, tous liés au monde de la drogue, au sens large. Bienvenue dans la planète drogue ! Au fur et à mesure d’anecdotes, on apprend le rôle du trafic de drogues dans certains conflits militaires, la position ambiguë de certains candidats à l’élection présidentielle (voir François Hollande).

« Finissons en! Faits et gestes de la présidence Sarkozy (vol. 2) », par la rédaction de Médiapart

Finissons-en !

> Le livre : Finissons-en ! Faits et gestes de la présidence Sarkozy vol 2, par la rédaction de Médiapart, Editions Don Quichotte, 402 pages, 19,90 €.

> Présentation : Une présidence entachée par les affaires politico-financières : l’affaire Bettencourt (évasion fiscale, dons illicites aux politiques) ou l’affaire Lagarde/Tapie (une justice qui s’efface pour permettre à l’homme d’affaires d’empocher plus de 400 millions d’euros). Une présidence entachée par les scandales de ses ministres : les conflits d’intérêts d’Éric Woerth, les condamnations pour racisme de Brice Hortefeux, les libertés prises avec l’argent public par Alain Joyandet et Christian Blanc… Une présidence qui a révélé sa vraie nature idéologique avec l’indécent débat sur l’identité nationale, suivi de l’ignoble discours de Grenoble stigmatisant les Roms et les Français d’origine étrangère. Autant d’indignants épisodes qui ne doivent pas cacher la faillite économique du pays : la dette abyssale de la France n’est pas la conséquence de la crise financière, mais bien plus le fruit d’une politique de gaspillage engendrée par le bouclier fiscal, la multiplication des niches et autres abaissements d’impôts.

[Cette critique a été rédigée par Marc Anciel, auteur du Tu t’es vu quand t’as lu ? que nous vous invitons à découvrir.]

 

> J’avais un peu sous-estimé le pavé. Pourtant un bouquin sur les méfaits de la présidence Sarkozy, j’aurais dû le voir venir, même si ça ne couvre que les années 2009 à 2012, c’était évident qu’il allait y avoir du dossier. Du coup je suis franchement en retard pour rendre ma copie aux Agents littéraires.

« Au pays des kangourous », de Gilles Paris

Au pays des kangourous

> Le livre : Au pays des kangourous, de Gilles Paris, éditions Don Quichotte, 250 pages, 18 €.

> Présentation : Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide.

[Cette critique a été rédigée par Myriam Veisse, auteur du blog de Mimi que nous vous invitons à découvrir]

 

>   »Les grandes personnes sont difficiles à comprendre » ; « Elles sont parfois gentilles, et parfois non. Elles sont faites de tas de petits morceaux que je n’arrive pas à relier les uns aux autres. » Il n’a que neuf ans, mais il a déjà la réflexion d’une grande personne qui a gardé sa fraicheur d’enfant. Simon est un bambin comme les autres il aime jouer avec sa console Nintendo, a un papa, une maman, une grand-mère fantasque qui s’adresse aux esprits, ne manque de rien… enfin, presque rien. S’il est proche de son papa, écrivain, sa maman en revanche est plus préoccupée par sa vie professionnelle au pays des kangourous…

« Les Dolce – La route des magiciens », de Frédéric Petitjean

Les Dolce

> Le livre : Les Dolce, Tome 1 : La Route des magiciens de Frédéric Petitjean, Don Quichotte éditions, 536 pages, 19.90€.

> Le pitch : New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas-de-gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette. Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des
siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde. Cinq exactement. Une famille : les Dolce. Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn.

[Cette critique a été rédigée par Arlavor, auteur du blogue de Arlavor le Rouge que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Les Dolce sont la dernière famille de magiciens existante et ils sont traqués par des sorciers, les obligeants à être discrets, à ne pas se faire vraiment des amis et à des déménager assez souvent. Mais ces contraintes pèsent sur Leamedia, la plus jeune de la famille qui se rebelle en ne voulant devenir une magicienne mais être une jeune fille normale, provoquant des événements désastreux.

Quand j’ai ouvert ce roman, je ne m’attendais pas être autant aspirée par cette histoire. On s’attache très vite aux nombreux personnages, notamment aux deux enfants de la famille Dolce et les pages filent sans qu’on s’en rende compte.

« Hold-up », de Jean-Claude Kella

Hold-up

> Le livre: Hold-up,de Jean-Claude Kella, éditions Don Quichotte, 237 pages, 16.90 €.

> Présentation: Toulon, décembre 1992. Il y a Manu, l’homme sans histoire, qu’un groupe d’individus contraint un jour de participer à un casse d’envergure. Pourquoi lui ? Parce qu’il est vigile à la banque de France. Et puis il y a Marc, le cerveau du hold-up, qui a monté l’opération et la dirige de l’extérieur, mais nourrit depuis le début le sentiment qu’elle va mal tourner. Hold-up est le récit d’une machine infernale.

[Cette critique a été rédigée par Véro, auteure du blog de 1001-et-1 livraisons que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Commençons par le commencement. Jean-Claude Kella, dit « Le Diable » est un ex-truand ayant appartenu à la French Connection. Hold-Up se base sur des faits véridiques, à savoir le casse de la France à Toulon perpétué en décembre 1992 et au cours duquel plus de 150 millions de francs auraient été volés.

« Le dernier procès », de Nicolas Bourcier

Le dernier procès

> Le livre : Le Dernier Procès, de Nicolas Bourcier, Editions Don Quichotte, 296 pages, 18 €.

> Présentation: Iwan Demjanjuk est soldat dans l’armée rouge lorsqu’il est capturé par les Allemands au cours de la seconde guerre mondiale. Etait-il un « trawniki », ces gardiens de camps recrutés par les Nazis parmi les prisonniers de guerre soviétiques ? Le 12 mai 2011, le tribunal de Munich a jugé John/Iwan Demjanjuk, 91 ans, coupable de complicité dans l’extermination des crimes de 28060 Juifs en tant que gardien du camp de Sobibor. Sans doute était-ce le dernier procès des crimes de guerre nazis.

[Cette critique a été rédigée par : Littérature et Chocolat  auteur du blog  Littérature et Chocolat que nous vous invitons à consulter.]

 

> Un des grands procès nazis s’est clôturé cette année dans une relative indifférence face à une actualité internationale mouvementée. Nicolas Bourcier fait le récit de 35 ans de traque et de procédures ayant abouti à ce qui sera certainement la dernière condamnation d’un criminel de la seconde guerre mondiale.

« Léviathan – La chute », de Lionel Davoust

Léviathan - La chute

> Le livre : Léviathan, tome 1 – La chute, de Lionel Davoust, éditions Don Quichotte, 396 pages, 19.90 €.

> Présentation: 1984, au large des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître dans la tourmente. 2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d’un petit garçon, nourrit à l’égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l’appréhension et la culpabilité d’abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l’Antarctique. Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l’inquiétude au sein d’une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs supérieurs aux capacités humaines. U

[Cette critique a été rédigée par Astyala sur le livre ouvert que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Je dois dire que lorsque j’ai reçu le livre, sa couverture m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de le commencer sur le champ.

L’ouvrage commence par un prologue bien énigmatique, alléchant. Il est évident que la première page tournée, on ne peut que tourner la suivante.

« Cinq Cubains à Miami », de Maurice Lemoine

Cinq Cubains à Miami

> Le livre: Cinq Cubains à Miami, de Maurice Lemoine, Don Quichotte éditions, 1048 pages, 24 €.

> Présentation: Le 12 septembre 1998, un détachement de policiers américains digne de l’ébouriffante démesure dont sait faire preuve le pays est envoyé pour arrêter cinq Cubains. Ils sont en fait des agents du régime castriste envoyés à Miami infiltrer les réseaux locaux des « traitres à la révolution ». Accusés d’espionnage par les Etats-Unis, leur procès inique sera le prétexte à assoir la fierté benoîte des services fédéraux américains.

[Cette critique a été rédigée par Frédéric Javelas, auteur du blog Madamedub que nous vous invitons à consulter.]

 

> Il faut commencer pour évoquer cet ouvrage par envisager la personnalité – supposée – de son auteur (Maurice Lemoine est l’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique) mais également la richesse de sa documentation. Car se taille ici le maître argument en faveur de ce roman : l’intelligence avec laquelle son auteur parvient à mêler une documentation extrême à une fiction astucieuse et brillamment ciselée. Rapidement s’installe un climat où on ne parvient plus clairement à déterminer si le roman sert de prétexte au document ou l’inverse, et c’est cette ambivalence qui rend en fait un roman intéressant (et le rend digeste soyons franc).